La formule de « l'école sanctuaire de la République » est démentie par ce qu'elle prétend décrire : violences de la société, élèves en situation de handicap laissés pour compte, enseignants précarisés. Et ce ne sont pas des portiques qui régleront cela.
Il faut nous dire d'être vigilants : on est sans doute trop cons pour l'être, et les autres jours on ne l'est pas du tout. Un message le dimanche soir pour une canicule prévue depuis une semaine, ce n'est pas pour aider — juste pour communiquer au cas où. Bon courage pour recruter.
Dîner caritatif des étudiants du lycée hôtelier au profit du festival HRun, sur le thème du cinéma. Une gastronomie de haut niveau pour une bonne cause : ce sont des citoyens accomplis.
Ce n'est pas ce que nous souhaitons devenir, et le décalage avec des programmes qui montrent un monde multipolaire et une mondialisation heureuse se creuse. Face à une actualité toujours plus rapide et saturée de communication politique, on est tenté de surfer dessus pour impliquer les élèves. Comment prendre du recul ?
Quatre mille postes d'enseignants sauvés et les trois jours de carence supprimés : ce sont de bonnes nouvelles. La majorité interne des élus — pas forcément des militants — veut laisser sa chance aux négociations. À titre personnel, je n'y crois pas.
Un professeur contractuel apprend que son contrat s'arrête du jour au lendemain, à deux semaines des congés, sans que rien lui soit reproché et sans que le rectorat l'ait prévenu — et que personne ne sera recruté à sa place. À quand une réelle réaction face à cet abandon de nos enfants ?
Je perds une journée de salaire, et je reviendrai quand même le soir pour ne pas pénaliser les élèves. Voilà tout le problème : être prof n'est pas qu'un travail, on a beaucoup de mal à ne pas vouloir aider — donc on se fait avoir à chaque fois, jusqu'à craquer pour certains, de plus en plus nombreux.
Ces séances permettent aux enfants de mieux connaître leur corps et de prévenir l'inceste, les attouchements et les abus. J'ai en moyenne deux cas par classe d'enfants victimes d'abus, majoritairement dans leur famille. C'est loin des délires évoqués par certains.
Une pensée pour ceux qui n'auront pas de structure adaptée à leurs besoins, en particulier les élèves en situation de handicap ; pour ceux qui subissent du harcèlement ou galèrent encore sur Parcoursup. Et pour mes collègues : quels que soient nos griefs, ce métier reste formidable.
L'enquête administrative écarte toute discrimination. Ceux qui ont porté la rumeur ignorent le fonctionnement du grand oral : on note à deux, les jurés ne se connaissent pas et ne sont pas de l'établissement. Restent leurs biais — sur les profs supposés de gauche, sur un lycée d'un arrondissement pauvre.
Elle est en première ligne, et reste un des rares endroits où la société se mélange encore. Parler d'école sanctuaire dans ce contexte est illusoire : il lui faut des adultes pour encadrer, et des parents qui responsabilisent. La violence n'est pas que celle des autres, ce peut être celle de son enfant.
Voilà toute l'expérience du public dans cette famille — et l'enseignante mise en cause répond qu'elle n'a jamais été absente, et qu'il n'y a jamais eu de problème de remplacement dans cette petite école très cotée.
L'école mise en cause est sous inspection pour ses cours homophobes et anti-IVG. Et justifier le privé par la décrépitude du public depuis six ans, c'est acter la catastrophe de la gestion précédente. Comment faire une telle erreur de communication dès le premier jour ?
Des élèves d'Amboise, Tours, Saint-Aignan et de quatre lycées blésois accueillis au lycée hôtelier. Merci aux partenaires pour leur accueil malgré leurs contraintes respectives.
Les Cordées de la réussite au lycée hôtelier : des étudiants de BTS Tourisme accueillent des lycéens du département, pour lutter contre l'autocensure et les choix d'orientation par défaut.
