HIer soir avait lieu la première réunion de section PS dirigée par Anaëlle Ramos et Simon Blin. Ils m'ont demandé de revenir sur le parcours d'Edouard Balladur.
Un sujet intéressant car il représente les problèmes systémiques de nos institutions. La période de deuil étant passée, on a le droit d'être honnête.
Quelles leçons tirer des guerres actuelles — en Ukraine, au Proche et au Moyen-Orient — et surtout, comment éviter la naissance d’un prochain conflit de haute intensité ne se déroule en Asie ?
J'aurai le plaisir d'animer la table ronde au Campus du Parti Socialiste le vendredi 28 août de 15h45 à 17h15 à Blois sur le sujet:
**" Quelles leçons tirer des guerres actuelles en Ukraine, au Proche et Moyen-Orient, et comment éviter le prochain conflit d'intensité en Asie" **
Vingt-quatre prévenus condamnés pour détournement de fonds et un parti sanctionné comme personne morale : mise au point sur ce que la cassation a jugé, et sur ce qu'elle n'efface pas.
Le 8 mai ne commémore pas une suspension des hostilités mais une capitulation militaire sans condition, voulue pour fermer toute porte de négociation avec l'Allemagne nazie. Une leçon d'histoire aux échos très actuels.
Le calendrier de la consultation militante, jusqu'au vote du 25 juin 2026, et des extraits du volet international : soutien à l'Ukraine, solution à deux États en Israël-Palestine, renforcement de la justice internationale.
Retour sur le premier tour de 2002 : plus de 23 % des voix de gauche dispersées entre sept candidatures. Une division qui, bien plus qu'un homme, explique la défaite — et dont l'écho porte jusqu'à 2027.
Faux comptes, vidéos diffamatoires, alliances de circonstance : un tour d'horizon des partis au lendemain du scrutin, de la stratégie de LR à la normalisation du RN, en passant par le glissement du Modem et du centre.
Le nombre d'écoles publiques est passé de 60 059 en 1985 à 42 443 en 2025, soit 17 616 fermetures en quarante ans. Un engrenage qui accompagne et accélère le déclassement de régions entières.
Un outil pour repérer les espaces insécables et deviner si un texte a été écrit par une intelligence artificielle. De quoi éviter d'y perdre son temps — et d'en croire les chiffres inventés.
La venue de Bruno Retailleau à Blois pour soutenir la liste d'alliance entre macronistes et Républicains sert de point de départ à un examen critique de ses déclarations sur l'État de droit, l'immigration et l'insécurité.
Un forum du Parti Socialiste organisé à Paris par le Cercle International autour du thème « Face aux impérialismes, un nouveau modèle de développement » : décolonisation, place de l'Europe et réduction des inégalités.
Vous avez identifié Bohdan Ferens, Morgan Bougeard et Chiara Pannunzio Encore un grand merci à Morgan Bougeard pour son aide précieuse lors de cette rencontre avec la délégation ukrainienne au PSE
La vraie question n'est pas de savoir si la censure aura lieu, mais quand. Un scénario en plusieurs temps : budget remanié à l'Assemblée puis droitisé au Sénat, chute en décembre, dissolution et élections en janvier.
L'assassinat d'une élue démocrate en juin 2025 est passé presque inaperçu, quand un autre meurtre sert aujourd'hui à mettre la gauche en accusation. Plaidoyer pour une condamnation de la violence politique d'où qu'elle vienne.
Quatre scénarios passés en revue après la chute du gouvernement, chiffres des groupes parlementaires à l'appui : dissolution, gouvernement socialiste, gauche modérée, droite dure. Aucun ne dessine d'issue rassurante.
Une ville apaisée, où la nature a retrouvé sa place et l'offre culturelle est exceptionnelle — telle qu'on la trouve quand on y va vraiment. On gagne souvent à éteindre sa télé.
La censure votée en octobre et des élections anticipées qui percutent le calendrier des municipales ; ou le RN qui s'abstient et un gouvernement qui tient en lui donnant des gages ; ou des émeutes et un état d'urgence ; ou une gauche qui cesse ses querelles et propose un programme clair avec un partage équitable du fardeau. À vous de deviner.
La carte d'un géologue montre les lits successifs du fleuve au fil de l'histoire, et l'étendue d'un lit majeur qui reste toujours potentiellement inondable. Le débordement de la Guadalupe au Texas — huit mètres en quarante-cinq minutes — rappelle qu'il ne faut pas amputer le budget des sciences de l'environnement. La gestion du risque, c'est aussi avoir de la mémoire.
Plutôt que d'ajouter un hommage à Olivier Marleix, le citer : sur les villages rasés, les enfants déportés, et le devoir de soutien sans faille au peuple ukrainien. Que ceux qui le pleurent en tiennent compte.
Deux départements de plus rejoignent la liste, où l'Hérault et le Gard figurent le plus souvent. Météo France annonce des minimales de 20 à 24 °C, des maximales de 36 à 40 °C et des pointes à 41 °C mardi, journée la plus chaude de l'épisode, avant un rafraîchissement en fin de semaine.
Congrès de Nancy : trois textes d'orientation réunis dans une même fédération, et de longs échanges avec les délégations étrangères — RDC, Ukraine, Géorgie, Palestine, Turquie, Kurdistan.
Accueil des délégations internationales au 81e congrès du Parti socialiste : 43 délégations présentes. un moment de partage chaleureux, et un moment grave où le monde a plus que jamais besoin d'un retour à l'état de droit et d'une réelle solidarité envers ceux qui luttent contre les autoritarismes.
J'espère que cette dramatique histoire fera mieux connaître l'hyperacousie. À la sortie de l'hôpital, on se retrouve souvent bien isolé, sans solution pour continuer de vivre le plus normalement possible. Il aurait fallu que cette personne sache qu'on s'y habitue, même quand elle paraît insurmontable au départ.
Le RGPD exige un consentement explicite, libre, spécifique et univoque : cocher une case pour accepter, et non en décocher une pour refuser. Meta demande ici l'inverse — un formulaire à remplir pour manifester son désaccord sur l'usage des données par son IA. Vous avez jusqu'à demain.
Les commentaires haineux montrent que cette marche est nécessaire : elle disparaîtra quand disparaîtra la bêtise crasse de ces gens. On risque donc de devoir marcher encore longtemps. Vivre dans un pays libre, c'est permettre à chacun d'être libre.
Drapeaux arrachés, coups de pied et de poing, pétards lancés, un camarade traîné au sol et un élu blessé, jusqu'à l'arrivée de la police. Cette attaque est indigne : ces gens sont des ennemis de la démocratie et du progrès social, aussi nuisibles que leurs confrères d'extrême droite.
Il y a la pauvreté de naissance et celle qu'apporte un accident de la vie — chômage, maladie, handicap — et l'on peut cumuler jusqu'à une pauvreté inextricable dont on sera jugé seul responsable. C'est la beauté d'une société fondée sur le mythe du mérite : le regard des autres se colore de mépris ou de pitié là où l'on voudrait de la solidarité.
Le 4 pluviôse an III, la flotte hollandaise prise par les glaces au Helder : cinq vaisseaux de ligne, trois frégates, six corvettes, huit cent cinquante canons. Ça ne sert à rien de le savoir — c'est pour ça qu'il était indispensable de le partager.
L'affaire précédente a terminé son parcours judiciaire, cassation comprise. L'appel arrivera vite, malgré une décennie de manœuvres dilatoires, et le résultat sera le même si la défense reste aussi stupide. Le seul moyen de sauver cette candidature serait de faire changer la loi — favoriser la corruption n'a jamais été un bon calcul, quel que soit le camp.
Extraits du jugement dans le procès des assistants parlementaires, y compris les échanges internes de l'époque. Les élus ne bénéficient d'aucune immunité en cas de violation de la loi pénale, et laisser les urnes trancher reviendrait à revendiquer un privilège contraire à l'égalité devant la loi.
Le problème n'est pas l'âge de la retraite : c'est que le Premier ministre a décidé de ce conclave, en a fixé les règles, et les bafoue avant même la fin des échanges. Le tout pour une loi qui n'aura jamais eu de majorité au Parlement.
La France s'honore de commémorer Oradour ; elle a aussi massacré des villages entiers en Algérie à partir de 1830. Nier l'un ou l'autre, c'est du négationnisme, l'inverse de l'histoire. Ce qui grandit un pays, c'est de savoir se regarder en face, dans ses bons aspects comme dans les plus sombres.
Point par point sur C8 : cent cinq salariés et non quatre cents, une chaîne déficitaire, une licence TNT non reconduite — et qui appartient à l'État, pas à la chaîne — après une trentaine de condamnations pour non-respect du cahier des charges. NRJ12 part aussi, mais là tout le monde s'en fout.
Un anniversaire particulier, partagé avec ma sœur, née le même jour à cinq ans d'écart. Les trente dernières années sont passées vite, et mon reflet sait me rappeler que je n'ai plus vingt ans. J'ai la chance d'en être et de voir mes enfants grandir — il y a peu, ce n'était pas évident. L'essentiel est à côté de nous.
Après plus de deux ans de lutte, Aline a dû rendre les armes. Trente ans d'amitié, des adieux rendus possibles par des gens qui ne me devaient rien, et un merci au personnel soignant de l'hôpital Gauducheau.
Certainement pas son film le plus connu, mais celui qui me touche : il évoque un tabou encore trop présent, qui nous touche tous de près, voire tout près. L'occasion d'une pensée pour ceux que j'ai perdus, ceux qui ont gagné, ceux qui se battent.
Ne pas voter la censure rendrait notre position illisible aux yeux des Français et de toute la gauche. Demander un rapport à la Cour des comptes pour attendre ensuite une conférence sociale, c'est vouloir gagner du temps — et pendant ce temps, pas de suspension. Poliment, une diversion.
Vœux pour 2025. Les Syriens se sont libérés d'Assad en 2024 ; on peut espérer autant pour les peuples russe, chinois, algérien ou géorgien. Et plus prosaïquement, d'être épargné par la souffrance.
Un premier ministre issu d'un parti qui compte encore moins de députés que le précédent, sortant d'un commissariat au plan délocalisé à Pau. Pourquoi je m'y oppose ? On va dire que je suis borné.
Un appel lancé avec des camarades d'une trentaine de fédérations : faciliter la mobilité des citoyens ruraux, aider ceux qui se sentent assignés à résidence, sortir du surendettement et de la précarité, mieux prévenir les souffrances au travail. Nous refusons que la résignation soit la seule perspective.
La macronie a perdu, LR ne peut pas avoir de majorité. Un gouvernement technique minimal ne peut se faire que derrière la gauche, pour assurer la survie des institutions. Plus on est nombreux à gauche, plus on pèse — mais on n'est pas là pour appliquer le programme macroniste ni celui de LR.
Le timing et la méthode laissaient de quoi faire mieux, et utiliser un tel thème pour faire le buzz est moche. Sur le fond, c'est la loi de 2014 qui a sorti l'apologie du terrorisme de la loi de 1881 pour l'insérer au code pénal — et le texte proposé oublie de l'y rétablir tout en mettant en avant le 7 octobre.
Un message salutaire dans cette période. Le président a fait de bons choix dans les panthéonisations de son mandat : c'est bien un des rares domaines où je n'aurai pas de reproche à lui faire.
« J'ai des petits-enfants, je veux qu'ils n'aient plus la honte de le porter. Qu'ils soient fiers de leur grand-mère. » On se souviendra de Mme Pelicot ; on se souviendra moins de M. Pelicot.
Les mêmes qui trouvent la justice trop laxiste la jugent trop sévère quand ce sont des politiques qui se font pincer. En tant qu'enseignant je n'ai pas le droit d'avoir un casier judiciaire, mais je pourrais en avoir un en tant que député. Où est la logique ?
Un cycliste tué à Paris devant sa fille de dix-sept ans, après une altercation. Certains automobilistes ont un comportement maladif. Il sera condamné pour meurtre, sa vie est foutue et celle de sa fille va se compliquer grandement.
J'ai la chance d'avoir une brigade cynophile à la police municipale de Blois, et ce n'est franchement pas cette image-là que j'aimerais mettre en avant. Plus grave : même mes élèves de seconde distinguent sans problème l'évolution du droit de la garantie de la démocratie par l'État de droit.
Crèches, police municipale, propreté : voilà où le gouvernement veut couper, pour un rendement inférieur à l'équivalent de l'ISF. Alors que les collectivités locales, elles, sont à l'équilibre. L'État ferait mieux de s'appliquer à lui-même la leçon qu'il leur fait.
Soutien au policier municipal blessé. Quand on est contrôlé, on s'arrête : mieux vaut une amende que de risquer une vie. Ici l'amende deviendra de la prison ferme et un procès pour tentative d'homicide.
Il n'a pas été victime d'un accident. Hommage à tous ces employés municipaux qui nous permettent de profiter d'une ville propre et agréable. J'espère que son agresseur sera arrêté, jugé et condamné avec sévérité.
La force politique arrivée en tête aurait dû être appelée à former un gouvernement ; le président en a décidé autrement en refusant de nommer Lucie Castets. Le Bureau national ne participera à aucun gouvernement qui ne serait pas du Nouveau Front populaire, et censurera toute prolongation de cette politique.
Sur le papier, une coalition à 425 députés. Retirés les 72 de LFI, il en reste 353. Mais abroger la réforme des retraites lui met à dos le RN, LR et l'ex-majorité ; ne pas l'abroger lui coûte les écologistes et les socialistes. Dans les deux cas, la minorité. On devrait plutôt aller vers un gouvernement technique de dix mois.
Réunion annuelle du cercle international du Parti socialiste, que j'ai la joie d'administrer. Des dizaines de communiqués et de résolutions pour porter une voix humaniste et internationaliste. Une vraie fierté de travailler ensemble.
Des réseaux tenus « à l'instinct », en essayant d'être le plus sincère possible : de l'international au local, du Parti socialiste aux rencontres culturelles. Merci de ne pas m'en avoir tenu rigueur.
Journées de travail à Blois : le maire de Cergy sur le thème de la sécurité, puis François Hollande sur la fracture territoriale et les collectivités locales.
Bravo à ceux qui ont fait cette organisation quasi parfaite, aux sportifs et au public. Un moment de partage commun est bénéfique pour le pays. J'appréhende un peu la suite : le manque de visibilité et de marges de manœuvre pour une action politique forte n'est pas rassurant.
Du 3 au 10 août, neuf équipes s'affrontent pour le titre de champion du Groenland, sur le terrain de Qeqertarsuaq, dans un décor à couper le souffle. Le B67 mène au palmarès avec quatorze titres.
De quoi être légitimement très fier, mais j'ai du mal quand on le dit déjà plus fort que Michael Phelps. Nul besoin de dévaloriser l'un pour glorifier l'autre : pour l'instant, il lui reste encore vingt médailles olympiques à décrocher.
Il voit une chanteuse noire donc une étrangère ; moi je vois une formidable cantatrice. Il ignore que Marianne a été représentée noire dès 1848, et que Jessye Norman a chanté la Marseillaise en 1989 sans que le FN y trouve à redire. Ces patriotes-là n'en sont pas.
Il prépare une coalition avec LR sur un programme très droitier, cherchera des traîtres à gauche et n'en trouvera pas, refusera d'appeler le NFP. Cette majorité regrouperait les partis les plus affaiblis par l'élection. Difficile d'imaginer un pays ne pas s'enflammer après ça.
