Dès 2022, les Russes n'ont pas compris que les Ukrainiens fuient avec leurs chats et leurs chiens. Derrière ce détail apparemment dérisoire se lisent deux façons opposées de penser la famille, la solidarité et ce qu'une société doit à ses plus faibles.
Mer Noire, ciel, industrie de guerre, tenue intérieure : dans chaque grand secteur une bascule s’est engagée, et elle semble irréversible. Pourquoi l’Ukraine va gagner — à condition que l’Europe se montre enfin à la hauteur.
Le théâtre de Marioupol, devant lequel le mot « enfants » avait été inscrit, bombardé il y a quatre ans : 300 à 600 morts, aucun objectif militaire. Un rappel au moment où Lavrov est invité au journal de 20 heures.
Environ 40 % des capacités d'exportation pétrolière russes frappées en vingt-quatre heures, 90 % des mille drones reçus abattus, 400 km² repris au sud : un bilan avancé à l'appui d'un plaidoyer pour le soutien à Kiev.
Une bascule, peut-être temporaire, sur le front de Zaporizhzhia : privées de leurs moyens de communication habituels, les troupes russes souffrent. L'hypothèse d'une attrition qui produit ses effets, assumée comme discutable.
Le départ annoncé en janvier de Keith Kellogg, envoyé spécial de Trump pour l'Ukraine, prive Kyiv d'un de ses rares soutiens au sein de l'administration américaine, au moment où le front se tend à Siversk, Huliapole et Pokrovsk.
La ville n'est pas encore tombée, et sa perte pèserait moins lourd que celle de Kramatorsk. C'est au nord, autour du verrou de Rodynske, que tout se joue, pendant que beaucoup d'analystes confondent infiltrations russes et prise de territoire.
Après cinq mois de progression continue, les gains territoriaux russes reculent nettement en août : le détail par oblast, jusqu'aux 8 km² perdus à Sumy, donne à voir l'attrition qui gagne les troupes russes.
Contre les commentateurs qui savourent leur « on vous l'avait bien dit », le rappel que l'Ukraine s'est sauvée elle-même : une paix contrainte ne signerait pas une défaite écrite d'avance, mais la lâcheté de ses soutiens.
Bilan chiffré de 2024 : 3 552 km² conquis par la Russie, un rythme qui lui promettrait la victoire en 2155. Et pourquoi l’issue de la guerre se jouera sur l’économie russe plus que sur la ligne de front.
Le rapport de feu s’améliore, celui des pertes se dégrade : l’Ukraine gagne d’un côté ce qu’elle perd de l’autre. Pokrovsk concentre à lui seul la moitié des combats. Reste la seule question qui compte : lequel des deux camps lâchera en premier ?
À rebours des analystes, une défense argumentée de l’offensive sur Koursk : ses buts de guerre réels, la fin des lignes rouges russes, et le pari risqué assumé dans le Donbass.
Après des mois de front figé, l’incursion ukrainienne dans l’oblast de Koursk rebat les cartes. Ce que cette offensive révèle des fuites du renseignement américain et de l’épuisement russe.
Au lendemain de l’attaque du Crocus City Hall, revendiquée par l’État islamique au Khorassan, l’analyse d’un échec sécuritaire russe que le Kremlin s’emploie déjà à retourner contre l’Ukraine.
Le rapport de feu tombe à 20 contre 1, mais les stocks russes de blindés s’épuisent. Décompte des pertes et images satellites des parcs de stockage : ce que les faits permettent d’anticiper, sans optimisme ni pessimisme de principe.
Couvrir la présidentielle russe comme une élection ordinaire, c’est déjà servir la propagande du Kremlin. Rappel de ce qu’est un dirigeant recherché par la CPI, et de ce que coûterait vraiment une défaite ukrainienne.
Bilan de deux ans de guerre présenté à l’association Pour l’Ukraine : pourquoi le mythe des lignes rouges nous paralyse, pourquoi nos stocks de munitions restent vides, et ce que l’Europe devrait faire plutôt que d’attendre 2025.
La guerre n’a pas deux ans, elle en a dix. Après la chute d’Adviivka, un état des lieux sans complaisance : rapport de feu à 10 contre 1, mobilisation qui tarde, et pourtant des motifs d’espérer à plus long terme.
Critères géographiques, occupation étrangère, Balkans, Turquie, Caucase : les règles réelles de l’élargissement européen, et ce qu’elles impliquent pour les candidatures ukrainienne et moldave.