Je poste peu sur mon métier de peur (ou par lassitude plutôt) du bashing anti-prof. Pour ceux qui sont sincèrement intéressés par les conditions de travail et souhaitent une réponse au pourquoi c'est insupportable quand…
On fait grève, on n'est pas payé. Normal. Mais laissez-moi vous présenter une petite mesquinerie (qui peut avoir de graves conséquences) made in "éducation nationale".
Les enseignants ont été informés par un mail du ministre qu'il s'agirait d'une augmentation non pas des salaires mais des primes (ISAE et ISOE, attractivité), pour un montant compris "entre 100 et 200 euros"
De faux sujets de baccalauréat sur le 49.3 distribués hors de l'établissement, sans blocage, avant de surveiller l'épreuve. Cela n'a pas empêché certains de cracher leur haine sur le corps enseignant.
Remise du drapeau de l'Association d'entraide des veuves et orphelins de guerre au lycée hôtelier : pour une fois, le métier et le mandat se rejoignent. Et le rappel des projets mémoriels menés avec les écoles.
Le drame vécu aujourd’hui par ma collègue à St Jean-de-Luz ravive un souvenir que je voudrai partager avec vous. Mais il nécessite quelques précautions d’usage : - Je resterai flou sur le lieu et la date.
Une professeure au lycée Saint-Thomas-d’Aquin à Saint-Jean-de-Luz décédée après avoir été poignardé par un élève. Mes pensées vont à sa famille, ses amis, ses collègues et ses élèves.
Analyse d'un drame. intéressant regard de Vincent Peillon, ancien ministre de l'éducation: "Vincent Peillon reconnaît s’être enlisé dans la réforme des rythmes scolaires, toujours primordiale à ses yeux.
Je vois beaucoup de personnes reprendre un tweet de ce compte pour ridiculiser les profs. Personne n'a eu à première vue la curiosité d'aller voir ses publications avant de relayer.
Le moment de mettre les idées par écrit. Elle doit beaucoup à quelqu'un qui n'est même pas au PS — l'occasion de rappeler que la gauche existait avant la NUPES et existera après. Ce qui compte, ce ne sont pas les auteurs, ce sont les idées.
Augmenter de moitié le temps de stage est discriminant — il faut un réseau pour en trouver un — et inefficace, car les tuteurs n'ont ni la formation pédagogique ni le matériel des lycées. C'est surtout une réforme budgétaire : un élève y coûte plus cher. Et c'est un puissant moyen d'ascension sociale.
La situation est tellement différente aujourd'hui que la comparaison n'a aucun sens. Et ceux qui se croient en difficulté quand leurs parents payent le logement, la nourriture et la scolarité n'ont aucune conscience de ce qu'est n'avoir pas de garant.
La jeunesse rattachée à la fois à l'Éducation nationale et aux Armées, avec le service national universel dans le portefeuille. Et l'enseignement professionnel rattaché à la fois au Travail et à l'Éducation. Tristes de la vision qu'elles trahissent, et inquiétantes.
Préparation du rendez-vous entre le président de l'association et le ministre, puis débat sur la continuité éducative — entre contraintes et opportunités —, avec un tour de table sur la crise des animateurs et les enjeux de la prochaine convention d'objectifs.
Ce que l'algorithme précédent réglait en deux jours demande maintenant six semaines, parce que 800 000 humains acceptent, refusent et mettent en attente. Coût annuel : cent millions d'euros, soit deux mille professeurs à temps plein.
Parcoursup vu de l'intérieur d'une commission : 1 602 dossiers pour 50 places, à examiner en trois ou quatre jours. Ce que la machine hérite des inégalités, et ce que les professeurs tentent d'humaniser.
C'est nous tuer à la tâche. Avec le gel du point d'indice, nous avons déjà perdu 20 % de notre salaire, et gagné de nombreuses missions. C'est ce genre de politique qui mène les fascistes aux portes du pouvoir.