Un scrutin à deux tours comme pour une présidentielle : enregistrer toutes les candidatures au premier, choisir au second. C'est rapide, c'est simple, c'est juste. Ensuite on forme le gouvernement et on cherche à élargir.
À gauche on réclame à juste titre la victoire, mais il manque une centaine de sièges pour la majorité absolue. Amputer le NFP de LFI ou l'empêcher de s'élargir n'a pas de sens. À droite et au centre, on demande l'infaisable pour s'ériger en recours. Il faudra une coalition large et des concessions.
Le RN rejoint « Patriotes pour l'Europe », le groupe créé par Viktor Orban — et n'a pas voulu l'annoncer avant le second tour, de peur de relancer le soupçon de sympathies prorusses.
De trois cent six à quatre-vingt-quinze : c'est mieux. Restent celles où le désistement n'a pas eu lieu, le plus souvent du fait de LR, parfois de Renaissance et d'Horizons. Ces candidats font un choix irresponsable.
Soixante-seize sièges attribués dès le premier tour, dont trente-sept au RN et trente et un au Nouveau Front populaire. Analyse circonscription par circonscription : l'attirance de cadres LR pour le RN, la ruralité abandonnée à l'extrême droite, et le parti présidentiel en recul presque partout.
Du jamais-vu dans l'histoire de la Commission nationale consultative des droits de l'homme : aucun représentant pour la remise du rapport annuel sur le racisme et l'antisémitisme. On y lit que 54 % des sympathisants RN se disent racistes.
Une projection plus favorable à la gauche, mais le fond ne bouge pas. Le RN ne semble pas pouvoir atteindre la majorité absolue tout en progressant fortement, et le camp présidentiel penche plutôt vers l'extrême droite en ce moment. La diabolisation du front populaire touche à ses limites.
Une campagne où l'on diabolise le Nouveau Front populaire et où l'on normalise l'extrême droite. En regard, le curriculum vitae d'une vingtaine de candidats du Rassemblement national, condamnations comprises.
La carte des circonscriptions où le PS dépasse sa moyenne nationale : une exception blésoise au milieu du gris, un arc atlantique, l'ouest parisien et les DROM. Ailleurs, il faudra batailler dur.
Bilan personnel après l'accord du Front populaire : ce qu'il fallait accepter, ce qui aurait dû être écarté, et pourquoi le Loir-et-Cher se retrouve une fois de plus sans candidat socialiste.
Les règles du jeu, bloc par bloc et pourcentage par pourcentage : pourquoi le seuil des 12,5 % des inscrits, conçu jadis contre le Rassemblement national, se retourne aujourd'hui contre ceux qui l'ont écrit.
Quarante pour cent pour le bloc d'extrême droite aux européennes, un désaveu présidentiel sans précédent, une dissolution. Le cap que le PS et Place publique proposent pour bâtir un front populaire.
Présenter nos actions en faveur de l'inclusion devant le collectif Centre-Val de Loire, qui représente les personnes en situation de handicap, leurs familles et les aidants, et porte leur expression auprès des instances régionales.
Il a fallu cinq ans pour que je dise le mot. Je suis malentendant : cinquante pour cent à gauche, quatre-vingts à droite, des acouphènes et une hyperacousie. Si je l'écris aujourd'hui, c'est que je suis candidat, et que je ne suis pas le seul dans ce cas.
On a beaucoup parlé programme, et de la distinction entre un ennemi — l'extrême droite — et un adversaire, le macronisme qui lui sert de marchepied. Heureux de voir revenir des gens qui avaient quitté le parti.
Bel accueil à Amboise pour la campagne européenne, avec une belle délégation du Loir-et-Cher. Prochain rendez-vous vendredi à Blois avec Emma Rafowicz.
Effroi et stupeur après l'attaque de leur fourgon dans l'Eure. Les agents de la pénitentiaire, trop souvent méprisés, sont un maillon essentiel de la chaîne judiciaire.
On peut ne pas aimer une prestation, voire en être choqué. Cela ne justifie en rien les insultes, les remarques dégradantes et les jugements sur la sexualité d'autrui — qui tombent d'ailleurs sous le coup de la loi.
Le rouge-brun se porte bien, même si le brun fait 40 % et le rouge 5 %. Honte à cette « gauche » qui ne sera jamais la mienne — et à tous ceux qui se croient autorisés à distribuer des brevets de gauche.
Longtemps mal-aimées, les européennes sont aussi les seules à attirer davantage de votants ces dernières années, quand les autres sont négligées. « L'Europe est ce qu'on en fait » — et sans les sociaux-démocrates, deuxième groupe du Parlement, pas de réformes sociales.
Ces voitures ont plus de quarante ans et font partie d'un patrimoine commun, fragile et à protéger. Leur bilan carbone est d'ailleurs exemplaire, leur construction étant amortie depuis longtemps — on est loin de l'obsolescence programmée. Et le trajet devient une balade.
Accueil chaleureux du maire, félicitations à la ville pour son titre de capitale européenne de la culture 2028, déambulation dans le village du festival, scènes ouvertes, et rencontre des professionnels du secteur.
Rencontre en salle comble en Indre-et-Loire, sur la paix en Europe. Kristina pour les pays baltes et la Scandinavie, moi pour l'Ukraine, la Russie et les Balkans. Ce sont des moments précieux.
C'est difficile à vivre pour celui qui perd. Les commentaires diront peut-être le contraire, mais ils se trompent : les réseaux sociaux sont un milieu militant peu représentatif du vote. J'ai vu la même chose se produire en sens inverse, de près.
Le Conseil national a voté l'alliance à 99 %. Les enjeux : la sécurité européenne et le Proche-Orient, le social et le logement, la montée de l'extrême droite, l'environnement. Il faut rassembler largement pour faire enfin basculer le Parlement à gauche.
Ma sœur a eu l'audace de naître le même jour que moi, et à la même heure, à cinq ans d'écart. Vu qu'elle est l'aînée, c'est peut-être moi qui me suis tapé l'incruste.
Convention d'investiture de la liste socialiste conduite par Raphaël Glucksmann, approuvée par plus de 80 % des adhérents. J'y figure, et j'aurai à cœur d'y représenter le Loir-et-Cher.
Lancée en 1977, elle est à vingt-deux heures-lumière de nous, et la NASA tente de la réparer. Il n'y aura pas de plan B : l'exoplanète la plus proche est à 4,37 années-lumière — je vous laisse calculer la durée du voyage.
De nombreux passants y sont complètement indifférents — soit ils ont déjà vu des merveilles dans la journée, soit ils ne savent pas profiter du moment. Ceux-là, je les plains. Les autres ont de la magie dans les yeux, et je les envie.
Plusieurs exemplaires d'une publication condamnée à répétition par la justice, distribués en direct devant des dizaines de millions de téléspectateurs. L'emprise de l'extrême droite sur les médias est insidieuse et perpétuelle.
On me trouvera toujours pour m'opposer à cette politique réactionnaire. Mais il aura tout autant mon soutien contre ceux qui l'attaquent sur son orientation sexuelle.
Soixante-dix ans après le grand appel, le Premier ministre remet en cause la loi SRU en intégrant les logements intermédiaires dans les quotas. Le président avait promis d'éradiquer le sans-abrisme — en 2017.
Sur l'inscription du portail, une lettre est à l'envers. Ce n'est pas un hasard : le forgeron polonais qui l'a forgée l'a fait exprès, et il a survécu pour le raconter. Il n'a pas écourté la guerre d'une minute — il a montré qu'un humain, ce n'est pas si facile à broyer.
La loi immigration censurée : aucun juriste n'en doutait, et le Parlement a servi à communiquer plutôt qu'à légiférer. Mais le plus grave est ailleurs — annoncer qu'on laissera faire les uns quand les pompiers, les infirmières ou les enseignants sont sévèrement réprimés. La loi est la même pour tous.
Des rafales à plus de 200 km/h, des pluies diluviennes, jusqu'à 1 500 millimètres à l'intérieur de l'île et une houle côtière de six mètres. Soyez prudents. Vraiment.
Le gouvernement s'est trouvé une majorité absolue. Et celle qui fustigeait ceux qui trahissent leurs convictions et manquent de colonne vertébrale faisait en réalité son autoportrait.
Nous avions un exécutif bicéphale ; cette particularité n'existe plus, et elle est devenue anachronique dans nos textes. Le Premier ministre est censé choisir son gouvernement et répondre devant le Parlement — on en est loin. S'il n'est plus qu'un collaborateur, tout se tient.
Il y a neuf ans, Clarissa Jean-Philippe, policière municipale de vingt-six ans, était abattue d'une balle dans le dos à Montrouge. Sa mémoire nous oblige.
Le journal subit une vague de harcèlement en ligne pour sa couverture, et la solidarité bretonne joue à plein. L'histoire de la Bretagne est celle de l'ouverture, de l'accueil et de l'exil : les racistes n'y ont pas leur place.
Pas de grand discours, juste vous souhaiter à toutes et tous une belle année 2024. Une pensée aussi à ceux qui travaillent ce soir: médecins, infirmières, policiers pour assurer le service public nécessaire à tous.
Les croissances démographiques se concentrent sur un nombre plus restreint de départements. Métropolisation et littoralisation s'accélèrent — ce n'est pas forcément une bonne nouvelle, même si Blois s'en tire bien.
Pas le temps d'écrire mais le temps pour une carte. Voici à quoi ressemblait la France il y a 21 000 ans alors qu'Homo Sapiens décorait la grotte de Lascaux et que la température moyenne était seulement de 6 degrés plus…
Certains choisissent leurs victimes pour des raisons électoralistes. Un vrai politique doit étreindre l'ensemble des causes et ne pas les sélectionner en fonction de son intérêt.
On parle beaucoup de la présence du RN ou non dans les marches contre l'antisémitisme. J'avais organisé celle de 2019 à Blois avec Herve Mesnager notre position locale était assez originale à l'époque sur le sujet.
Une carte de l'apogée démographique des communes françaises. On y lit la littoralisation, l'influence de Paris, le poids des grands axes — et pourquoi la proximité de Tours et d'Orléans est une chance.
Puisque je suis dans les histoires de doigts en ce moment, laissez moi vous présenter Formose (vers 816 - 896). Il n'a pas l'air très en forme, c'est normal, il est mort.
Réunion du cercle international du Parti socialiste. Des administrateurs venus de courants différents qui parviennent à proposer une ligne commune sur l'Ukraine et le Proche-Orient : c'est rare, et c'est précieux.
Réunion des administrateurs du cercle international du PS. En un an, des résolutions sur l'Ukraine, le Proche-Orient, la Turquie, le Niger, l'Iran — de quoi alimenter le travail des parlementaires.
Il y a 81 ans. Les 16 et 17 juillet 1942, lors de la rafle du Vel d’Hiv, 13 152 personnes, dont 4 115 enfants, de confession juive étaient arrêtées par la police française à Paris.
Aujourd'hui, François de Rugy est fait chevalier de la légion d'honneur. En 2019 le "scandale du homard" l'avait évincé du ministère de la transition écologique.
Ravi de recevoir L'OURS (Office universitaire de recherche socialiste) ce matin. C'est une grande fierté pour moi d'avoir pu y participer en compagnie de personnes aussi cultivées que Philippe Quéré , Laure Pallez
Cette nuit, alors qu’il luttait contre de multiples feux à Saint-Denis, un jeune caporal-chef des pompiers de Paris est décédé. Une enquête est en cours mais ce n'est pas lié directement aux émeutes.
Il ne faut pas opposer les malheurs et chaque vie compte. C'est justement ces principes qui me mettent mal à l'aise quant à la surmédiatisation du naufrage du sous-marin commercial qui visitait ce sanctuaire qu'est le…
Avant quand on assumait on démissionnait. Maintenant le "j'assume" veut dire "j'en ai rien à faire" (pour rester poli) Dans une vraie démocratie cette situation serait intenable.
Aujourd’hui, 6 juin, c’est la commémoration du débarquement allié en Normandie il y a 78 ans. Les Alliés débarquaient en Normandie pour libérer l’Europe et il aurait paru pour le moins incongru de ne pas vouloir…
Demain mon équipe d'enfance jouera une finale de coupe de France. - Les sifflets et les cartons rouges seront interdits - Des fouilles auront lieu pour s'en assurer - La manifestation et les rassemblements des syndicats…
Hier ont eu lieu des législatives partielles en France. En général cela ne passionne pas les foules mais une de ces législatives provoque un psychodrame à l’intérieur de la gauche, celle de l’Ariège.
Dans ce débat complexe, il convient d'aller à la source. "Le rapport du Giec n’interdit ni n’encourage le stockage de l’eau dans des réservoirs : il constate que c’est une solution qui peut permettre d’irriguer et qui…
Conférence à la maison diocésaine sur « Fraternité et politique : utopie ou espérance ? », autour du paragraphe 180 de l'encyclique Fratelli Tutti et de la notion de « charité politique ».
Trente-deux jours sans pluie, en plein hiver, alors qu'on nous expliquait remplir les méga-bassines pendant les périodes humides. Et certains voulaient un nouveau golf en Loir-et-Cher.
Terrible image donnée cette nuit par le PS lors du vote pour le 1er secrétaire national. Ici, dans le Loir-et-Cher comme de nombreuses fédés il n'y a pas eu de problème de vote.
Comme 1399 autres collègues j'ai signé cette tribune pour affirmer mon choix de voter pour Olivier Faure et souligner les enjeux de cette campagne interne qui va voir aujourd'hui l'élection du 1er secrétaire national du…
Il faudra un jour aussi que les socialistes reviennent sur la réforme Touraine. C'est elle qui est la source de grandes difficultés (et c'est le cas sur le secteur hospitalier aussi mais c'est un autre problème).
Toute une littérature complotiste est en rayon, mais pas ce jeu — un syndicat de commissaires de police et un député raciste en ont réclamé le retrait, en mentant sur son contenu. Je ne sais plus ce qui est le plus grave.
Unir les classes populaires et moyennes, garantir le droit au travail et à la formation, réveiller l'esprit critique par l'éducation populaire, réhabiliter l'État et l'impôt, décentraliser pour l'égalité et fédéraliser l'Europe. Réunion de présentation des contributions dans le Loir-et-Cher.
Cars et trains régionaux, mais aussi distribution gratuite de protections hygiéniques dans les lycées, ordinateurs reconditionnés, cabinets de téléconsultation dans les universités. Fier d'avoir fait campagne pour cette majorité.
La France est malade de son racisme. On ne juge pas de la nationalité sur une couleur de peau, et ceux qui feignent de l'ignorer ne sont pas des patriotes : ce sont des racistes qui bafouent notre devise.
Condamnation ferme des propos tenus par un député d'extrême droite à l'encontre d'un collègue, et soutien à travers lui à tous ceux qui subissent le racisme au quotidien. Derrière les tenues chics, les propos chocs. Ils appellent une sanction claire et rapide.
Heureusement surpris par la fermeté de sa conviction sur la laïcité à l'école. Mais la formule pose problème : autorise-t-on l'abaya ou non ? On ne peut pas demander aux personnels de direction de vérifier si un vêtement est porté avec une intention prosélyte. C'est ingérable.
On peut être pour ou contre une grève, cela fait partie du débat. Mais réquisitionner en pleine négociation crée un dangereux précédent, qui légitimera l'emploi de la force dans tous les conflits sociaux. Et l'opposition entre grévistes et non-grévistes fait oublier la question du partage des richesses.