Neuf obus russes pour un obus ukrainien : le rapport de feu s’est effondré pendant que le Congrès américain reste bloqué. Mais Moscou paie Avdiivka 200 blindés et ne sait plus quoi faire de ses roupies indiennes. État des lieux d’un hiver charnière.
Kyiv annonce officiellement une tête de pont sur la rive gauche du Dnipro. Faute de blindés et de logistique, les 250 hommes de Krynky relèvent encore de la guérilla. Adviivka, elle, prend des airs de Bakhmout.
Les entretiens pessimistes de Zaloujny et Zelensky disent vrai, mais valent surtout par ce qu’ils taisent. La guerre d’attrition est installée, et l’Occident donne juste assez pour que l’Ukraine ne s’écroule pas, pas assez pour qu’elle gagne.
Trois points de passage ukrainiens tiennent désormais sur la rive gauche du Dnipro, à Dachi, Prydniprovske et Krynky. Plus tout à fait un raid, pas encore une tête de pont : de quoi contourner les lignes Sourovikine.
L’offensive d’été ukrainienne s’achève sur un échec : mauvais axes d’attaque, blindés trop légers, terrain non déminé. Retour sur les leçons à en tirer, les premières frappes ATACMS et l’assaut russe raté devant Adviivka.
Le quartier général de la flotte de la mer Noire détruit, presque dans l'indifférence générale : plutôt qu'un coup d'éclat, l'Ukraine use la Crimée par petites frappes répétées. La forteresse russe est en train de devenir un piège.
Trois mois après le lancement de la contre-offensive, un bilan chiffré et sans complaisance : pertes matérielles ukrainiennes faibles, lignes russes usées par une défense fixe. L'été a été favorable à Kyiv, mais l'essentiel reste à faire.
Neuf jours de combats pour un seul village, des gains comptés en mètres : le quotidien réel du front, vu par un film sur les réfugiés et un reportage du New York Times. De quoi comprendre l'exaspération de Kyiv face aux critiques venues de loin.
Robotyne est tombée et la Russie déplace ses meilleures unités pour colmater. En se dégarnissant ailleurs, elle trahit une attrition élevée : c'est elle, plus que les kilomètres gagnés, qui dira si l'offensive ukrainienne a réussi.
Robotyne ne comptait que quelques centaines d'habitants, mais c'est le seul point du front où l'armée ukrainienne a franchi la première ligne de défense russe. Derrière, à dix kilomètres, l'objectif réel : le verrou logistique de Tokmak.
308 km² repris depuis le début de l'offensive d'été, soit plus de 82 ans pour libérer tout le pays à ce rythme. Bilan chiffré du coût matériel, du rapport de feux et des objectifs encore atteignables, avant démontage du « plan Sarkozy ».
Faute d'informations fiables sur le front, chacun y lit ce qui l'arrange : offensive ukrainienne poussive pour les uns, armée russe qui craque pour les autres. Ce que l'on sait vraiment, et pourquoi raisonner au feeling coûte cher.
La Turquie lève son veto sur l'adhésion de la Suède à l'OTAN. Erdogan ne change pas de camp, il encaisse : la Baltique devient un lac de l'Alliance, et la facture sera payée par les Kurdes, l'Arménie et l'Union européenne.
Kiev et Moscou annoncent l'une comme l'autre un accident à la centrale de Zaporijia. Si l'arme nucléaire tactique reste hors de portée politique de Poutine, le barrage de Nova Kakhovka a montré qu'une catastrophe civile pouvait rester impunie.
246 km² repris en juin : peu, mais l'inversion de tendance est là. Ce grignotage sert surtout à fixer les forces russes aux extrémités du front. La vérité du terrain viendra de l'attrition, pas du tempo médiatique.
Le silence ukrainien laisse le champ libre à la communication russe, et l'Occident conclut trop vite à l'échec de la contre-offensive. Les ratios de pertes, l'artillerie rééquilibrée et les trois quarts des brigades encore en réserve disent le contraire.
Traverser à pied sec le réservoir vidé de Nova Kakhovka ? L'hypothèse paraissait délirante. Des cartes militaires allemandes de 1943 y recensent pourtant six passages, et le lit du fleuve sera au plus sec en août-septembre.
Une semaine après le passage à la phase visible : 100 km² repris, une armée russe qui recule en bon ordre plutôt qu’en déroute, et un quart seulement des réserves ukrainiennes engagées. Ce qui manque encore, et à quoi se mesurera vraiment le succès.
Pourquoi il fallait attendre avant de désigner les Russes dans la rupture du barrage de Kakhovka, et pourquoi crier à l’échec de l’offensive après quelques blindés perdus n’a aucun sens. Plaidoyer pour la patience quand toutes les sources mentent un peu.