Un million d'enseignants coincés entre un président qui veut les précariser et des candidats nationalistes. Pourquoi la fin du CAPES et celle du statut de fonctionnaire ouvrent la porte à la corruption.
Au lycée d'hôtellerie et de tourisme, on travaille sur les croisières et sur les chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire — ma ville natale — la question environnementale se posant évidemment. Citoyen, engagé, élu, enseignant : l'important est de garder la cohérence de chacun.
Les enseignants français passent plus de temps devant leurs élèves que leurs homologues européens, pour des salaires plus faibles et des classes plus chargées dans le primaire. Et ils sont plus nombreux à se sentir socialement peu valorisés.
La commission d'enquête sur les cabinets de conseil demande à quoi cette mission a abouti. À rien de bien précis. La gouvernance du ministère, ce ne sont pas seulement des vacances à Ibiza.
Trois logiques à briser : la précarisation, la casse de la méritocratie, l'imposition d'une vision de la société. Cinq millions d'heures de cours perdues pour 500 000 remplacées ; 18,80 euros par an et par élève en éducation prioritaire, contre 800 pour un étudiant de prépa — quarante fois plus. L'école la moins méritocratique d'Europe.
De confinement en confinement, ils ont pris du recul, et les plus jeunes envisagent plus facilement un changement de carrière. L'un, à qui le dispositif est refusé pour cause de pénurie, est en arrêt maladie : « L'État paie mon remplaçant, et me paie, moi, alors que je ne demande qu'à partir. »
Parce que l'éducation demeure le principal outil au service de la liberté et de l'égalité, il faut continuer à défendre la démocratisation de la réussite scolaire et l'élévation générale du niveau de formation. Le contraire de cette réforme.
Et cinq qui le font dans le dos de leurs parents, dont une « star » à 13 100 abonnés — rappel : les réseaux sont normalement interdits aux moins de treize ans. Mais ce sont les élèves eux-mêmes qui décrivent le mieux l'engrenage du défilement sans fin.
Les mots d'une directrice d'école, épuisée après trois semaines de rentrée, en septembre 2019. Je pensais vraiment que ça ferait un électrochoc dans l'opinion.
J'explique à mes élèves qu'il faut s'engager pour changer le monde ; ils m'expliquent leur difficulté à se reconnaître dans la vie politique. Pendant ce temps je vois les magouilles locales — comme je les comprends. Et le même jour, un garçon de dix-sept ans me demande mon parrainage.
Manque de moyens, absence de volonté politique, conservatisme — et on laisse un réseau social devenir la première source d'information. Heureusement que des comptes font le travail, et bien. Mais comment s'en satisfaire ?
Trois phrases entendues dans des établissements scolaires, et trois fois non. Éduquez vos enfants, et écartez les professeurs qui se permettent de sexualiser des élèves.
Une vidéo sans précédent dans l'histoire de la communication politique, et tout sauf anecdotique. La seule question posée à l'Élysée fut : est-ce efficace ? Deux vidéastes talentueux, mais incapables d'opposer la moindre contradiction sur le terrain politique.
Un ordre du jour qui permet de cumuler l'expérience d'enseignant et celle d'élu : rentrée du 26 avril, carte scolaire, loi confortant les principes de la République, évaluation de l'école. Et la découverte d'un mode de communication plus feutré, entre gens d'horizons différents.
Les enseignants peuvent bien payer un euro. Je suis soucieux de la santé de mes élèves et je veux être vacciné dès que possible pour les protéger — mais je ne supporte plus le mépris de l'État envers ma profession. Il paraît pourtant que nous sommes choyés.
L'école de la République est un principe intangible, qui ne peut se conjuguer avec une volonté de faire des économies sur le dos des élèves. Sur la carte scolaire en Loir-et-Cher.
Évidente pour ceux qui sont dans le métier, beaucoup moins pour les autres, et noyée dans une communication sur le « libre choix des élèves ». Les conséquences en cascade de la baisse des moyens dans les collèges et les lycées.