Le procureur général près la Cour de cassation part à la retraite en 2023, et c'est le garde des Sceaux qui nommera son successeur. La France est régulièrement condamnée pour son manque de séparation entre l'exécutif et le judiciaire. Ailleurs, on n'aurait même pas à demander une démission.
Elle a raison de vouloir ramener le débat sur son terrain plutôt que sur celui de l'extrême droite. Mais le harcèlement qu'elle subit rend sa critique impossible, et la critique est la base de l'échange démocratique. Nous devrions tous réfléchir à la violence de nos discours : avec ce genre de pratiques, la démocratie risque de mourir d'épuisement.
« C'est comme un peintre prolifique dont on ne connaîtrait que trois tableaux, car tous les autres sont dans des coffres », disait-il lui-même. Un artiste tellement sous-coté.
L'un montrait les contradictions à jouer l'inquisiteur chez les autres sans se regarder en face. L'autre est juste odieux. Pas un mot pour la victime, pas un. On ne frappe pas sa femme, ni personne d'autre, quel que soit le contexte. Zéro crédibilité.
Un livre qui parle à mon engagement, appuyé sur cinq études de cas décisives pour l'évolution du droit de l'environnement. On peut diverger politiquement et se respecter, quand on se fonde sur l'intelligence collective — le débat politico-médiatique semble souvent l'ignorer.
Les réactions outrées donnent plutôt raison à celle qui lance le débat. La voiture, la clope, l'alcool ont longtemps été des stéréotypes masculins — que celui qui n'a jamais entendu qu'un homme qui ne boit pas n'est pas un vrai mec me jette la première pierre.
Compte rendu du Campus 2022 : au retour de Kyiv, Raphaël Glucksmann décrit une Rada qui légifère sur le mariage pour tous en pleine guerre, et une Europe sommée de choisir entre cessez-le-feu et défaite russe.
Il a su rassembler la gauche au moment du Front populaire et lutter contre le régime de Vichy. Par son combat et par sa production intellectuelle, il doit rester une base de la formation des militants.
L'affiche a un rôle pédagogique et met en lumière des réalités méconnues. Mais rendre invisible le mot « femme » me paraît contre-productif pour leur cause — un avis peut-être orienté par mon propre handicap. Ce n'est ni grave ni contagieux : vous pouvez dormir tranquille.
À propos de l'épisode de « Kohlantess » filmé en prison : ce que sont réellement les conditions de détention en France, ce que d'autres pays ont su changer, et pourquoi la récidive s'en trouve aggravée.
Sur un sujet complexe, avec des avis opposés, et un animateur qui sait se faire discret tout en cadrant. Une question fondamentale pour l'avenir de la gauche et du camp progressiste.
Deux cents signes pour trois idées à la fois, sur un sujet douloureux : profiter de l'éclairage d'une commémoration pour une attaque politique parasite l'événement. Mais l'indignation qui a suivi paraît surjouée. Et sur le fond, l'hommage rendu à Pétain était bien une faute.
Un des rares à avoir appelé sans détour à voter à gauche en cas de duel avec le RN. Et il l'est à nouveau : « je le dis par conviction politique, pour le combat pour l'égalité, contre les extrêmes ». Dans le contexte, c'est louable.
Puissent la liberté, l'égalité et la fraternité rester nos guides, surtout dans les moments difficiles. Et un bon anniversaire à deux filles qui ont eu le bon goût de naître le jour de mon mariage — célébré sans que personne ne le sache, ou presque.
L'ambiance, le texte mal ficelé, les amendements pour se mettre en avant. Et surtout les alliances de circonstance qui se défont pour s'en refaire d'autres : moins la gauche sera associée au RN, mieux ce sera. Typique d'un texte qui aurait dû être négocié en amont.
On tolère les pires dérives au volant et on passe son temps à hurler sur les piétons et les cyclistes. Un cycliste a le droit de rouler sur la route et de le faire à deux de front ; quand on ne peut pas doubler, on reste derrière. Et si tu es pressé, pars plus tôt de chez toi.
Dans un système normal, la Première ministre forme son gouvernement puis se présente au Parlement avec son projet. Ici elle refuse le vote de confiance, et il n'y a de programme clair ni de la présidentielle ni des législatives. Sur quelle majorité l'exécutif compte-t-il s'appuyer ?
Quelques retours, des évacuations d'urgence ou contraintes, et des choix parfois discutables. Le détail des entrants, des sortants et des transferts, à la veille du discours de politique générale.
Des polytechniciens, bercés dans la foi en la rationalité, constatent eux-mêmes qu'il n'y aura pas de solution miracle : ni l'hydrogène vert, ni les batteries longue durée, ni la capture carbone n'éviteront un réchauffement de 4 °C. Être rationnel, c'est agir autrement.
Acceptons-nous définitivement que chacun dispose de son corps et aime qui il souhaite ? Ou basculons-nous vers une morale bigote qui condamne l'avortement, tient l'homosexualité pour une maladie et légalise les armes ? Les ultraconservateurs rejoignent les pires intégristes.
Le 24 avril, appel au sursaut républicain et « nous partageons les mêmes valeurs ». Le 19 juin, pas de consigne, du cas par cas, et pour certains un appel à battre l'extrême gauche. Le 20 juin, aller chercher les voix du Rassemblement national.
Quatre-vingt-neuf sièges, un score historique — une pensée pour les Solognots qui passent d'un extrême à l'autre. La majorité n'aura qu'un relatif fragile, même alliée à LR, qui perd vingt-deux sièges : la stratégie du casse-noisette qui a détruit la gauche marche aussi à droite.
L'évidence, et elle l'a toujours été — mais visiblement pas pour tout le monde. Trois circonscriptions, trois consignes claires, et un salut à deux campagnes qui ont eu raison d'une politique d'un autre temps. Dans les deuxième et troisième, le RN reste beaucoup trop haut.
Ces crétins sont en réalité un soutien aux islamistes qu'ils prétendent dénoncer : ils partagent la même ignorance, celle qui fait passer la France pour un pays intolérant. Les vrais patriotes, ce ne sont pas eux.
Un seuil semble franchi. L'ancien président du conseil départemental, pourtant annoncé retraité de la politique, et une adjointe de la majorité soutiennent le député d'extrême droite — et le président actuel n'y voit pas de problème. J'ai rarement vu un argument aussi vide de sens.
Comptabiliser séparément les partis d'une coalition peut porter atteinte à la sincérité de la présentation des résultats. Le ministère de l'Intérieur prend acte et modifiera sa grille. De l'importance des garde-fous.
Ces faits sont des erreurs, ou des fautes. Ne pas le dire, ce n'est pas aider la police. Je ne soutiendrais jamais un collègue qui abuse d'une élève : la solidarité s'exerce quand on est victime, pas quand on est fautif. Sinon on cautionne le « tous pourris ».
« Les jeunes ne veulent plus travailler », « l'immigration c'est pour toucher les allocs » : autant de poncifs répétés jusqu'à la nausée. Quand reprendra-t-on une politique objective du fait migratoire et de l'éducation ?
Un profil si différent à l'Éducation qu'on peut y voir le signe que le naufrage précédent a été compris. Mais garder un ministre qui a jugé le RN « trop mou », mélanger les genres à la Justice, et confier l'Écologie à qui nous vaudra sans doute une quatrième condamnation.
Et dans le parcours de la nouvelle Première ministre, je ne vois aucun marqueur : la réforme de la SNCF après trois mois de grève, un bilan insipide à l'écologie — la France a même été condamnée pour inaction —, une assurance chômage réformée sur le dos des plus pauvres.
Ce que dit vraiment la loi de 1905, et ce sur quoi on pourrait s'appuyer — ou pas. Opposé au burkini sur le principe, mais opposé aussi à tout traitement discriminant hors du cadre de la loi.
Condamné pour l'agression à coups de casque d'un responsable socialiste en 2017, avec deux ans d'inéligibilité. J'espère qu'il aura la décence de ne pas faire appel — il ne pourra alors pas retrouver le siège que son parti vient honteusement de lui réinvestir.
Il y a forcément des déçus, c'est naturel. De nombreux candidats ont abandonné leur candidature avec l'accord #NUPES le plus souvent avec une grande élégance (notamment dans le 41).
Le décalage me frappe entre les attentes de la population et la réponse de certains cadres. Il y a bien des situations locales injustes, mais être cadre engage au-delà de sa personne et de ses intérêts. Un parti donne un sens, une vision, un avenir.
Les manifestants du 1er mai portaient un triangle rouge à la boutonnière dès 1890, remplacé par l'églantine, puis par le muguet à partir de 1907. Le même jour sont morts Pierre Bérégovoy, Brahim Bouarram et Ayrton Senna : il y a des dates où le calendrier s'entrechoque.
Ce que la presse résume en « accord PS-LFI » n'en est pas encore un : les réponses du PS aux douze questions posées, les trois conditions qui restent à remplir, et le texte intégral.
On juge une négociation sur l'accord qu'elle produit, et personne ne connaît encore celui-là. Pire : à chaque bureau national, les fuites partent en direct sur les réseaux. Sur le fond, mes clivages portent sur la politique étrangère, l'Europe et la laïcité — c'est là que se jouera la différence entre une coalition et une soumission.
Une victoire nette, et une extrême droite qui monte vote après vote — 18 % en 2002, 33 % en 2017, 42 % en 2022. Beaucoup de bulletins blancs et nuls où s'exprime le dégoût. Le discours du président se veut humble ; ses lieutenants ne semblent rien avoir compris.
"Marine Le Pen est-elle d'extrême droite ?" Florilège en guise de réponse. - "La France n'est pas responsable du Vél' d'Hiv" - "Je suis pour la peine de mort" - "L'avortement de confort semble se multiplier" - Le voile
Étonnamment, plus de points d'accord que de désaccord : le résultat des urnes s'accepte, et il faut une gauche unie aux législatives. Mais la répartition proposée donnerait 400 circonscriptions à l'une et 34 à l'autre, et l'appel à l'autocritique a un côté franchement déplacé.
Chacun a sa part dans le désastre : un prix de gros de la bêtise et de l'inconséquence. L'extrême droite n'a jamais été aussi forte, les partis traditionnels sont tous sous le seuil de remboursement, et on nous propose la finale que personne ne veut mais que tout le monde a préparée.
Par loyauté pour mon maire, Marc Gricourt, et l'équipe municipale. - Parce que je ne pourrai jamais me reconnaître dans un projet de droite (et encore moins d'extrême-droite).
A force de jouer avec le feu, à chercher des voix à la droite et à l'extrême droite, à force de dire que "Madame Le Pen n'est pas assez dure" (Darmanain), de donner des interview à Valeurs actuelles, de moquer les "kouassa, kouassa", de déchirer les tentes des réfugiés, d'interdire la distribution d'eau..
Trois ans, deux mille kilomètres. Reste à choisir : trottinette, vélo ou scooter électrique, Twizy, Zoé et adieu au dernier thermique de la maison, ou vieille petite voiture. Usage urbain, rayon de dix kilomètres, du relief. Un avis éclairé ?
Ces deux ministres avaient quitté le PS en 2017 et en 2019, l'une après s'être affichée « majorité présidentielle », l'autre après s'être opposée à la liste aux européennes. Que la presse relaie la communication de l'Élysée sans vérifier des informations aussi basiques est navrant.
La décision me déçoit sans me surprendre, et il y a à dire des deux côtés. Du nôtre, elle montre notre difficulté à rassembler. Du leur, elle manque de panache — et elle remet en cause l'utilité même d'un parti incapable de peser par sa masse militante.
Le code pénal prévoit pourtant deux ans de prison et 60 000 euros d'amende. Un chiffre ridicule face au traumatisme des victimes. Il paraît que MeToo est arrivé en France — on a du mal à le voir.
La statue de l'émir Abd el-Kader dégradée la veille de son inauguration. Rappel de qui il était : l'homme qui abrita et sauva des milliers de chrétiens lors du massacre de Damas, en 1860.
Les dérives constatées récemment ne sont pas nouvelles. Nous avons entendu les difficultés des personnels à domicile, à l'hôpital et en EHPAD — et la question des soins palliatifs et du droit à mourir dans la dignité.
J'entends déjà les remarques acerbes — « qui ? », « et les sondages ? ». Je regrette profondément la désunion, et je ne comprends pas qu'on réussisse localement ce dont on est incapable nationalement. Mais ce sont les projets qui doivent rester la boussole, pas le sens du vent.
Oui, on pouvait voter plusieurs fois — comme à l'investiture de Mélenchon, où j'ai voté sous les noms de Lénine, Staline et Trotsky. Mais le trollage massif n'a pas eu lieu, et l'échec est celui des partis qui n'ont pas su quoi en faire. Nous élisons un président comme on choisit un produit.
La reconnaissance de deux massacres commis à Alger et à Oran en 1962. Une des rares décisions qui tende vers l'apaisement des conflits. C'est peu, mais pour être crédible dans la critique il faut savoir admettre ce qui va dans le bon sens.
Le quotidien d'une femme malentendante dont le handicap s'aggrave soudainement — et c'est l'expérience de l'autrice. Un témoignage qui dit les non-dits et les ressentis que ceux qui en souffrent partagent si peu.
Un sujet très rarement traité, aux conséquences pourtant désastreuses pour les États et pour la planète. La Chine l'a interdit. Va-t-on encore se réveiller trop tard ?
Une droite réactionnaire hégémonique dans les médias, une gauche atomisée et minée par le narcissisme des petites différences. L'universalisme confondu avec l'occidentalisme, l'antiracisme avec le totalitarisme, le généreux avec l'idiot.
Ce qui fait résister le modèle français à la crise, c'est justement la présence de l'État — et le vider de sa substance, c'est le tuer. S'il faut choisir entre une extrême droite fasciste et lui, une grande partie des Français sera emportée par la colère.
Il ponctue ses discours d'un « vive la République, mais SURTOUT vive la France » pour donner des gages aux royalistes. Vouloir exclure ce qui diffère de la norme est cohérent avec sa pensée. Mais pousser des cris d'orfraie ne suffit pas : que fait-on pour inclure vraiment ces enfants ?
La soprano chante seule un air réputé pour sa difficulté, le piano tenant la partie du ténor manquante. Un étudiant chinois du conservatoire de Piacenza se lève alors et lui donne la réplique.
Moins de terrain et moins de grands meetings pour cause de pandémie : les chaînes d'information en continu joueront un rôle fondamental. Une semaine en immersion dans celle qui tient une place particulière. Comment avoir un avis éclairé de citoyen après ça ?
On avait accusé la chaîne d'avoir truqué son témoignage, on l'avait diffamé en le présentant comme un faux malade qui faisait la tournée des télés. Il a été enterré la veille de Noël.
Il n'y remplace rien : le drapeau français n'y est présent que le 11 novembre, le 8 mai et le 14 juillet. Sarkozy avait fait la même chose sans provoquer la moindre polémique, et l'Arc de triomphe n'est pas une nécropole. « L'essentiel est sans cesse menacé par l'insignifiant. »
Une méthode japonaise pour réparer les céramiques brisées à la laque saupoudrée d'or, qui reconnaît la beauté des choses simples, imparfaites et atypiques. À quand un président qui pratique cet art avec son peuple ?
