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Fred Orain

Chroniques politiques, Ukraine et vie publique à Blois

Ukraine

Jour 24

Le communiqué de l'état-major ukrainien repris front par front : Slobojanski, Izioum, le nord, l'est. Un relevé brut des positions et des tentatives russes, localité par localité.

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À l’Est :
L’état-major général des forces armées ukrainiennes :

Dans la direction de Slobozhansky, les forces du district militaire occidental n’ont pas mené d’opérations offensives actives. Essayer d’occuper des postes dans les zones de colonies Svatove, Izyum, Petrovske, Husarivka, Balakliya, Liman, Malinovka, Kochetok, Bezruki, Oleksandrivka, Velyka Pisarivka, Tarasivka, Oleshnya, Nedrigailiv, Romny, Talalaivka

En direction d’Izyum, l’armée russe tente d’agir dans les régions de Balakliya, Husarivka, Volobuivka, Petrovske, Protopopivka, Savintsi, Veseloe, Izyum, Snizhkivka, Topolske, Bakhtin, Kapitolivka. Aucune opération offensive active n’a été notée et les troupes ont été regroupées et dotées d’une logistique

Au Nord :
L’état-major général des forces armées ukrainiennes : dans la direction de Slobozhansky, les forces du district militaire occidental n’ont pas mené d’opérations offensives actives. La Russie essaie d’occuper des postes dans les zones de colonies Svatove, Izyum, Petrovske, Husarivka, Balakliya, Liman, Malinovka, Kochetok, Bezruki, Oleksandrivka, Velyka Pisarivka, Tarasivka, Oleshnya, Nedrigailiv, Romny, Talalaivka

Au Sud :
État-major général des forces armées ukrainiennes : dans la direction de Pivdenny Buh, l’armée russe opère dans les régions de Pravdine, Petrovske, Novohryhorivka, Novomykolaivka, Chervone, Greyhove, Mykhailo-Larine, Ingulka, Hrystoforivka, Maryanivka, Novooleksandrivka, Partizanske, Kryvybka, Snigysike , Snigysilovka, Snigyskelo, Novovorontsovka.

Ne mène pas d’opérations offensives actives, se regroupe, déploie des réserves et réapprovisionne en munitions

Jour 24 : « Le mur du çon » (tous droits réservés au canard)
Fait notable du jour, l’utilisation de missiles hypersoniques par la Russie. Ce type d’armement angoisse l’occident car il est trop rapide pour être intercepté et peut porter une charge nucléaire. C’est un moyen efficace pour Poutine de faire peur pour empêcher l’occident d’aider l’Ukraine. C’est aussi sans doute un moyen de compenser la diminution des missiles Isklander à disposition.
Autre fait majeur, l’introduction des blindés à Marioupol. La ville va tomber. Le temps avant la reddition dépend du nombre de munitions des défenseurs. Une fois ceci fait les forces russes pourront se porter au Nord.

Sur le reste du front l’armée russe se réorganise et consolide ses positions. Les négociations patinent car elles ne semblent pas sérieuses. Une frappe russe sur une caserne à Mikolaiv aurait tué entre 50 et 100 soldats ukrainiens, on ne l’apprend qu’aujourd’hui. C’est un coup dur malgré une belle progression ukrainienne sur ce front.

Poutine semble penser que le temps joue pour lui. La bourse de Moscou devrait ouvrir lundi. La réaction des marchés sera intéressante à ce sujet. L’aide occidentale semble arriver au compte-goutte et elle est directement visée par les dernières frappes.

D’ailleurs les derniers propos de Lavrov semblent bien ambigus sur le sujet. « Chaque convoi d’aide militaire pourrait être une cible pour la Russie ». Mais il ne précise pas où. Ce qui semble suggérer que les frappes russes pourraient avoir lieu même en dehors des frontières de l’Ukraine. À ce titre les cartes diffusées par la propagande russe montrent (à tort) que les troupes russes de Transnistrie seraient entrées en guerre en Ukraine. Peut-être une manière de préparer les opinions.
Autre revers occidental important, la position chinoise qui tend à se ranger du côté russe. Le conflit prendrait alors une tournure radicalement différente.

Nous nous sommes habitués à la guerre. Mais elle change de tournure. Nous avons globalement réussi à réagir vite au début du conflit mais nous avons une réelle difficulté à monter en régime et nous montrer dissuasif aujourd’hui. L’Est et le Sud de l’Ukraine sont sans doute déjà perdus, et nous savons qu’une fois les troupes russes en place (quel qu’en soit le prix), elles seront très difficiles à déloger. Même si c’est un suicide économique et politique pour la Russie.

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