Tout le monde était tombé dans le panneau. Et les classes plus grandes, aérées, avec moins d'élèves ? Rien n'a changé : la même politique d'abandon des zones rurales continue. Ensuite on se plaindra que l'école fonctionne mal, pour justifier sa privatisation.
Un compte où mes premières années de BTS Tourisme font chaque jour la revue de presse du secteur, dégagent les notions et assurent la mise en ligne. La main à la pâte chère à Albert Jacquard, et des liens de solidarité plutôt que de concurrence. Soyez indulgents, on débute tous.
Une alerte sur le manque d'heures et de moyens — mais combien vont tomber sur les enfants et leurs maîtres ? Aujourd'hui, après un cursus scientifique, devenir professeur de maths est vécu comme un échec professionnel.
C'est cette absence de sentiment qui l'a bouleversé. Il a demandé à Denise Holstein, 92 ans, passée par le même collège que lui à Rouen, de l'aider à comprendre. Elle a accepté.
Samuel Paty n'y aurait pas eu droit non plus. Et c'est une prime, temporaire, qui ne compte pas pour la retraite. On ne demandait pas l'aumône : on demandait la fin du gel du point d'indice et une vraie médecine du travail.
Un hommage à Samuel Paty programmé de longue date, qui se heurte à une situation sanitaire très inquiétante. Une pensée pour mes collègues de Conflans : pour enseigner il faut de l'empathie, et dans cet assassinat il y a des élèves complices.
La foi relève du domaine privé. Les seuls compétents pour nous interpeller sur la pédagogie sont les inspecteurs. Une semaine après la mort de notre collègue, revoir ces dérives et le retour du prof bashing est déprimant. Nous avons une loi : appliquons-la.
Cette image de 1436 servait mes cours de cinquième au début des années 2000. Aujourd'hui plus aucun éditeur ne représente Mahomet. Et mes deux seuls cours ayant valu des menaces portent sur les débuts de l'islam et sur le conflit israélo-palestinien.
Lutter contre les communautarismes quand ils sont source d'intolérance est positif en soi. Mais cette évolution toujours plus directive, voire autoritaire, de l'exercice de l'autorité m'inquiète.
Une formation, du travail en groupe, des cours partagés — puis plus de compte : viré de l'ancien lycée, pas admis dans le nouveau. Et l'on m'avait reproché de travailler sur mon propre site.
Après un confinement qui a bouleversé l'année scolaire, comment garantir la réussite de tous et éviter que les inégalités s'aggravent ? Syndicats et parents d'élèves autour de la table.
La période où je travaille le plus activement mes cours. Celui-ci, un premier cours de BTS « Tourisme et territoires », a accouché dans la douleur. Vos lectures, vos corrections et vos avis me sont utiles.
Sept ans, ma plus longue période dans un établissement. Trop ému pour dire ma gratitude autrement qu'en les nommant tous — collègues, vie scolaire, administration, personnel, et les élèves. Une pensée pour Jean, qui me manque toujours.
La crise économique serait de leur fait. Mais qui a décidé de la fermeture puis de l'ouverture des établissements ? Qui a défini un protocole absurde ? Qui a fondé la reprise sur un volontariat qui a laissé de côté les décrocheurs, pourtant le public visé ?
Une défiance de la haute administration comme je n'en avais jamais vu. Ils dénoncent une mise au pas du ministère, un hold-up sur l'avenir des lycées professionnels, et un double discours permanent.
Pré-rentrée des professeurs le 11 mai, plafond de quinze élèves, retour progressif par niveaux jusqu'en juin. Masques ou pas ? Tests ou pas ? Les dates devraient être fixées en fonction des moyens disponibles, et pas d'autre chose.
Masques changés plusieurs fois par jour, attestation de santé, internat faute de transport scolaire, groupes séparés, horaires échelonnés, température trois fois par jour. Le seul exemple disponible — qui n'est un modèle ni de démocratie ni de transparence.