Une pensée pour ceux qui n'en ont pas l'occasion, parce qu'ils travaillent ou vivent une situation précaire. Une pensée aussi pour ceux qui ont perdu un proche, et pour qui ces fêtes sonnent comme un rappel douloureux. Réjouissons-nous d'avoir connu ceux que nous avons perdus.
L'humanité rangée non parmi les mammifères, qui trouvent un équilibre avec leur environnement, mais parmi les virus : on se multiplie jusqu'à épuiser les ressources, puis on se déplace ailleurs. Vivement la suite.
S'ils s'affrontent dans des débats et se soumettent au vote avec sincérité, il reste une chance. Sinon, on aura ce que l'on mérite — et il faudra éviter de se plaindre de la dispersion des voix.
En représailles aux attentats de la Résistance. La préfecture de police les désigne comme activistes et livre leurs noms au commandement allemand. Parmi eux, un journaliste de la presse yiddish de Paris, dont le fils, résistant à quinze ans, mourra au retour de déportation.
Quand on pense sincèrement qu'on ne peut pas attendre 2027 pour engager les réformes, je ne comprends pas qu'on ne saisisse pas cette chance. Tout le reste n'est qu'éléments de langage d'un camp ou d'un autre.
On peut désormais tabasser des femmes à coups de poing devant les caméras en toute impunité, un quotidien titre sur des « violences maîtrisées » et un directeur de journal dit qu'elles l'ont bien cherché. Face aux ligues, en 1934, quelque chose se créait. Aujourd'hui…
Félicitations à LR pour avoir gagné un temps médiatique — et des adhérents — dans cette campagne délétère. Dommage qu'ils aient utilisé ce temps à se mettre au même niveau que Zemmour. Vivement qu'on connaisse les candidats réels, pour débattre des projets et non des obsessions.
La tribune est désormais paraphée par plus de 6 500 personnes, dont 1 063 greffiers et 450 élèves magistrats. La justice craque, l'école craque, l'hôpital craque. Il faut redonner à l'État les moyens de fonctionner, donc retrouver le sens de l'impôt.
Douze millions de Français vivent avec un handicap invisible, né d'une société inadaptée à qui n'entre pas dans la norme. Cette cliente qui demande à utiliser des toilettes n'est ni radine ni malpolie.
Et une pensée pour les 129 autres morts, les 413 blessés, et les milliers de traumatisés. Pour leurs proches, qui doivent revivre le drame pendant ce procès historique. N'oublions jamais quelle idéologie l'a engendré.
Seize combattants reposent au Mémorial de la France combattante depuis 1960. De Gaulle avait décidé qu'une place resterait libre pour le dernier Compagnon de la Libération. Ce vœu est exaucé aujourd'hui.
L'asile n'est pas une faveur mais un droit. Ce qu'on peut dire honnêtement sur l'immigration sans courir après l'extrême droite : ni la clandestinité, ni la régularisation générale, ni le renvoi.
Avec un aménagement de peine qu'il effectuera chez sa mère — normal, il a menti sur ses ressources et fourni de faux justificatifs de domicile. Un jugement au-delà des réquisitions, et qui paraît pourtant bien tendre quand on a vu les images.
Un militant d'extrême droite tire sur des caricatures dessinées au marqueur : un juif, un musulman, un homme noir. Et par ailleurs, trois cents militaires d'extrême droite préparaient un coup d'État. Ce pays part en vrille.
Il faut remettre en cause notre manière de consommer et notre modèle de société. Ça pique, mais plus on attend, plus ça fera mal. Être responsable, c'est voir les réalités, pas s'obstiner dans un conservatisme dogmatique.
Son électorat n'est pas seulement l'ancien FN : un cinquième d'abstenus de 2017, le vote Fillon, un sixième des électeurs de Mélenchon. La dynamique tient à une envie de renverser la table — dangereuse et franchement méritée. La fenêtre d'Overton s'est ouverte en grand, et nous nous noyons à combattre du vent.
Soixante-quinze euros par mois, trois cents pour quatre mois d'hiver. J'ai la chance de pouvoir payer ; ceux qui commencent la fin du mois le 15 vont devoir choisir entre manger et se chauffer. Changer de modèle énergétique a un coût, mais l'électricité propre doit rester accessible à tous.
Les sondages servent d'instrument de communication, et la communication tue le débat politique, les programmes, et donc le débat démocratique. Cela ne doit pas faire oublier qu'il faudra un contrat de gouvernement avant 2022 : les convergences sont visibles.
L'État abandonne trop souvent les collectivités, notamment en moyens de police nationale depuis le démantèlement de la police de proximité. Ce combat doit être le nôtre, quelle que soit notre orientation politique.
L'échantillon représentatif était de 1 310 personnes, dont 1 062 inscrites sur les listes. Et quand on n'interroge que les électeurs « certains » d'aller voter, on obtient un sous-ensemble plus âgé, plus favorisé et plus motivé que la population électorale réelle.
De ma faute sans aucun doute. Les regrets ne servent à rien, mais ils resteront longtemps. On a vécu tellement de choses depuis 2000. Je pense à ta femme et à tes enfants : tu peux être fier, ils portent chacun à leur manière les valeurs que tu défendais.
Quotas ethniques, priorité nationale, limitation du droit d'asile : déjà contraires à la Constitution, et pas seulement au droit européen. Étonnant que des candidats se présentent en annonçant qu'ils ne l'appliqueront pas. Cette course derrière l'opinion pourrait mal finir.
Pas fan du personnage, mais on ne pourra lui enlever sa force de caractère ni son courage face à la maladie. À travers lui, c'est le foot business, les années fric, la réussite individuelle et le marketing politique.
La hausse ne sera pas contenue à 12 %, ce qui serait déjà énorme, et le gouvernement ne fait qu'une avance de trésorerie qu'il répercutera après avril — c'est-à-dire juste après la présidentielle. Or le gaz, c'est le chauffage et l'alimentation.
« Tu ne nous as pas écoutés, ça n'a fait qu'empirer. » Elle leur redit qu'elle emporte leurs problèmes avec elle. « On ne peut même pas lui reprocher de nous avoir menti. » C'est là qu'Angela Merkel a commencé son apprentissage du pouvoir.
Lassée des accusés de réception automatiques et des non-retours après entretien, une candidate laisse à son tour un recruteur sans réponse. « Le laisser mariner a été un peu une revanche sur tous les refus que je me suis pris dans la figure. »
Un sujet passionnant, qui est mon quotidien au travail. Beaucoup d'idées évoquées — ça va être compliqué de faire entrer tout ça dans une loi. Une des belles rencontres issues des universités d'été.
Un couloir d'un mètre trente-cinq où une dizaine de spectateurs sont tenus captifs, et la quasi-certitude que le début de la colonne serait décimé. Tout le monde était pourtant volontaire. Comme une envie de pleurer en lisant ces lignes.
« Formidable ! Quel talent ! » pour le pont, « Quelle vision ! » pour le Reichstag, et aujourd'hui : honte, saccage, horreur. Il s'est passé quoi entre les deux ? Et n'oublions pas que « Christo », c'est un couple.
Seize pour cent des 18-24 ans ont voté aux dernières élections : un drame démocratique, et de bons résultats ne doivent pas le faire oublier. Nos choix doivent être clairs sur l'humanisme, l'écologie, le féminisme, l'éducation. Quand Mitterrand se prononce contre la peine de mort, il est minoritaire — et il gagne.
Deux raisons de ne pas trouver cela anodin. Le ton martial employé alors qu'il n'avait pas fait la démarche : l'exemplarité est nécessaire au sommet, surtout devant une telle défiance. Et la faille de sécurité, signalée huit mois plus tôt, qui ne paraît toujours pas réparée.
Elles doivent trop souvent lutter pour faire entendre leur voix, obtenir une assistance et faire respecter leurs droits — et se sentent négligées une fois les conséquences immédiates estompées, ce qui aggrave leur traumatisme.
Le propriétaire eut vingt-quatre heures pour quitter les lieux avec sa famille et ses bêtes. De ce camp, vingt-sept otages furent fusillés à la sablière en représailles. Un bout d'histoire familiale, recueilli dans un livre qui paraît.
Certains méditent, moi je retourne des crêpes. Elles ne supportent ni le retard ni la précipitation, et exigent qu'on ne veille qu'à elles. Une bonne façon de prendre le temps de réfléchir, et une leçon d'humilité.
Entre-soi, bulles, pouces levés ou baissés sans argument, absence d'empathie mise en avant par les algorithmes. Le même sentiment que la honte de ralentir pour regarder un accident sur le bas-côté — alors qu'ils pourraient être un formidable outil de partage.
Le sentiment d'impunité de ceux qui sont du bon côté de la barrière — et pire, leur incompréhension qu'on ose le remettre en cause. Les victimes culpabilisent plus que leurs bourreaux, et plus de 83 % des faits remontés sont des viols ou des agressions sexuelles.
Solidaire de celle qui a le courage de mettre un maire devant ses responsabilités, même s'il a bien du mal à les assumer. Cette extrême droite qui lutte « pour votre liberté » est toujours la première à vouloir la restreindre, et à vous distinguer selon votre origine.
Le 22 juillet 1940, l'État français vote le réexamen de toutes les naturalisations accordées depuis 1927, pour stigmatiser les dernières générations d'immigrés — et pour beaucoup, la déportation et la mort. Plus de quinze mille personnes concernées jusqu'en mai 1944.
Suspension de séance devant un parterre indigné, et des députés qui y voient un manque de respect au Parlement — et à toutes les personnes handicapées mobilisées depuis des mois. Modifié, le texte devra repasser par le Sénat, sans garantie d'être inscrit avant la fin du quinquennat.
Une politique agricole en totale inadéquation avec les enjeux climatiques, et le changement climatique absent des arbitrages sur la PAC. Mais ce qui gêne surtout, c'est une visite ministérielle en pleine campagne électorale, aux côtés d'un candidat.
Deux obligations sociales s'affrontent : l'aspiration des personnes handicapées à voir reconnue leur autonomie, y compris économique, et la solidarité familiale héritée d'un autre temps. La majorité a choisi son camp, en renvoyant chaque personne dépendante à une autre dépendance.
Visite aux ouvriers de Tréca, à Mer, et à la situation ubuesque dans laquelle ils sont enfermés. L'assurance de notre soutien, et de celui de la liste régionale.
La victoire se jouera entre ces deux listes ; j'espère que chacun saura prendre ses responsabilités devant le danger. Reste l'hypothétique alliance du second tour, qui se fait à chaque fois malgré les dénégations, et dont les voix se reportent mal.
Se rappeler le courage de cette minorité d'hommes qui ont su défendre l'honneur de la France, et la bravoure des Alliés venus se faire trouer la peau sur nos plages pour nous libérer.
L'occasion de saluer le travail de fond mené pour tendre vers une école plus inclusive. Sans que ce soit une compétence obligatoire, les communes s'emparent de la santé à hauteur de leurs moyens — et en santé mentale, les élus demandent autre chose que l'hospitalisation sans consentement.
La chanteuse Hoshi s'est confiée sur ses troubles auditifs et sur la maladie de Ménière, qui lui provoque des vertiges. Consciente que son métier aggrave sa surdité, elle continue les concerts et les tournées.
Le devoir de regarder l'Histoire en face et de reconnaître la part de souffrance infligée au peuple rwandais, après avoir trop longtemps fait prévaloir le silence. Un geste sans contrepartie : dette envers les victimes, don envers les vivants.
Ma fille aînée a profité du réveillon pour annoncer à ses parents et à ses grands-parents qu'elle aimait les filles, entre deux rires et deux torrents de larmes. Ce qui m'a bouleversé, c'est qu'elle ait dû se mettre dans cet état pour ça. Ce n'est ni une maladie ni une tare : on ne soigne pas, on ne lutte pas contre.
L'histoire est une science : chaque avancée par les archives éclaire autrement les témoignages déjà recueillis. Et des découvertes comme celle-là, on en fait une fois dans sa vie.
Les griefs sont nombreux — Bousquet, les écoutes, le Rainbow Warrior, le Rwanda. Le crédit aussi : l'abolition, la retraite à soixante ans, la décentralisation, la dépénalisation de l'homosexualité. Mais ce qu'on célèbre, c'est l'entrée dans une démocratie où l'alternance est possible.
Après la suppression de l'ENA et la disparition des trois inspections générales, le corps des préfets doit s'éteindre à son tour. Or ce sont les préfets qui tiennent le pays quand les majorités changent, et qui rappellent aux élus qu'ils servent l'intérêt général.
Soixante-seize ans après la victoire des Alliés. La suite a appris qu'il fallait rester vigilant : le nationalisme a conduit à la purification ethnique en Bosnie, au génocide au Cambodge et au Rwanda. Une cérémonie encore restreinte, faute de conditions sanitaires.
Nous avons eu des désaccords politiques, toujours dits ouvertement et courtoisement, sans que le respect mutuel en soit entamé. Cette décision a dû être difficile à prendre, elle se respecte, et elle ne mérite aucune polémique.
Je ne m'en réjouis pas, au contraire : on a besoin d'alternatives claires. Le choix est grave, il pourrait mettre fin à la droite gaulliste — la droite libérale étant déjà partie chez LREM, et la bonapartiste se jetant dans les bras du RN.
L'Insee rompt avec la définition qui faisait du rural ce qui n'appartient pas à une unité urbaine. Désormais c'est l'ensemble des communes peu ou très peu denses : 88 % des communes, et un tiers de la population.
Promouvoir selon le mérite et non selon l'origine sociale, la richesse ou les relations. Et, le même jour : le commissaire qui avait dirigé l'intervention de Nantes, la nuit où Steve Maia Caniço est mort noyé, vient d'être promu.
Le relevé d'une seule journée. Après quoi on se plaindra de ne pas entendre la gauche. C'est une fabrique de l'opinion par les thèmes de la peur, où l'émotion interdit de répondre par des arguments. Qui oserait rappeler qu'il y a quatre fois moins d'homicides qu'en 1960 ?
Une pensée d'abord pour sa famille et ses collègues, dont la vie a basculé. Un acte lâche, commis au nom de l'islam au mépris de l'immense majorité des croyants. Cette spirale de haine veut saper la démocratie : à nous de rester dignes, et de ne rien céder de ce qui fait un pays libre.
Le sommet fixe des règles tatillonnes et renvoie aux instances locales pour l'application, sans les doter. Les collectivités, chevilles ouvrières de la lutte climatique et dernier rempart contre la précarité, voient leurs capacités d'investir s'amoindrir encore.
Huit Français sur dix se disent certains d'aller voter en 2022, mais seulement 58 % des 18-24 ans. Macron passe de 29 à 20 % chez eux, Le Pen de 23 à 29 %. Et le socle du RN n'est pas la jeunesse : ce sont les 50-64 ans, la génération la plus menacée dans l'entreprise.
La phrase de la maire de Poitiers sur les rêves des enfants est malheureuse ; le reste de son argumentation se tient. On reproche assez aux élus de trahir leurs engagements pour les saluer quand ils les tiennent.
Refusé à l'audition d'un piano-bar faute de cravate, il en reçut une improvisée dans la robe à pois de sa mère, qui en découpa le bas. Il a ensuite toujours joué avec le même modèle. Comme quoi il ne faut pas se focaliser sur les apparences.
Toute personne majeure, en phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable, pourrait demander une assistance médicalisée pour mourir. Merci à ceux qui ont porté ce texte, repris d'une proposition socialiste.
