Les démissions d'enseignants, un phénomène en expansion
De confinement en confinement, ils ont pris du recul, et les plus jeunes envisagent plus facilement un changement de carrière. L'un, à qui le dispositif est refusé pour cause de pénurie, est en arrêt maladie : « L'État paie mon remplaçant, et me paie, moi, alors que je ne demande qu'à partir. »
« Le sentiment de solitude et de perte de sens a augmenté. De confinement en confinement, ils ont pris du recul. Ceux que j’accompagne, notamment les plus jeunes, ont davantage de facilité à envisager un changement de carrière », estime-t-elle. Elle-même a fait le grand saut en 2019, après vingt-cinq rentrées dans le second degré, et deux demandes de départ volontaire qui lui avaient été refusées. La troisième a été la bonne. « Si l’éducation nationale se débarrassait de tous ceux qui en formulent un jour le souhait, ça se saurait », glisse l’ancienne professeure.
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« Le rectorat m’a fait savoir qu’il n’est pas en mesure de me faire bénéficier du dispositif », en invoquant « une situation d’urgence ». Autrement dit : la pénurie de professeurs sur le terrain. Ce père de famille, qui ne peut pas « se permettre » de démissionner, est aujourd’hui en arrêt-maladie. « L’Etat paie mon remplaçant, et me paie, moi, alors que je ne demande qu’à partir… C’est kafkaïen. »
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« J’ai reçu au bout d’un mois un courrier me demandant de confirmer ma démission, et ça c’est terminé comme ça. » Le seul signal est venu de son ordinateur, le 7 juillet, au dernier jour de l’année : « Je n’ai pas pu me connecter à mon portail. J’ai compris que c’était fini. »
22 %
C’est la part de personnels contractuels au sein de l’éducation nationale en 2020-2021, quand ils n’étaient que 14,5 % entre 2015-2016.




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