La discipline scolaire imposée au cadre domestique, à des parents surresponsabilisés. Ceux qui pratiquent l'instruction en famille ont du temps et un niveau d'étude élevé — et ils l'ont choisi. Il est temps d'admettre que cette année scolaire est terminée.
Trois annonces en quelques jours : on enseignera à distance de la maternelle à la fac, on pourra fermer les écoles, on ne les fermera pas. Je disais qu'il ne fallait pas blâmer les mesures — sur ce point, quand même.
Des familles de troisième stressées, des terminales désarmés, des secondes anxieux, des premières piégés. Six mille cinq cents connexions à leur questionnaire, et une phrase qui revient : nos enfants ne sont pas des cobayes.
Perte de motivation, déprime, parfois dépression. Les E3C, le stress permanent, Parcoursup — auxquels s'ajoutent le réchauffement, la montée des extrêmes et les tensions religieuses. Et j'enseigne dans un établissement plutôt favorisé.
Blocages, refus de composer, forces de l'ordre dans les lycées, sujets portant sur des chapitres non étudiés, alarmes débranchées, triche industrielle. Pas une ligne dans les médias.
Le décompte de mon lycée : 42 grévistes sur les 75 enseignants qui devaient assurer des cours. Même en appliquant la méthode ministérielle, on arrive à 42 %.
Quatre difficultés qu'un professeur d'histoire éprouve à porter la mémoire de la Shoah : le complexe de l'imposteur, l'angoisse de l'échec, la récupération, le relativisme. Et ce que Primo Levi et Élie Buzyn y changent.
Le ministre affirme que 99,9 % des enseignants adhèrent à sa réforme. Un texte de Cécile Rullon, que je reprends — j'ajoute seulement que ma profession souffre surtout du mépris de sa propre institution.
Une solution simple existait : mettre les copies dans le casier du prof. Si le dispositif est lourd et coûteux, c'est qu'il permet de surveiller chacun — jusqu'au temps de correction par copie.
Elle fait partie de l'année « cobaye » de la réforme du bac et lui écrit son ressenti : la précipitation, les programmes infaisables, et les questions qui restent sans réponse parce que personne n'en a.
Dix-huit pour cent de perte en dix ans par le gel du point d'indice, quarante pour cent depuis le début des années 1980. Les enseignants ne demandent pas de quoi compenser leur retraite : ils demandent le rattrapage qui leur est dû.
Les syndicats des personnels de direction obtiennent gain de cause la veille d'une grève d'ampleur inédite. Pure coïncidence. Je ne doute pas un instant qu'ils resteront solidaires du mouvement.
93 % la jugent importante pour l'avenir de leur enfant, 75 % en font une source d'inquiétude, mais seuls 42 % se sentent bien accompagnés. Et 62 % estiment que les choix se font par défaut, faute d'information.
Une tribune trop dure à mon goût, mais qui sonne juste. Face au crash annoncé du nouveau bac, aux classes à trente-six élèves, au manque de moyens pour accueillir dignement les enfants handicapés, la gauche offre de la compassion. Et comme alternative ?
D'extrême droite puis de gauche, collaborateur puis résistant, signataire de condamnations à mort puis abolitionniste. Cela paraît impossible à mes élèves — et ils n'ont pas tort. Cela peut aussi leur apprendre la nuance.
On ne s'y intéresse qu'une fois par an, deux avec le bac. Et si on posait les questions essentielles ? Former des enfants ou préparer à l'emploi ? Garderie ou élément central de la société ?
« Je n'ai rien validé. » En se comportant de la sorte, le gouvernement dévalorise le baccalauréat et lui fait perdre sa dimension de diplôme national. Bravo pour cette honnêteté intellectuelle.
Les mots d'une DRH d'académie devant une assemblée de professeurs médusés, dans un lycée où six suicides ont eu lieu depuis 2012. Le procès France Télécom n'a servi à rien.