Symptômes légers, isolement immédiat. Pour ceux qui y seraient confrontés : test antigénique en pharmacie, déclaration des cas contacts, tests pour toute la famille, puis PCR. Difficile de savoir où j'ai attrapé ce virus ; j'espère n'avoir contaminé personne.
Il n'y a pas de race, et personne ne doit être rejeté pour sa couleur de peau. Mais quand des victimes se réunissent, ce sont elles qui parlent — ce n'est pas une injonction à se taire. On peut être universaliste et reconnaître qu'un système exclut ceux qui sortent de la norme. Moi, je ne me fais jamais contrôler.
Revoir les images de 2016 choque aujourd'hui, et c'est heureux. Pourtant la loi n'a pas changé, et ce journaliste reste protégé par sa chaîne. Quand tu parodies, on te vire ; quand tu dénonces, on te censure. Les changements ne se font qu'en craquant l'ancien vernis.
Cinquante-neuf ans après le cessez-le-feu en Algérie. La cérémonie marque la fin d'un conflit meurtrier — ce qui n'a hélas empêché ni les exactions subies par les harkis et les pieds-noirs, ni les attentats de l'OAS. D'où la contestation de cette date.
La France est confrontée à des attaques terroristes depuis plus d'un siècle. Une pensée pour Samuel Paty, et pour ce militaire de trente ans assassiné il y a neuf ans. Et pour sa mère, Latifa, exemplaire dans son combat contre l'islamisme.
Une conférence de Florence Carpentier sur la pionnière du sport féminin européen et mondial, et sur les Jeux olympiques féminins de 1922 à Paris. Dans le cadre de la semaine « Elles ».
Espérons que ce soit effectif : il y a toujours eu beaucoup d'annonces pour peu de résultats dans ce domaine. Seule la réalité historique peut faire sortir de débats trop souvent motivés par la propagande.
Le Pacs, revendiqué par la communauté homosexuelle, a profité aussi aux couples hétérosexuels. C'est la même chose avec les droits des femmes : au bout du compte ils servent aussi aux hommes, prisonniers d'un modèle.
Ce n'est ni de la repentance ni de l'anti-France, c'est reconnaître les faits. À cette époque la guerre d'Algérie ne disait pas son nom, et la République passait la main à l'armée. Une victoire militaire au mépris du droit, pour un échec politique.
Défendu par de nombreux politiques de droite qui remettent en cause la justice, les chaînes d'info en boucle, et personne n'a lu les 254 pages de la décision. Les mêmes qui n'ont pas de mots assez durs contre les fraudeurs aux aides sociales.
On sacrifie les étudiants et la culture, on éborgne des manifestants avec des armes interdites ailleurs en Europe, on donne une interview à Valeurs actuelles, on nomme à l'Intérieur un homme qui juge Marine Le Pen trop molle. Comment reprocher aux gens de refuser de choisir ?
Moins présent sur les réseaux, et pas seulement par envie de distance. L'islamo-gauchisme n'est pas un concept scientifique, il sert à décrédibiliser son contradicteur ; débattre une semaine de la viande à la cantine est tout aussi vain. Pendant ce temps on perd de vue l'hôpital, la jeunesse, les libertés.
L'obstruction de la droite a contraint le groupe socialiste à retirer la proposition de loi sur le droit à l'avortement — du jamais vu pour une journée parlementaire de l'opposition. Deux autres textes tombent avec elle, dont la protection des mineurs victimes de violences sexuelles.
Sans être pour autant malheureux, ni avoir envie qu'on le lui rappelle. Une pensée pour ceux à qui une fête commerciale fait croire qu'ils sont en marge. Et un rappel : la Saint-Valentin vient des Lupercales, où l'on fouettait les femmes pour les rendre fécondes.
Quatorze au XIXe siècle, quatorze au XXe, trois au XXIe. Le risque est le plus fort en janvier, février et mars. En tête, juin 1856 à 6,78 mètres ; en février 2021, la Loire est à 1,70 mètre.
Le débat est prématuré tant que les Français n'ont pas accès au vaccin. Et quand ce sera le cas : je ne troque pas des libertés publiques contre de la sécurité ; si le vaccin est vital, il faut le rendre obligatoire ; nous sommes tous libres et égaux en droits.
On veut bien des parcs naturels, mais toujours exploités par l'homme. Pourquoi ne jamais accepter de ne pas être présent ? Cela ne remet en cause ni l'élevage, ni l'agriculture, ni même la chasse.
Celui qui emploie la formule s'est fait prendre à dîner en plein couvre-feu : au mépris de classe s'ajoute l'indécence. L'expression en dit long sur le fossé qui sépare les élites dirigeantes de la population.
Dans l'hommage il y a un piège, et le président actuel en abuse. Mitterrand aussi a été d'extrême droite, mais la différence est temporelle : il a fait le chemin dans le bon sens. Celui qui signait les exécutions en Algérie est celui qui promulguera l'abolition.
2020 a été terrible pour beaucoup, et le sentiment d'être prisonnier d'une situation dont on ne voit pas le bout nous pèse tous. C'est pourtant dans ces moments qu'il faut revenir aux principes : une laïcité acceptée, une liberté non surveillée, une égalité réelle.
Même la frange la plus raciste change d'avis quand elle connaît la personne. Et pour les plus cyniques : cet apprenti aura vite un travail, paiera des impôts, rapportera plus qu'il ne coûtera. Quarante ans de peur nous empêchent d'être rationnels — et humains.
Le juge des référés qui a validé le fichage des opinions politiques, religieuses et philosophiques a été trois ans directeur de cabinet de la ministre de la Justice. Et Agnès Buzyn est nommée à l'OMS. À quand une vraie méritocratie, et pas ce perpétuel entre-soi ?
Le tout alimente la défiance, le complotisme et les théories débiles. Et par-dessus, des rapprochements de plus en plus nets avec l'extrême droite la plus rance. Il faut vraiment avoir le moral.
Morts en intervention alors qu'ils venaient au secours d'une femme menacée par son compagnon. Un rappel du travail constant et dangereux des gendarmes, et de la place que tiennent les violences conjugales dans notre société.
Ne pouvaient-ils pas s'organiser un apéro en visio, comme tout le monde ? Si des mesures aussi liberticides passent sans vrai débat, c'est peut-être que ceux qui les prennent n'en subissent pas les contraintes.
Aux critiques sur sa conception de l'histoire s'ajoutent les accusations d'anciens employés sur la maltraitance animale. Et l'État lui faisait des faveurs pour dépasser les jauges sanitaires lors de ses grands spectacles.
Les deux équipes ont eu la même réaction, et c'est salutaire. On peut gloser à l'infini sur la traduction, mais on ne désigne pas quelqu'un par sa couleur de peau. Le racisme est et reste un délit.
L'hommage de soignants à une patiente âgée morte du Covid, qui leur avait demandé de s'occuper de ceux qui avaient des chances de s'en sortir. Travailler avec de l'humain ne peut pas être une démarche comptable.
L'engagement européen, la loi Veil, la majorité à dix-huit ans, la requalification du viol. Mais aussi le refus de l'abolition, les affaires, une certaine distance avec le peuple. Il a accompagné la rupture avec la période gaullienne.
Des black blocs qui sont un poison pour la démocratie, et une stratégie de répression suicidaire. Pourquoi ne pas regarder ce que font nos voisins ? Pourquoi sommes-nous toujours persuadés d'avoir raison contre tous ?
De la haine, du racisme, de la violence, par ceux qui devraient incarner la protection du peuple. Sans la vidéo, cette affaire n'existerait pas — et la victime serait sans doute derrière les barreaux. Le peuple est libre de contrôler ceux qui le servent.
Même la Commission européenne avertit la France, après Amnesty, la Défenseure des droits et les avocats du barreau de Paris. Et cette loi ne fait qu'entériner un fait déjà avéré : les journalistes qui filment sont arrêtés.
Après un matraquage en manifestation, les photojournalistes refusent de prendre des clichés à la sortie du conseil des ministres. Le ministre de l'Intérieur exprime ses regrets et demande des comptes au préfet. On pleure des libertés perdues — depuis combien de temps laisse-t-on faire ?
Certains ont compris l'intérêt politique qu'il y a à surfer sur les réseaux complotistes. Avec la loi proposée aujourd'hui au Parlement, il ne resterait rien pour protéger la démocratie en 2022.
Un parcours anonyme parmi les 10 millions de parcours de la première guerre mondiale. Caporal au 8e régiment de tirailleurs tunisiens, mort au combat des suites de ses blessures. Le relevé de son parcours et de la citation du régiment.
Un record européen, 828 décès rapportés dans la journée, et trois régions où plus de 100 % des lits de réanimation sont occupés par des patients Covid. Le pic n'est pas passé.
Plutôt que des scoops que personne n'a, la présentation faite aux représentants des partis. Plus de cinq cents morts le 28 octobre, et un pic en réanimation attendu le 11 novembre bien supérieur à celui de mars.
Le courage de publier une caricature en une — nous la soutiendrons toujours quand elle fait son travail. La dénonciation de ses sources en les mettant en danger — nous la condamnerons toujours.
Récupération, insultes, regards méprisants envers des amis élus musulmans qui défilaient. Il va être temps que la République se reprenne et rappelle à chacun ce qu'est sa devise.
Si le report se justifie en mars pour raison sanitaire, il vaut aussi pour la présidentielle. Sécurisons plutôt le vote par correspondance. Je ne veux pas avoir à choisir entre la liberté, la démocratie et la sécurité.
Plus un constructeur vend lourd, plus sa cible de CO2 est facile à atteindre. S'y ajoutent la règle des 95 %, les crédits d'éco-innovation, les supercrédits et le droit de se regrouper — une alliance payée deux milliards d'euros.
Et dans 42 % des cas avec une méthode théoriquement très efficace. Les causes possibles sont innombrables. Remettre en cause ce droit et culpabiliser celles qui y recourent est indéfendable.
J'avoue l'avoir pratiqué sans m'en rendre compte, jusqu'à ce qu'on me le fasse remarquer. La première étude date de 1975. Et les hommes écoutent moins même quand ils ne coupent pas la parole.
Un entre-soi qui s'entretient et qui se coopte. Les quelques-uns qu'on choisira ne serviront que de caution. Dans un système plus juste, l'argent irait là où sont les besoins, et la sélection ne se ferait pas sur l'origine géographique.
La rue possède pourtant une piste cyclable séparée de la chaussée. Le même travers vaut pour les agressions faites aux femmes ou les accidents du travail : pour résoudre un problème, il faut d'abord nommer les choses.
La crue de 1901 était située un mètre plus haut. Que la puissance publique permette maintenant la mise à l'abri et la reconstruction en tenant compte du risque, au lieu de l'ignorer.
Vichy promulgue le premier statut des Juifs, et Pétain annote lui-même le texte pour le durcir au-delà des demandes allemandes. Hier, « Hitler avait raison » sur les murs d'un restaurant du 19e.
55 % des Français voudraient interdire le crop top au lycée, 66 % le no-bra. On sexualise des gamines de quinze ans, avec des injonctions contradictoires — et les plus dures sont les femmes âgées.
Huit sièges de plus pour le PS, deux pour EELV, un pour le PRG. Passer du perdant-perdant au gagnant-gagnant est facile sur le papier ; c'est un combat quotidien.
Rejetés par l'Algérie, abandonnés par la France, parqués après la guerre dans des camps comme celui de Rivesaltes. Il est temps de porter un regard neuf sur ces questions.
Perte de sensibilité, troubles neurologiques, perte de mémoire, handicap à vie dès les premières utilisations. L'achat est légal, la législation inadaptée, le danger réel.
Le répéter à plusieurs reprises en réunion publique, plus encore. Le sentiment de toute-puissance fait perdre la raison. La seule sortie digne serait la démission — mais après des excuses.
En 1970, Paris Match titrait déjà de la même façon. Et pour Stora, l'Algérie était à la France ce que le Sud était aux États-Unis : un territoire de ségrégation dans un pays proclamant l'égalité.
Le problème n'est pas la démographie mais le mode de consommation. Impôt sur la fortune, taxes carbone sur le luxe, fin de l'exonération sur le kérosène, investissement dans les transports publics. Encore faut-il la volonté politique.
La plupart sont assez malins pour ne pas exprimer leur mépris ouvertement — ceux qu'ils méprisent sont aussi leurs électeurs. Mais il est ressenti, et la défiance n'a jamais été aussi forte. Je ne laisserai plus rien passer.
Un président qui use de l'outrance sur un sujet sanitaire, une ministre qui ment sur le jour de carence, et un appel à réunir la droite et l'extrême droite. Ce « nouveau monde » n'est qu'une machine à marketing.
Sur 94 questions, l'écart entre sympathisants d'EELV et du PS est inférieur à dix points — souvent même à cinq. Ce ne sont pas les idées qui posent problème.
Quatre réseaux d'antennes hideuses depuis les années 1990 — on ne ferait pas ça pour le train ou la route. Un réseau unique et de qualité, que seul le service public peut porter. Et le principe de précaution comme règle de base.
Le premier replay des ateliers : les inégalités et discriminations que subissent les femmes dans toutes les sphères, les nouvelles luttes féministes, et leur articulation avec l'alternative social-écologique.
Mal commencée par le massacre de la Commune, mal terminée par les pleins pouvoirs à Pétain — et entre les deux, 1881, 1901, 1905. La plus stable dans la durée. Notre République paraît aujourd'hui exsangue.
Estrosi rallie Macron après avoir passé accord avec le FN en 1998. Gagner ou perdre fait partie de la règle démocratique ; encore faut-il rester fidèle à ses convictions.
On a des discussions qui se terminent trop vite parce qu'on est débordé. On doit se voir et on ne le fait pas. Puis l'irréversible arrive, et par tristesse on retombe sur le dernier échange.
Plus du double de La Rochelle, 25 % de moins de trente ans, et aucun incident sanitaire ni sécuritaire dans une situation pourtant particulièrement difficile. Merci aux militants, aux services techniques et aux intervenants.
Les médias nationaux n'ont couvert ni les rendez-vous de la gauche d'après, ni les universités de LR — les deux partis qui ont le plus gagné aux municipales. Mais attention à ne pas devenir défiant : ils sont essentiels à la démocratie. Et les médias locaux, eux, ont fait le job.
Le projet européen de la gauche d'après, la grande controverse sur le clivage entre terrestres et non-terrestres, et le modèle de croissance. Tous les trois samedi à 9 h 30.
Après David Faucon, c'est Nicolas Bonneau. La vie d'élu a ses exigences et ses difficultés, mais l'essentiel est ailleurs : les joies banales qu'on oublie dans le tourbillon.
Sacrifiée sur l'autel de la rentabilité malgré les promesses présidentielles. La continuité territoriale et la volonté de ne former qu'une communauté en prennent un coup — alors qu'elles n'en avaient pas besoin.
Santé, école, transition écologique, culture, partage du travail, lutte contre la pauvreté, place de la voiture. Sur des formats variés, et avec un casting large : partis, syndicats, monde associatif, élus de tous les niveaux.
Apple et Google agissent comme des proxénètes — le même principe que la grande distribution avec ses producteurs. Et Epic n'est pas la gentille PME exploitée. Le plus attristant reste l'absence totale de l'Europe.
Remplacé par « menteur », et d'autres inscriptions masquées à la hâte par une bâche. Un soutien à la commune, aux victimes et à leurs familles, dont la mémoire a été souillée.
