Prospective (exercice très casse-gueule j'en conviens aisément).
Trois issues seulement, et aucune n'est bonne : laisser l'Ukraine perdre, signer une paix qui vaudrait abdication, ou s'engager. Un exercice de prospective assumé comme casse-gueule.

Trois solutions seulement s’offrent à nous dans ce conflit :
1- Continuer comme nous le faisons actuellement.
Inévitablement l’Ukraine perdra cette guerre. Marioupol, Kharkiv tomberont relativement rapidement puis Odessa et Kiev. Poutine a sans doute maintenant comme objectif de pouvoir faire défiler ses troupes le 9 mai à Moscou. Le pays sera exsangue et sera forcément dans une fuite en avant. Il devra accentuer l’intégration du Bélarus. Ensuite il se tournera vers la Moldavie puis les pays baltes.
Notre seule chance serait que l’économie russe s’écroule sur elle-même (comme en 1989) ou qu’une révolution renverse le régime (peu probable).
2- Signer la paix vite :
Les dégâts seront plus limités. La capacité d’agression de la Moldavie et des pays baltes plus forte encore. Une telle signature ne pourrait se faire qu’en défaveur de l’Ukraine et serait donc une abdication. Un gouvernement provisoire ukrainien s’installerait à l’étranger comme celui issu des urnes biélorusses sans que personne ne le remarque. Peu probable donc.
3- Accentuer l’effort de soutien de l’OTAN envers l’Ukraine.
Cela passerait par un don des avions bulgares, roumains, slovaques comme promis précédemment et de drones. Cela affaiblirait considérablement l’attaque russe au risque malgré tout d’une extension du conflit. Cette extension a déjà lieu avec l’implication du Bélarus. L’OTAN pourrait même faire une “no fly zone”. La Russie perdrait le conflit en perdant sa supériorité aérienne. Le principal danger est une attaque des forces russes contre les pays de l’OTAN voisins. Mais cela ne ferait que précipiter ce qui est sans doute irrémédiable.
Je ne crois pas au déclenchement d’une guerre nucléaire. Cette arme a toujours été une arme de dissuasion depuis 1945. Cette pression a pour objectif de nous faire peur. Et ça marche. Même si personne ne peut savoir ce qu’il se passe dans la tête de Poutine. Pour info il ne peut l’actionner seul. Ils sont 3 à devoir le faire. En 1962, un des trois avait refusé de le faire. Merci à lui.




Réagir à cet article