C'est la première fois. Le métier n'a jamais été aussi exigeant, l'image des professeurs jamais aussi dégradée, et aller contre eux rend populaire. Ce n'est pas l'éducation seule qui est touchée : c'est toute la sphère publique.
Un syndicat de droite qui rejoint la CGT, le SNES et les autres pour un préavis déposé sur le premier jour des surveillances. C'est dire où en est le dialogue avec le ministère.
Quatre heures de train minimum, alors que les copies numérisées existent. Quand j'étais stagiaire, j'allais de Nantes à Angers pendant que les Angevins allaient au Mans. L'un d'eux s'est tué sur la route.
Un bug de la plateforme a remis en attente des candidats déjà acceptés, et fait perdre des places à ceux qui patientaient. On nous avait pourtant expliqué que les couacs de l'an dernier tenaient à la mise en place.
Publier sur l'école déclenche toujours des polémiques : chacun croit connaître le sujet parce qu'il y est allé un jour, et tout le monde garde le souvenir d'un prof stupide. L'école a pourtant beaucoup changé, et doit changer encore.
Les différences culturelles seraient sources de conflits, l'immigration devrait être sélective pour rester supportable, la mondialisation apporterait le bonheur. J'ai parfois l'impression qu'une bataille idéologique a été perdue sans qu'on s'en rende compte.
Le texte du programme de première, à l'appui : Verdun n'en disparaît pas, il cesse seulement d'être un point de passage obligé. La polémique est une récupération politique.
Septembre : grande opération de communication pour recueillir l'avis des enseignants sur les programmes. Mars : publication. Ni l'inspecteur ni le conseil supérieur des programmes n'ont reçu le moindre retour.
On lui avait dit qu'il pourrait éviter cette matière au bac — ce qui arrangeait aussi des TP surchargés. Deux trimestres plus tard, on lui apprend le contraire. Et toujours pas de place pour lui en cours.
Un amendement — rejeté — proposait une tenue commune dans chaque établissement, et demandait au chef d'établissement de veiller à ce que les enseignants portent une tenue conforme à leur autorité.
La fusion des collèges et des écoles primaires, et des professeurs remplacés par des assistants d'éducation préparant les concours. Le point commun : économiser. Sur le dos de qui ?
Avec cet article premier, toute critique de l'institution portée par un enseignant pourrait être sanctionnée par une révocation. Or les violences comme la diffamation sont déjà punies par la loi.
Publiés sur le site du SNES avec leurs annexes — c'est-à-dire les contenus — avant leur parution officielle. EMC et histoire-géographie, de la seconde à la spécialité de première.
Carte des spécialités du nouveau lycée dans l'académie d'Orléans-Tours : un seul établissement pour l'allemand, le théâtre ou l'italien, pas de musique en Loir-et-Cher, et pas de danse du tout.
L'autorité doit être affirmée à l'école, et voir cette collègue humiliée me met en rage. Mais en toute une carrière j'ai connu très peu de dérapages, et 99 % de mes élèves sont respectueux. Ce respect-là vaut mieux que la peur d'en prendre une.
Les camarades de seconde de Louise ont monté le projet de bout en bout — l'affiche, la communication, les artistes — pour récolter des fonds au profit d'une association. Rendez-vous le 20 avril.
Pour les élèves qui sont venus voir les sentiers de la gloire ce matin : l'adaptation française d'Ein treuer Husar, chantée à l'écran, dans la version de Francis Lemarque.
Être de surveillance n'a pas que des désavantages : un couloir calme, une allée de ginkgo biloba qui fait l'admiration du principal, et une échelle que personne ne bouge — comme celle de Jérusalem, en beaucoup plus jeune.
On fait un cours sur « nourrir le monde » en seconde, alors on fait attention à ce qu'on mange. Le miel est bio — et il a parcouru des milliers de kilomètres pour le compte d'une multinationale. Bilan du bulletin : peut mieux faire.