Une très grande majorité réclame des conditions d'élevage et d'abattage moins cruelles. Avec 63 millions d'animaux domestiques, il devient difficile de les considérer comme de simples objets. Le bien-être devrait être un objectif politique — celui des animaux, et surtout celui des humains.
Après deux nominations à des ministères régaliens, des élus et anciens élus exigent que ceux qui sont censés nous protéger soient irréprochables. La présomption d'innocence n'est pas en cause ; l'exemplarité l'est.
La multiplication des élus multiplie les bévues possibles, et les journalistes comme les adversaires sont à l'affût. Le PS a assez souffert des déclarations baroques de certains des siens. Évitons aussi de les provoquer.
Il est mort en combattant le terrorisme, abattu froidement au sol alors qu'il était blessé et désarmé. Dégrader sa plaque est à l'image de ses tueurs : indigne et lâche.
Premiers projets annoncés : les retraites et l'assurance chômage, deux réformes synonymes d'injustice. On est loin du tournant écologique et social, et la revalorisation des infirmières et des enseignants n'est plus une priorité.
L'université d'été du Parti socialiste se tiendra à Blois fin août, à la Halle aux grains. Pourquoi ce choix s'imposait, et ce qu'il engage pour la fédération.
L'autorité de régulation juge que les reflets dans la voiture — usines, cheminées, accident — jettent un discrédit sur le secteur automobile. C'est donc l'occasion de la diffuser largement.
Une abstention qui inquiète, une règle qui se confirme — plus l'union est faite tôt, mieux ça marche —, une belle poussée des écologistes, et LREM au fond du trou localement alors qu'il détient tous les pouvoirs nationalement.
Bon pilote de F1, champion aux États-Unis, puis broyé avec sa voiture en 2001. Revenu d'une mort annoncée, il est devenu quadruple champion paralympique et octuple champion du monde. Aujourd'hui il se bat à nouveau.
Le racisme traverse la société — pourquoi la police y échapperait-elle ? S'y ajoutent les violences, un sentiment d'abandon par la hiérarchie, et le renoncement à la police de proximité. Le rapprochement avec les enseignants et les infirmiers est frappant.
Un article qui évite les pièges d'un débat où chacun met des concepts différents derrière les mêmes mots. On ne fait pas reculer le racisme en cherchant à culpabiliser individuellement et collectivement.
Tous les policiers ne sont ni racistes ni violents, loin de là — certains ont même dénoncé les dérives de leurs collègues. Mais il y a bien un problème de gestion de la violence légitime. L'État est garant d'un ordre juste.
À propos des silences politiques : celui de Pompidou sur l'affaire Gabrielle Russier, un poème d'Éluard en guise de réponse, et la grâce qu'il avait préparée sans le dire.
L'ennemi d'hier est devenu notre ami, et ces soldats tombés sont redevenus ce qu'ils étaient : des pères, des frères, des fils. Les civils, eux, ont dû supporter l'insupportable, puis reconstruire, et quand ils le pouvaient pardonner.
Blois dès le premier tour, Tours, Nancy, Laval et Saint-Étienne juste après, Orléans et Montpellier au prix de discussions difficiles. Et de rares échecs — Lille, Toulouse — où l'on devine des querelles de personnes.
Le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé une enveloppe d'environ 750 millions d'euros destinée à compenser les pertes de recettes fiscales et domaniales des communes et blocs communaux frappés par la crise sanitaire. Ce mécanisme vise à soutenir la situation financière de 12 000 à 14 000 communes
La date renvoie à la première réunion du Conseil national de la Résistance, en 1943, rue du Four. Son programme d'action a posé les bases du modèle social français et inspiré le préambule de la Constitution.
Nous sommes dans un marché global de l'énergie quand il faudrait tendre vers le local, et l'essentiel de notre production part à l'export. Et si la relance passait par la mise en sécurité énergétique des citoyens ?
Comment faire fonctionner l'ascenseur social si ses propres origines sont jugées honteuses ? Neuf témoignages sur l'illégitimité, la culpabilité et le sentiment de trahison qui accompagnent l'ascension.
Il y a un devoir d'histoire, pas de mémoire — et l'histoire s'enseigne plus ou moins bien. La crise nous rappelle douloureusement que tout peut basculer vite, et ce que vaut le privilège d'être libre.
La France brûlait encore des millions de masques issus des réserves d'État fin mars, en pleine épidémie et en pleine pénurie. Difficile d'imaginer qu'il n'y ait pas de suite judiciaire.
Soignantes, caissières, aide-ménagères, ouvrières du textile — pendant qu'une liste interminable d'experts masculins occupe les chaînes d'information. Revaloriser les métiers féminisés est urgentissime.
Tous les problèmes ne sont pas réglés pour autant, l'accès aux masques en premier lieu, y compris pour les soignants. Mais ça bouge dans les collectivités. L'occasion de réfléchir à une meilleure décentralisation ?
Un effort commun des partis de gauche contre la réforme de l'assurance chômage. Notre société va être bouleversée par la crise — et tout reste encore à faire.
L'usine, les luttes, le paternalisme, les corons, l'autogestion, le temps des cerises, la résistance, la défaite face à la mondialisation. Et cette question : le travail libérateur de la conscience ? C'est un combat pour qu'il le devienne.
Un homme attachant au parcours incroyable, dont la vie a été un combat pour ses idées. J'avais eu la chance de le croiser comme parlementaire européen et dans sa lutte contre l'arme nucléaire.
Un débat escamoté devant soixante-quinze députés. Le risque est de transformer l'Assemblée en simple décor, où il faudra faire le buzz pour se faire entendre. Et la crise fait reculer les démocraties ailleurs.
C'est un risque subi par des innocents partout dans le monde. Gardons en souvenir l'horreur des camps de concentration et d'extermination, pour pouvoir témoigner à la place de ceux qui ne sont plus là.
Un économiste connu pour ses travaux sur les inégalités et les paradis fiscaux, le secrétaire général de la CGT, une ancienne maire de Reims. Éclairant.
Le baril américain s'effondre de plus de 90 % à 1,20 dollar, son plus bas historique — il valait environ 114 dollars en 2011. Moins cher que l'eau du robinet.
Edouard Philippe « Tout le monde attend que je dise ce qui va se passer à partir du 11 mai. Je ne répondrai pas. » Une prise de parole sans intérêt, avec une dose d'auto-satisfaction insupportable quand on compare nos résultats à ceux de nos voisins. Cinq minutes auraient suffi.
Après le 11 Septembre, le secteur aérien avait perdu Sabena et Swissair. Le cataclysme actuel est bien plus violent : les survivants en sortiront renforcés, mais redécolleront sur un champ de ruines.
Un député de la majorité se fait passer pour le président « pour rire ». Le tout en plein confinement, après la plus longue grève de l'histoire récente, les gilets jaunes, le Krakatoa et le Stromboli qui se réveillent et la forêt de Tchernobyl qui se consume.
Un discours plus humble, une remise en cause de sa doctrine, une date qui donne un objectif à tous. Mais ouvrir des cantines de plusieurs centaines de personnes et pas les restaurants ? Et les crèches avant les étudiants ? Je ne comprends pas.
Rénover vingt millions de logements, contenir l'étalement urbain, réduire la place de la voiture individuelle, favoriser les circuits courts, freiner la surconsommation, décarboner l'économie. Mon choix est vite fait.
Ailleurs, le laisser-faire était assumé au nom d'une vision utilitariste. En France, où un tel discours passerait mal, la réduction des lits et la pénurie de masques conduisent au même tri — mais sans le dire publiquement.
La perte d'une culture du stock au profit d'une culture du flux. Les réserves stratégiques se sont évaporées — masques, médicaments, munitions. Un mode de gestion d'entreprise qui a contaminé la sphère publique, alors que les finalités sont différentes.
Un éditorialiste qui oublie son micro ouvert, une secrétaire d'État en balade privée, des masques redevenus utiles, un préfet qui ne démissionne pas, un ministre sur une scène de crime sans la moindre précaution. Comment ne pas accréditer ceux qui parlent de caste déconnectée ?
Communication désastreuse, et bien originale comparée à nos voisins — ce qui ne nous a pas empêchés de nous moquer des Italiens. Le président remanie son équipe de communication ; espérons qu'il parie sur la franchise.
Les Français ne sont pas un troupeau de moutons : ils ont besoin d'une autorité qui leur dise la vérité et les traite en citoyens adultes. Et une inquiétude sur le geotracking — acceptable en pandémie, difficile à défaire ensuite.
Une pensée pour ceux qui se battent ce soir, pour ceux dont la mission est de les sauver, et pour ceux qui apprendront une mauvaise nouvelle dans les jours à venir. Avec un peu de chance, on entendra quelqu'un nous dire sans parler des mots bleus.
On m'a souvent objecté qu'un droit à mourir dans la dignité ouvrirait la porte aux abus. C'est exactement l'inverse qui se produit : nous avons les défauts des deux systèmes à la fois.
Ni devant le stress. Les conditions diffèrent, l'inégalité sociale demeure, et des familles affrontent seules les violences, l'alcool et l'angoisse. Prendre du recul avant de juger l'autre.
Cesser de mentir — sur les masques, sur l'école qui serait prête. Cesser de dire tout et son contraire dans la même journée. Nous avons besoin d'un cap, et nous sommes capables d'entendre la vérité.
En temps normal, l'impôt est peint comme une charge et les services publics comme un coût. Quand la crise arrive, tout s'inverse. Ce n'est pas un hasard si le programme du CNR fut adopté en temps de guerre.
Travail quand le télétravail est impossible, achats de première nécessité, soins, garde d'enfants, exercice physique individuel. Cent mille policiers et gendarmes mobilisés pour les contrôles.
Les mesures doivent être annoncées au plus vite, et le second tour différé — l'organiser apparaîtrait lunaire. Mais les résultats du premier doivent être sanctuarisés : on ne déplace pas les Français en pleine crise pour leur dire ensuite que c'était une répétition.
Reçu trois fois dans la journée, sans doute avec les meilleures intentions. Il faudrait porter le corps à 65 degrés pendant dix minutes — ni souhaitable, ni possible.
Un plan de 830 millions pour l'hôpital financé par la CADES, le renoncement à la réforme de l'assurance chômage, l'abandon du nouveau calcul des aides au logement. Pour éviter que nos médecins aient à sélectionner ceux qui survivront.
Maintenir les élections, fermer les écoles, repousser les expulsions, activer le chômage technique. Deux jours de retard sur les mesures pour neuf jours de retard sur l'épidémie : une semaine gagnée, et c'est énorme.
Nous aurons ainsi tous pris la parole : nous sommes une vraie équipe. Et je vois Michel passer d'un ring de boxe à un discours politique avec la même aisance.
Les quatorzaines n'ont plus d'objet une fois le virus entré sur le territoire. Les trois clusters au 2 mars, et pourquoi des décisions lourdes se comprennent. Il n'y a aucun complot — seulement un virus plus contagieux et plus mortel que la grippe.
Du chef de file viré pour « oubli » de déclaration au Conseil d'État jugeant le projet anticonstitutionnel, en passant par les deux tiers du texte par ordonnance et un simulateur qui n'existe pas. Il est temps de sauver votre dignité.
Mêmes restrictions des libertés, même horreur de l'humanisme, même exigence d'obéissance à un dogme. Mais leur combat est perdu d'avance : jamais les hommes ne se sont autant mélangés qu'aujourd'hui.
Des candidatures d'animateurs, des chiffres du chômage obtenus en changeant les règles du jeu, un discours sur le handicap qui se heurte à la réalité, une loi sur les retraites sans financement. On mérite mieux, non ?
Hémicycle vide, à droite comme à gauche. Un député Modem exigeant sur la valeur du point, un député socialiste incisif. Bluff, ou volonté de lâcher LREM avant le vote ?
L'humanisme, avec une volte-face impressionnante sur le discours migratoire entre 2015 et 2017. Le modèle écologique. Et un modèle économique et social qui n'avait jamais été présenté clairement.
Et c'est tant mieux. Je déteste ce que fait Bouhafs, mais on ne peut pas le poursuivre pour avoir dit qu'il se trouvait derrière le président à un spectacle. C'est une information.
La CFDT crie victoire seule sur un report provisoire. Au-delà, le gouvernement veut refondre un système qui pèse 14 % du PIB sans avoir négocié avec personne, sans simulateur et sans valeur du point.
AUSTRALIE : « Je pensais que les catastrophes feraient tomber les murs du déni. Je me trompais : leurs maisons peuvent brûler, ils trouveront le moyen de nier les preuves. »
Nicole Belloubet est entrée au tribunal de Caen par une porte dérobée, et les avocats ont jeté leur robe pendant ses vœux. Le même jour, le chœur de Radio France interrompait les siens par le Chœur des esclaves.
Quatre mois que l'Australie brûle : douze millions d'hectares, cinq cents millions d'animaux morts, Sydney amputée de 80 % de son écosystème forestier. Ce n'est pas un feu de plus, c'est un basculement.
Couper un peu, me ressourcer, prendre du temps pour mes proches — et mieux revenir, car l'année qui vient s'annonce décisive. Une pensée particulière pour ceux qui seront seuls, ou à qui il manquera un être cher.
Le numéro un de la CFDT se dit très loin d'un accord. C'est une rupture avec l'ensemble des syndicats, et avec le pays : 57 % des Français opposés à la réforme, 67 % à l'âge pivot. Combien de temps un gouvernement peut-il tenir ainsi ?
Aujourd'hui, un travail précaire donne des trimestres, compensés par le calcul sur les vingt-cinq meilleures années. Là, tout compte : on y perd mécaniquement. Seuls y gagnent ceux qui sont nés en 1974 ou avant.
Je ne comptais pas sur son éthique personnelle, je ne suis pas naïf à ce point. Mais dans un pays normal, l'exécutif lui aurait demandé sa démission dans l'heure. C'est à ce genre de signes qu'on mesure un sentiment d'impunité.
Il avait prédit sa fin dans l'un de ses premiers titres : « Nous ne dépasserons pas 21 ans. » Il venait de commencer à se désintoxiquer du sirop à la codéine, et disait s'inquiéter pour ses fans.
Venant d'un parti qui soutient un président donnant des entretiens à Valeurs actuelles, qui a fait voter une loi permettant de retenir des enfants quatre-vingt-dix jours, et qui ose mentir sur l'aide médicale d'État.
La pétition comptait 229 259 signatures à huit heures ce matin. Le personnel hospitalier a besoin de soutien, et la manifestation est fixée au 17 décembre.
63 % ont déjà renoncé ou reporté, d'abord pour des délais d'attente trop longs, ensuite pour un reste à charge trop lourd. Et 64 % en ont constaté des conséquences physiques ou psychiques.
Urgence climatique, chute de la biodiversité, inégalités et précarité croissantes. Il faut changer en profondeur nos façons de produire et de consommer — pour la planète, mais surtout pour l'humanité.
Un budget qui pille la Sécu pour financer ce que le chef de l'État a accordé seul, un Sénat qu'on fait voter tout en annonçant le contraire à la télévision le jour même, et le budget de l'Élysée qui augmente pendant qu'on demande à tous de se sacrifier.
Voir des étudiants empêcher un ancien président de s'exprimer. J'ai pourtant des critiques à lui faire, et je ne partage pas tout ce que disent Sylviane Agacinski ou Élisabeth Badinter. Mais qu'on ne les empêche pas de parler : c'est un fondement de notre démocratie.