Des attaques ukrainiennes sur plusieurs axes, mais toujours aucun char occidental engagé : signe que l’essentiel se joue ailleurs. Premiers villages repris au sud de Velyka Novosilka, avec un objectif qui se dessine, couper le front russe jusqu’à la mer d’Azov.
L’attaque de drones la plus massive jamais menée sur Moscou révèle surtout une guerre de communication où chaque camp joue double jeu. Suivent le bilan chiffré de l’aide occidentale livrée et un tour d’horizon des dominos géopolitiques, de la Baltique au Sahel.
La chute de Bakhmout n'est plus qu'une question de jours, tandis que l'aviation russe multiplie les sorties. Et un chiffre glaçant venu de Russie : plus de la moitié des soldats tués le seraient faute de soins corrects.
Autour de Bakhmout, les attaques exploratoires réussissent et l'étau se desserre. Les frappes visent désormais les postes de commandement russes, dernière étape avant l'assaut. Et un rappel aux réseaux : la guerre n'est pas un jeu.
Le front est presque figé, mais tout se joue en coulisses : frappes en profondeur, brigades en formation, fuites organisées. Et une information qui dérange Moscou : un Patriot a intercepté un missile hypersonique Kinzhal.
L'armée ukrainienne a pris pied sur la rive gauche du Dnipro, face à Kherson. Vraie tête de pont ou diversion avant une offensive à Zaporijjia ? Revue des options ouvertes et de ce qu'elles coûteraient.
Le front se fige autour de 45 à 65 attaques par jour, une bombe russe tombe sur Belgorod, une région russe sur trois frôle la crise budgétaire. L’usure n’est plus seulement militaire : elle est financière, et c’est peut-être là que la guerre se jouera.
Onze civils tués à Sloviansk pendant que l’intensité des combats baisse partout sauf à Bakhmout, occupée à 80 %. Prigojine plaide déjà pour arrêter les frais : l’effort russe semble à bout de souffle, en attendant que la boue sèche.
Bilan chiffré de la campagne d’hiver russe : des gains minuscules payés 30 000 à 40 000 hommes rien qu’à Bakhmout. Face à une armée russe qui a atteint son point culminant, l’Ukraine aligne neuf brigades neuves et n’aura pas droit à l’erreur.
Le front est figé par la boue, mais l’aide américaine bascule vers le franchissement et le génie : l’offensive de printemps se prépare. Pendant ce temps, Wagner grignote Bakhmout maison par maison, désormais occupée à 75 %.
Quatorze chars Challenger, une centaine d'obus, et une panique nucléaire fabriquée de toutes pièces. Ce qu'est vraiment l'uranium appauvri, pourquoi les armées l'emploient, et ce que Moscou gagne à confondre densité du métal et radioactivité.
Des chars T-54 des années 1950 partent au front : l'attrition russe se lit dans le matériel envoyé. La contre-attaque ukrainienne, elle, attendra la fin des boues. Avec un détour assumé par la France, où être pro-ukrainien engage aussi sur la violence policière.
La visite de Poutine à Marioupol, au lendemain du mandat de la CPI, relève de la façade en carton-pâte. Derrière elle : deux tiers des maisons rurales russes sans toilettes intérieures, un million d'habitants perdus en 2021, un pays qui se vide.
À Bakhmout, l'étau se desserre au nord pendant que Wagner progresse au sud, mais la 93e brigade n'a presque plus d'obus. Le dégel transforme le front en boue, et la faillite de la Silicon Valley Bank fait plonger les banques européennes.
Premiers échanges de tirs sur le sol russe, dans l'oblast de Briansk. De Moukden à l'opération Himmler et aux attentats de 1999, retour sur la mécanique de l'attaque sous faux drapeau et sur ce qu'elle servirait ici.
Les diplomates européens jugeaient ce conflit impossible. Il rappelle surtout que le hard power a repris le pas sur l'économie, de Taïwan aux pays Baltes. Sur le front, Wagner s'étiole et l'aviation russe réapparaît.
On commémore un an d'invasion en oubliant que la guerre a commencé en Crimée il y a neuf ans. Bilan de l'année écoulée : la Russie en échec, notre renseignement pris en défaut, une défense européenne toujours introuvable.
À un an de l'invasion, ce que le front ukrainien dit de notre propre défense : le drone devenu consommable, une Europe qui produit en un mois ce que Kyiv consomme en un jour, et l'urgence de relocaliser.