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Fred Orain

Chroniques politiques, Ukraine et vie publique à Blois

Éducation

Aujourd'hui j'ai lu une enième personnalité politique utiliser l'expression qu'il faut…

La formule de « l'école sanctuaire de la République » est démentie par ce qu'elle prétend décrire : violences de la société, élèves en situation de handicap laissés pour compte, enseignants précarisés. Et ce ne sont pas des portiques qui régleront cela.

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Aujourd’hui j’ai lu une enième personnalité politique utiliser l’expression qu’il faut “préserver l’école comme un sanctuaire”.

J’en ai tellement ma claque de ces formules “d’école sanctuaire de la République” alors que tout dans l’action de l’État indique l’inverse depuis des décennies. L’école n’est pas un sanctuaire et elle ne l’a jamais été. Elle prend de plein fouet la violence de la société (3 enfants abusés par classe en moyenne, tu crois qu’ils oublient ça le temps des cours ?). Des milliers d’élèves en situation de handicap mal accueillis, voire carrément laissés pour compte. Une compétition malsaine entre élèves avec Parcoursup, des privilèges aberrants donnés à certains établissements privés etc.

Des enseignants mal payés (qu’on appelle “prof” d’ailleurs comme pour les rabaisser), des ministres insultants qui répandent des fake news sur le métier (temps de travail notamment). Et on charge la barque avec la précarisation des enseignants (contractuels à un niveau record) et en attribuant de multiples missions annexes (ASSR, PIX etc.)

Bref, j’aimerais qu’on évite de faire croire que la société prend soin de son école. C’est tout le contraire. C’est surtout une incroyable violence institutionnelle qu’elle subit (comme l’hôpital) et qu’elle impose bien malgré elle aux élèves. Et ce ne sont pas des portiques aux entrées qui vont régler les problèmes mais bien le fait d’avoir par exemple des enseignants, des surveillants, des infirmières et des médecins du travail.

Alors continuez de saper l’école si vous voulez mais au moins ne faites pas croire que vous faites l’inverse.

Bonne rentrée tout de même.

2 commentaires

  1. Michel RIOU

    C'est la dixième rentrée que je ne fais pas ! Ce qui ne n' empêche pas de penser très fort à tous les collègues qui embarquent pour une nouvelle traversée ! Solidarité 😉🥰!

  2. JCL

    N'ayant jamais fait partie de cet énorme mammouth que représente l'éducation national, mais ayant exercé dans le milieu industriel la formation de personnel de grosses sociétés il était toujours intéressant d'observer la façon dont le nouvel embauché fraîchement diplômé allait s'intégrer dans ce monde qu'il ne connaissait pas composé de salariés ayant comme formation leur expérience. Pour certain l'ouverture de leur esprit leur permettait de s'adapter plus facilement que pour d'autres. Lorsque l'on pense au 4500 élèves qui ont fait leur entrée aujourd'hui, dans notre ville de Blois par exemple, nous imaginons le parcours qui est écrit dans les programmes à dispenser par les professeurs. Ces pépinières composées d'élèves vivants dans des milieux différents, avec les moyens de communication (téléphone) qui n'existaient pas avant, qui souvent dissipent leur attention, sans oublier les aléas de fonctionnements aussi bien administratifs que pédagogiques qui peuvent se présenter tout au long d'une année démontrent qu'être enseignant aujourd'hui n'est pas une mince affaire. Il faut que les motivations existent de toutes parts. Nous ne pouvons qu'encourager les enseignants, dans l'exercice de leur métier. Excellente rentrée à toutes et à tous (professeurs et élèves)

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