Abandonner ses valeurs pour du marketing politique, c'est prêcher la haine et récolter la violence. Qui appelle la peur, puis le sécuritaire, puis les règles liberticides, puis le non-respect des lois. Et l'on recommence.
La loi de 1994 imposait la compensation intégrale du manque à gagner. Le gouvernement a changé de doctrine : c'est désormais à la Sécurité sociale de réduire ses dépenses. En pleine crise des hôpitaux publics, c'est inacceptable.
À douze ans, rien compris mais absorbé par l'ambiance délirante. À vingt, une claque monumentale : la solitude, l'oppression de l'école, les dérives totalitaires. Aujourd'hui, la découverte que je n'en avais pas saisi le dixième.
Le conducteur accidenté a sauvé ses soixante-dix passagers sans être reconnu comme un héros. Que se serait-il passé s'il avait été inconscient ? À quand la suppression du copilote en avion ?
Un train a heurté un convoi exceptionnel sur un passage à niveau. Le conducteur blessé a dû sécuriser la ligne seul — porter des torches à 1 500 mètres en laissant les voyageurs. D'où la revendication : pas de train sans agent d'accompagnement.
Les pompiers se faisaient déjà agresser en intervention ; les voilà agressés par l'État. À force de briser les corps intermédiaires, il perd ce qu'il a de plus précieux : le soutien du peuple, sans lequel il n'est rien malgré les ors de la République.
Un rapport transpartisan dresse un bilan précis des zones délaissées par l'État. Le constat est clair — mais le citoyen ne veut pas payer plus, les actionnaires font chanter sur l'emploi, et l'État veut des services rentables.
Je n'étais pas d'accord avec sa ligne, et pourtant l'attachement était là. Le premier président à reconnaître la responsabilité de la France dans la rafle du Vel d'Hiv, l'orateur de la maison qui brûle, l'opposant à la guerre d'Irak.
Je ne me suis pas levé un matin hétéro par choix. Il n'y a ni déviance ni maladie à être homosexuel, ce qui rend les thérapies de conversion aussi inutiles que dangereuses.
Elle ne fait que répéter la parole des scientifiques, mais sortir du déni paraît insupportable — comme si cela condamnait quarante ans de politique menée par ceux qui en ont profité. Alors on l'attaque sur son physique, sur sa maladie.
Réformer les retraites, pourquoi pas. Mais réformer ne veut pas dire régresser. Et qu'on ne me fasse pas le couplet égalitariste : il y a huit ans d'écart d'espérance de vie entre un ouvrier et un cadre.
Dix-sept lois sur l'immigration en une décennie. Pendant ce temps le GIEC annonce sept degrés possibles, la France n'a jamais compté autant de pauvres ni versé autant de dividendes. À trop épouser ses thèses, qui fera encore barrage au RN ?
La solidarité de certains politiques avec les époux Balkany renforce l'idée, juste, d'une justice trop forte avec les faibles et faible avec les forts. Qui pleurera sur la caissière virée pour cinquante centimes ?
Favorable à l'extension de la PMA et à son remboursement, réservé sur son accès aux femmes seules, en désaccord sur la PMA post-mortem et sur la déclaration anticipée de volonté. Un sujet sensible où la nuance est légitime.
La prescription, et le fait qu'une mutuelle ne serait pas d'intérêt public. Un homme politique doit être exemplaire, pas faire des bénéfices en profitant de sa position. Les caissières licenciées pour cinquante centimes d'erreur apprécieront.
Arrêtée par la Gestapo, torturée, son mari exécuté — et elle s'est battue pour épargner la guillotine à son bourreau, puis pour obtenir sa libération. Une leçon qui nous débarrasse d'un droit à la vengeance qui n'est qu'une parodie de justice.
Nutella, mousses au chocolat, yaourts, éponges et lessive faits maison ; fruits, légumes et fromage du marché. Le gel douche et le dentifrice résistent encore. Et notre Nutella est bien meilleur que l'autre — merci mémé Orain pour la recette.
Le Président a passé deux heures mardi au siège du 3919, la ligne d’écoute, de soutien et d’orientation dédiée aux femmes victimes de violences conjugales. En position d'écoute, le chef de l'État a entendu le drame humain qui se jouait devant lui et la froideur du militaire qui parlait sans savoir qui l'écoutait. Maintenant qu'il sait, que va-t-il faire ? Les premiers signaux du Grenelle sont mauvais.
La centrale qui devait fonctionner avec les déchets radioactifs est enterrée, et c'est sans doute mieux ainsi. Reste à bâtir une vraie politique énergétique à long terme — et à régler le problème de Bure.
Notes prises à l'atelier « zéro voiture » : désynchronisation des temps de travail, périurbain éloigné, explosion des livraisons — pourquoi l'offre publique de mobilité est si difficile à construire.
Il s'oriente vers le président non parce qu'il aurait tenu sa promesse d'accueil des migrants, mais parce qu'il s'est droitisé. Loin de la conception originelle du don de soi et de l'ouverture — et du message actuel du pape.
Le maire de Signes est mort renversé par un fourgon venu déposer illégalement des gravats. À quand une vraie prise en charge des dépôts sauvages des entreprises du bâtiment ?
Un service de la police qui juge normal de parquer une centaine de lycéens à genoux, les mains sur la tête, et qui ne trouve rien à redire à la mort d'une vieille dame frappée par une grenade alors qu'elle fermait ses volets.
Quinze personnes auraient décidé de sauter de six mètres dans une eau froide et boueuse, à quatre heures du matin, pour rire — au moment précis d'une charge de police. Si l'IGPN ne joue plus son rôle, comment la croire ailleurs ?
Jusqu'à douze degrés d'écart entre une ville et sa campagne. Végétaliser, à commencer par les cours d'école, rendre les sols perméables, s'inspirer des villages blancs aux ruelles sinueuses, concevoir des bâtiments qui puissent changer de fonction. Agissons.
Une critique n'est juste que si elle prend en compte l'ensemble des faits. La reconnaissance du meurtre de Maurice Audin et la reprise des recherches du sous-marin Minerve méritent d'être saluées.
Mes grands-pères n'ont pas connu la retraite, ou si peu. Mes parents en ont profité. Et l'espérance de vie en bonne santé est de 64 ans. C'est ça, le progrès ?
Impossible de dire si le jour de carence a le moindre effet, des données RH incomplètes et peu fiables, un absentéisme identique au privé. Et pour préconisations : de la médecine préventive — inexistante dans l'éducation — et davantage de surveillance.
Et personne ne s'en offusque vraiment, tant nous sommes sûrs d'être une démocratie solide et installée. Manquons-nous de vigilance collective ? Je le crois.
Les services de l'État devaient s'en tenir aux documents de l'IGN. Sous les demandes insistantes de la profession agricole, un arrêté a ouvert la voie aux interprétations locales. Et qui commande les services de l'État ?
Le titre annonçait des maires prêts à renier leurs convictions pour garder leur siège. Y a-t-il une morale en politique ? À leur décharge, la politique du gouvernement est de droite et conduite par un ancien LR.
Il faisait partie de ceux qui savaient nous faire croire intelligents. Albert Jacquard avait ce talent aussi. Intelligents mais pas hautains, dans le partage et non dans l'autoritarisme ou le narcissisme.
Une campagne visible et plutôt bien accueillie, mais insuffisante. Un RN légitimé par la hausse de participation. Et des socialistes qui siégeront malgré tout au Parlement. Il y a une place pour la gauche — mais elle n'existe que rassemblée.
Comment les collectivités et l'État peuvent-ils laisser usurper leurs noms pour des arnaques au photovoltaïque ou à l'isolation à un euro ? Quand on demande un Siret, on a droit à des réponses qui noient le poisson.
Trente-quatre listes n'aident pas, mais plus de trois cents communes d'un même département ont « oublié » certains bulletins. Que l'État soit incapable d'assurer correctement un scrutin n'est pas rassurant.
Une participation en nette hausse, ce qui rend la victoire du RN d'autant plus grave. Macron lourdement sanctionné et ramené à son socle, LR en suicide programmé, et une gauche qui n'a jamais été aussi désunie.
Des règles compliquées qui aboutissent à un raisonnement simple. À gauche, LFI serait un vote de témoignage ; restent Glucksmann, Hamon ou le PCF — les deux derniers ayant peu de chances de franchir les 5 %.
Soixante-dix-neuf députés français parmi 751, deux grands blocs historiques, et une proportionnelle qui oblige à construire des alliances. On est très loin d'un duel RN-LREM à la française.
Je préfère garder la liberté de ne pas en porter — tout en l'imposant à mes enfants — et qu'on investisse massivement dans la circulation douce. J'assume l'incohérence : la priorité absolue reste le danger que l'automobile fait courir aux autres.
Trois mois de démarches, plus de vingt pièces administratives, un employeur qui refuse de donner sa date de naissance. Et je n'ai pourtant aucun problème avec l'écrit. Si on veut que les gens changent de mobilité, il faudra faire plus simple et plus rapide.
Deux hommes que tout opposait. L'un incarnait l'ascenseur social, l'honnêteté et le sens du sacrifice — un parcours sans doute impossible aujourd'hui. L'autre était un génie pur, éternel rival de Prost que je soutenais par chauvinisme.
Fondatrice de BLOOM, autrice d'Abysses, elle a obtenu que la France s'engage à protéger 20 % de son territoire maritime, et fait bloquer la généralisation de la pêche électrique en Europe.
Ni tournant ni relance : le cap est maintenu, entre libéralisation de l'économie et mesures sociales aussitôt contrebalancées. Une droite sociale, en somme, où le mot droite apparaît sans qu'on le reconnaisse. Un Juppé sans calvitie ou un Raffarin maigre, au choix.
Les périodes de travaux sont toujours critiques dans ce type d'édifices — l'incendie de l'église Saint-Donatien à Nantes l'avait rappelé en 2015. La flèche est tombée, la charpente a suivi. Elle sera restaurée, mais ce ne sera qu'un remake.
Aucune chaîne n'a précisé que la moitié des contributions n'avaient pas été prises en compte, ni que beaucoup étaient de simples copiés-collés. À ce jeu, certains médias perdront assez de crédibilité pour n'être plus vus comme au-dessus de la mêlée.
L'énergie que la gauche dépense à s'attaquer elle-même donne une image catastrophique. Chaque voix sous les 5 % sera perdue, et sous les 3 % c'est la survie des partis qui se joue. Je m'engage à ne relayer aucun article négatif contre Génération.s ou EELV.
Loiseau catastrophique, Bardella agressif et coupant sans cesse la parole, Jadot qui peine à cacher son agacement, Lagarde en Européen convaincu. Et un candidat oublié, rattrapé en édition : Brossat, que j'avais pourtant trouvé plutôt bon.
Le vote de désignation de la liste socialiste est acquis. Place à la campagne : elle commencera par le meeting de lancement à Toulouse, samedi, avec Raphaël Glucksmann.
Quarante places pour le PS, vingt éligibles dans le meilleur des cas, dix hommes et dix femmes. Beaucoup de déçus, dont moi. Ce sont maintenant les militants qui trancheront — chez nous, on vote.
Tourné en six jours, sans une critique du mouvement — mais beaucoup de médias ne montrent que l'autre version. Ruffin est habile, parfois manipulateur. Restent des témoignages qui disent le déclassement de gens qui ont eu un ennui ou pas de chance.
S'inscrire ne coûte rien, ne prend pas de temps et n'impose presque aucune contrainte. Peut-être qu'un jour on vous appellera parce que vous êtes compatible avec quelqu'un, quelque part sur la planète. Et vous lui aurez sauvé la vie.
Ce n'est pas comme ça qu'on passionnera les foules pour les européennes. Wauquiez parle de baisse d'impôts, jamais des services qu'on supprime — le service public, c'est la richesse de ceux qui n'en ont pas. La soirée va être longue.
Ceux contre lesquels nous devons nous battre sont la droite et l'extrême droite. Entre les idées de Jadot, Hamon et Glucksmann, il n'y a presque aucune différence.
Le soutien à Sarkozy, c'était son père. La candidature de 2006 n'a jamais existé. Le discours de Bercy de Hamon, il l'a co-écrit. Et sur le glyphosate, la commission d'enquête du Parlement européen est née grâce aux socialistes.
Je comprends ce que ce lieu représente, mais je n'admettrai jamais qu'on casse un patrimoine de cette valeur, ni la violence comme argument politique. Il faut agir, et trouver de vraies solutions concrètes.
Oui, nous pourrions y aller seuls — pour 5 à 7 %. Mais la gauche n'existe qu'en allant de l'intellectuel à l'ouvrier, et l'écologie ne peut être que de gauche. La situation nous oblige.
Rencontre avec l'association pour le droit à mourir dans la dignité. Les lois Leonetti ont été des avancées nécessaires mais insuffisantes devant la complexité des cas. En tant que parti, nous devons prendre une position claire, même impopulaire.
Le Grand arbre et l'œil de Kapoor, les Neuf discours sur Commode de Twombly, les Cent cinquante Marilyns de Warhol, l'araignée de Louise Bourgeois et le Puppy fleuri de Koons. Fatigué, mais tellement plus riche de ces émotions.
Chaque geste positif est à porter au crédit de qui le fait. Mais le FN a été créé par d'anciens Waffen-SS, un négationniste, un ancien milicien, un membre de l'OAS. Alors il faudrait commencer par condamner ses fondateurs.
On peut combattre les idées d'Alain Finkielkraut ; on ne peut pas laisser passer la haine entendue dans cette vidéo. Il est aussi attaqué parce qu'il est juif, et il faut le dénoncer.
Les éléments de langage passent mal, les participants sont respectueux, les fausses informations sont démontées. L'école arrive à minuit, pour une demande de classes à vingt-cinq élèves maximum.
Qui pourrait les en blâmer ? Cela fera surtout baisser le RN et LFI, et les forcera à proposer plutôt qu'à seulement dénoncer. À gauche, il va falloir se rassembler — sinon nous n'aurons que ce que nous méritons.
Le président explique que les Français n'ont pas le sens de l'effort ; un éditorialiste s'étonne qu'on ne se mobilise pas pour sauver Carlos Ghosn. L'énervement laisse place à l'inquiétude, et à un chouilla d'abattement.
Le procureur invoque un contexte insurrectionnel et une riposte proportionnée. Il suffit de voir les images. Comment expliquer ensuite à nos concitoyens qu'il existe une justice équitable dans ce pays ?
Une consultation que personne n'a vue, sauf les groupes ultra-réactionnaires qui veulent revenir sur le mariage pour tous. Un porte-parole pompier pyromane. Et une manifestation qui dégénère. On abîme la République au moment où elle paraît le plus fragile.
Une année inquiétante — le pessimisme qui gagne, les informations anxiogènes, le réveil du nationalisme, et l'urgence environnementale devant laquelle on reste paralysé. Mais les plus beaux monuments ont eu leur première pierre. Faire un peu, sans doute pas assez, mais faire.
Une fête familiale, donc l'heure des bilans — et une pensée pour certains de mes élèves. Dites-vous que la vie est longue, que les choses changent, et que vous construirez votre propre famille. On peut résister à tout.
Quelle différence idéologique fondamentale sépare Ian Brossat, Yannick Jadot et la future tête de liste PS ? Aucune. Ne laissons pas les électeurs devant un choix entre libéralisme et nationalisme.
