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Fred Orain

Chroniques politiques, Ukraine et vie publique à Blois

Ukraine

Point de situation (forcément lacunaire et à prendre avec des pincettes).

Kiev a tenu, ce qui est déjà un exploit. Front par front : la jonction avec Marioupol au sud, Odessa toujours ukrainienne, et Kharkiv la russophone qui résiste.

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  • Kiev a tenu : en soi c’est déjà un exploit. Le front est fixé à 30km au Nord pour l’instant. Les opérations aériennes russes au sud de la ville ont été mises en échec. Idem pour la tentative de prise de la centrale électrique.

  • Sur le front sud la situation est très inquiétante. La jonction avec Marioupol est en passe de se réaliser. Melitopol est tombée et Tokmak est en cours de l’être. De gros moyens sont déployés. Plusieurs débarquements ont eu lieu. Odessa de son côté reste fermement ukrainienne. Pour l’instant. Le Dniepr sert de frontière naturelle malgré la prise de Kherson. Une unité du génie russe (chargée de construire un pont) a été détruite cette nuit.

  • Au Nord-Est : Kharkiv tient encore. De nombreux dégâts côté russe. Des problèmes de logistique. La guerre éclair semble patiner un peu. C’est important car Kharkiv est russophone et la population fait preuve d’un courage incroyable (vous avez peut-être vu cette vidéo sur les Russes en panne d’essence ?). Le récit poutinien des russophones soumis ne fonctionne pas.

  • Dans le Donbass Stanystsia Luhanska est tombée et la jonction avec les troupes qui s’attaquent à Bilovodsk devrait se réaliser. Pour le reste le front reste très stable. Lysychansk, Krasna Hora, Kramatorsk sont relativement épargnées.

  • À l’Ouest la situation semble sous contrôle. Les tentatives russes aéroportées sur la base de Lviv ont échoué. C’est par là qu’arrive l’essentiel des ressources occidentales pour résister. Il est vital que cette zone reste fermement sous domination ukrainienne. Il est vital aussi que la logistique suive et que l’espace aérien ne soit pas complètement pro-russe.

Pour conclure les gains territoriaux russes sont très faibles. Mais ne nous leurrons pas. Le combat est toujours extrêmement déséquilibré. Sans reprise de contrôle d’une partie du ciel l’infanterie ukrainienne restera une cible facile. Seul le combat en ville pourra permettre de détruire les colonnes de chars.

L’occident monte en régime petit à petit dans son aide. Pologne, Belgique, France, Pays-Bas, pays baltes font de gros efforts. Néanmoins cela reste long à mettre en place. Si l’occident voulait aider à la victoire il devrait faire comme la Turquie le fait, vendre (ou même donner) des drones de combat. Aurons-nous le courage de le faire ?

Edit :
Deux mauvaises nouvelles :

  • La Russie ordonne à son armée “d’élargir l’offensive” sur l’Ukraine (ministère de la Défense). 2/3 des soldats amassés n’avaient pas encore passé la frontière…
  • Le front au sud lâche. Berdiansk est tombée. Tokmak aussi. Marioupol est sans doute déjà entourée.

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