Un peu marre des débats binaires. Les dérives sont condamnables, l'avenir n'est pas au pétrole, bloquer les routes est discutable — et pour autant tous ceux qui manifestent ne sont pas des fachos en 4x4. Si ces deux France continuent de s'ignorer, il y a de quoi être inquiet.
Voilà pourquoi la théorie du ruissellement n'est pas réelle et ne le sera jamais. Il faudra bien interdire ces formes d'optimisation et poser un plafond de rémunération.
Le rôle du politique est de montrer un chemin. Quand on passe son temps en communication, qu'on dit tout et son contraire et qu'on instrumentalise les peurs, on fait monter la colère. Ventre affamé n'a pas d'oreilles ; un peuple en colère non plus.
De 60 à 80 milliards par an pour la France, mille milliards pour l'Union. S'il n'y avait pas d'évasion fiscale, il n'y aurait pas de problème d'équilibre des finances publiques.
Des prénoms d'époque et des métiers durs — maréchal-ferrant, cuisinière, infirmière, agriculteur, ouvrier, chauffeur. Une génération née sur les ruines de la première guerre, et qui a pris la seconde de plein fouet.
Il n'est ni en colère ni ivre : il appelle calmement au lynchage d'une presse publique et de journalistes dont le seul tort est d'avoir fait leur travail. L'union de la gauche, oui — jamais avec ça.
Adoption définitive de la loi EGAlim (Loi Agriculture et Alimentation). On comprend mieux le refus d'inscrire la promesse dans la loi : quelques scientifiques achetés suffisent à empêcher le consensus. Si on avait écouté ces gens-là, on crèverait encore de l'amiante.
Je m'étais demandé comment on pouvait négliger la sécurité à ce point, et jamais je n'avais été aussi rassuré d'arriver à bon port. Quelques années plus tard, 1 863 personnes y ont perdu la vie — et le seul responsable désigné est mort dans le naufrage.
72 % chez les 50-64 ans, 78 % chez les employés et les ouvriers. À part LREM et les plus favorisés, il ne reste plus grand-monde pour soutenir la politique gouvernementale.
« Je gagne beaucoup d'argent, donc je pense que c'est important d'aider ceux qui sont dans le besoin. Ça ne change pas ma vie mais ça change la leur. »
L'historien Gérard Noiriel démonte l'usage que le polémiste fait du passé, et rappelle un précédent : Édouard Drumont, dans les années 1880, cultivait déjà la posture du héros bâillonné par ceux qu'il dénonce.
Tourner en ridicule l'esprit démocratique pour entraîner les individus au bout d'une logique d'abandon et de chaos. Tous ses aspects se déploient aujourd'hui au grand jour.
Le patronat n'a pas attendu les migrants pour inventer les contrats sous-payés. Prétendre sanctuariser les travailleurs des pays riches, c'est une façon d'éviter de mettre en cause les capitalistes.
Le suivi en ligne indisponible depuis des semaines, le bureau local injoignable, une plateforme qui renvoie sur une autre, et au bout du compte un numéro de colis reconnu mais inexistant. On marche sur la tête, non ?
Gouverner c'est faire des choix, et les arbitrages écologiques se prenaient au-dessus de lui. Il n'a pas voulu servir de caution morale — il lui aura fallu quinze mois pour mesurer le double langage.
La séparation des pouvoirs est la base de la démocratie. Quinze jours de suspension sont une farce, et sans l'intervention des médias on en serait sans doute resté là.
On hurle devant un transfert à cent millions, jamais devant un tableau au même prix. Et le classement est devenu si lié à la puissance financière qu'un club peut avoir intérêt à ne pas gagner. Heureusement, il reste la coupe du monde.
Pedro Sánchez, Anne Hidalgo, Sadiq Khan, les maires de Berlin, Stockholm, Rotterdam, Nantes et Rennes. Je dis « on » parce que mes filles seront de la partie : premier apprentissage de la politique.
Le choc, l'émotion, les partages, les détournements qui servent de défouloir, les petites enquêtes, puis les conséquences pour la personne visée. Et derrière, le portrait d'une société qui entretient les injustices.
Le parti des croix fléchées faisait déchausser les juifs avant de les abattre dans le fleuve — une méthode que les nazis eux-mêmes leur ont reprochée. Le mémorial date de 2005. Orban arrive au pouvoir en 2010.
Ça change de la reprise mièvre qu'on entend en boucle. Le texte du partisan qui demande à être enterré là-haut sur la montagne, à l'ombre d'une belle fleur.
Pas d'impunité sur le net ; la misère intellectuelle de ceux qui agressent sans avoir lu ce qu'ils critiquent ; la femme vue uniquement par son corps. Derrière les avatars, il y a des individus qui seront bien là.
L'appel de douze responsables associatifs et universitaires — Boris Cyrulnik, Pierre Joxe, la Cimade, Médecins du Monde — aux parlementaires, à la veille du débat sur la loi asile et immigration.
Au-delà des postures, chacun assume ses choix. Les vingt-deux abstentionnistes et ceux qui avaient piscine ce jour-là ne sont pas exemptés du jugement des citoyens. La France peut désormais enfermer quatre-vingt-dix jours un enfant qui n'a rien fait.
Près d'une commune sur deux voit sa dotation de fonctionnement diminuer en 2018. Ironie : Berd'huis, la commune même où le président s'était engagé, perd 13 % — soit 34 000 euros.
« Au cœur de la nuit avec les éboueurs de Paris », écrit par la journaliste Isabelle Rey-Lefebvre. Le quotidien d'un conducteur de camion benne de 45 ans, dans ses propres mots. Et si on changeait ? L'intelligence collective est aussi l'affaire de chacun.
Choisir un candidat qui fasse preuve de sens moral et porte une vision d'avenir pour les générations futures. Ces critères posés, ils ne sont plus très nombreux sur la ligne de départ.
Le souvenir d'une folle journée : le meeting, le premier vol qu'on a failli prendre, et le contrôle technique de la voiture tombé le même jour. Coïncidence, je ne crois pas.
Régulation par les États-nations, protection sociale bâtie autour du travail, gouvernance fondée sur le partage de la décision : trois piliers que le libéralisme démonte. Une autre voie existe, où la puissance publique coopère avec la société civile au lieu de lui imposer sa loi.
« Ce n'est pas une guerre de tranchées. » Un combat sur les valeurs, que peut porter toute personne qui s'y reconnaît, quel que soit son genre — non pour justifier que les femmes méritent leur place, mais pour faire appliquer leur droit d'accéder à toutes les sphères.
Une tribune co-signée avec d'autres premiers fédéraux, un manifeste soumis à tous les candidats au congrès. Un seul a donné des gages pour que ces réformes soient réellement appliquées : Olivier Faure aura ma voix, à titre personnel.
Un rappel des passions liées à la décolonisation et à la guerre froide — et de deux hommes assez intelligents pour enterrer la hache de guerre avant de partir.
J'ai alerté Gérard immédiatement, pensant même à un piratage de son compte. Le tweet a fini par être supprimé, sans que l'erreur soit reconnue ni l'allusion antisémite admise. Dans ces conditions, il doit prendre la porte du PS.
La liste des morts aux frontières de l'Europe, dressée par un quotidien allemand qui voulait honorer leur mémoire. Derrière chaque ligne, une histoire — et une liste qui continue de s'allonger. Combien d'oubliés ?
Des insultes et des menaces hurlées dimanche, puis des élus qui se placent sur le terrain de la morale. Le temps politique que je donne est bénévole, pour trois mandats : je suis donc libre de le dire.
Félicitations sincères aux élus, qui ont toute légitimité pour siéger. Mais le PS n'est en rien responsable de ce désastre : notre candidat initial a préféré l'investiture d'En Marche à celle des militants. Dans le Loiret, Jean-Pierre Sueur a été réélu sous étiquette PS.
Mille trois cent trente-six, c'est le nombre de jours pendant lesquels les salariés se sont mobilisés pour empêcher la fermeture. Ils ont racheté leur entreprise et lancé leur propre marque.
Il n'est pas exclu : il est démissionnaire de fait, en vertu de statuts qu'il connaît bien. Le PS n'a aucun accord avec En Marche, et les électeurs ont le droit de savoir pour quels choix idéologiques ils votent.
Un bon député, un bon bilan, et un scrutin qui n'a intéressé que moins d'un électeur sur deux. Sans union des forces de progrès social, il ne peut y avoir d'issue favorable. J'en parlerai demain à 7 h 20 sur Plus FM.
Nous n'avons pas eu que des accords dans nos discussions politiques, mais son engagement était toujours passionné et sincère. Sa fougue manquera à Anticor et aux blogueurs de la République des blogs.
Huit raisons de préférer Benoît Hamon à Jean-Luc Mélenchon avant le premier tour de 2017 : l'écologie, l'Europe, la politique étrangère, et le refus du « dégagisme ».
Un vote de conviction, pas un vote de sondage. L'inégalité sociale n'est pas une fatalité, l'ultralibéralisme n'est pas une norme infranchissable, et personne n'a encore dit où l'on prendrait les 120 000 fonctionnaires. Onze raisons.
Je ne partage pas ses convictions, mais son passage au Conseil constitutionnel instruit énormément sur le fonctionnement — et les dysfonctionnements — de nos institutions sous les deux dernières présidences. À lire.
J'avais lu que ce médicament prescrit à vie présentait des risques importants. La question a été jugée insupportable. Quelques années plus tard, la dangerosité était établie. C'est notre corps : qu'on nous donne au moins de quoi juger en conscience.
« Navré pour toi, mais l'essentiel c'est que l'enfant soit en bonne santé. » Voilà pourquoi ces commémorations, aussi archaïques paraissent-elles, restent nécessaires.
Publier l'identité des gros donateurs et le nom des lobbyistes rencontrés, interdire l'emploi d'un membre de sa famille, exiger un casier vierge pour se présenter : le détail des engagements d'un candidat qui a des idées et pas de casserole.
Le projet le plus novateur de la primaire l'emporte : une gauche audacieuse qui ne se contente pas d'atténuer les excès du monde, mais veut le changer. Et un salut au discours très digne de Manuel Valls.
Les droits de l'homme sont à la base de notre droit et appartiennent à tous. La France prend une part infime du drame qui se déroule à ses portes. Les postures et les calculs doivent s'effacer devant la solidarité nationale.
Daesh revendique sur le plan idéologique, mais les auteurs ne maîtrisent que des rudiments de religion. Leur passage à l'acte répond d'abord à des conflits intérieurs — donc à des problèmes de société qui éclatent à travers eux.
L'appel lancé aux habitants : samedi matin à 8 h 30, avec du matériel de nettoyage, pour que les sinistrés regagnent leurs habitations au plus vite. Nous avons besoin de bras.
Ravi que la bibliothèque se fasse — peu importe qui en portait l'idée. Mais remercier un département qui réclame 70 000 € pour un terrain jadis donné et menace le centre de secours, non.
Sergent-mitrailleur de la Royal Air Force, il préfère sauter d'un avion en flammes plutôt que de brûler. Résultat : une simple entorse. Un privilège qu'il partage avec Alan Magee, tombé sur la verrière de la gare de Saint-Nazaire.
Le réquisitoire contre Jean-Marie Le Pen citait Une journée particulière, et cette réplique sur le locataire du sixième. J'ai vu le film, je l'ai adoré — et je suis persuadé qu'un lycéen d'aujourd'hui ne pourrait pas le regarder.
Une mesure au symbole fort et à l'efficacité nulle. Je ne la rejette pas parce qu'elle a d'abord été proposée par le FN, mais parce qu'elle reflète une idéologie renfermée et peureuse — et qu'elle acte que tous les Français ne sont plus tout à fait à égalité.
Ce sursaut électoral ne se produit que lorsque le danger devient pressant. Ce qui frappe dans ces résultats, c'est la fracture entre l'urbain et le rural, et une population qui se sent délaissée. La responsabilité n'est pas seulement celle des politiques.
Inauguration de la Foire aux pommes de Mont-près-Chambord, en présence de la future équipe régionale. Un coup de chapeau au maire et au comité des fêtes : l'organisation était parfaite.
Une gratuité qui s'appuie sur l'égalité d'accès à l'éducation et prolonge celle des manuels au lycée. En face, une liste hétéroclite constituée sur le tard — et six départements qui ont tous fini par faire payer les familles.
Une part de l'histoire familiale s'en va avec lui, celle du Centre Culturel Populaire de Saint-Nazaire. Et cette chanson d'école, celle du gamin du fond de la classe qui n'a jamais retenu la date de Marignan.
Le Loiret a mis fin à la gratuité en 2012, le Cher l'annonce pour janvier 2016. Ailleurs, de 30 à 150 euros par élève et par an. Le relevé de six départements.
Soutenir l'alliance entre les « Républicains » de Peltier et le centre pour les régionales, c'est cautionner ce type de propos. Ce n'est pas une maladresse, c'est une chasse assumée à l'électorat FN. Et pas une condamnation, ni à l'UMP, ni à l'UDI, ni au Modem.
Le député rapporteur du texte a pris le temps d'étudier mon cas et de me répondre. Sa réponse, aussi courtoise soit-elle, ne me convient pas : le problème de démocratie locale reste entier.
Loin de la fange et de l'annonce perpétuelle de la fin du monde, New Horizons envoie des images des confins du Système solaire. N'oublions pas que nous sommes tous une poussière d'étoile.
Cet édito publié sans la photo, pour que ceux qui ne souhaitent pas la voir n'aient pas à la supporter. Et une pensée pour ceux qui, nombreux sur internet en ce moment, ont perdu toute trace d'humanité.
Sans thème imposé : les transports, la formation professionnelle, l'apprentissage, les lycées, le développement durable. Des idées concrètes, simples et efficaces commencent à émerger.
Écrite dans les années 1760 par un capitaine négrier converti au cours d'une tempête, devenue le chant de la guerre de Sécession puis celui des droits civiques. Plus de trois mille versions enregistrées.
Réunion cœur de village, fusion des communautés de communes, montage des stands pour la fête de l'école : une semaine ordinaire d'élu rural, et partout le même besoin d'associer davantage les citoyens.
LR et l'UDI lancent leur campagne — sans le chef de file des Républicains, qui avait mieux à faire. La présidence pour l'un, la gouvernance pour l'autre : où sont les convictions et les projets ?
L'attitude de Marc Fesneau est cohérente ; celle de ses presque alliés l'est beaucoup moins. Le centre s'estime à 15 %, les Républicains revendiquent 75 % des sièges.
Une signature qui n'est pas « anti-motion A », mais qui demande une ligne claire : une gauche réformatrice et progressiste, sur le plan économique autant que sociétal, et un langage de vérité après les envolées du Bourget.
Au moment du petit déjeuner, deux camions et une voiture de la Gestapo de Lyon, sous le commandement de Klaus Barbie, font irruption dans la cour. Voici les noms et les âges des enfants d'Izieu.
Balmoral, 1998. La reine s'installe au volant d'une Land Rover et s'élance sur les routes écossaises, pied au plancher. Sur le siège passager, l'héritier d'un royaume où les femmes n'ont pas le droit de conduire.
Il s'inocule son vaccin contre la poliomyélite, puis l'injecte à sa famille pour le tester. Et refuse de le breveter, afin qu'il soit diffusé gratuitement. Des millions de vies sauvées par un seul homme.
Un jeu de défi lancé de mur en mur, une photo d'enfance ressortie des archives, et trois nominations en retour. Les intéressées ont quarante-huit heures.