Jour 488 "Et si...?"
Et si la contre-offensive n'était pas une grande percée mais une multitude de petites, partout à la fois ? Les forces russes courent d'un bout à l'autre du front — une usure intenable sur la durée.

La tactique ukrainienne de cette contre-offensive“ a été pour le moins opaque depuis ses débuts. Nous avons vu les forces s’engager a minima sur une bonne partie du front (au Sud mais aussi à Donetsk et à Bakhmout).
La révolte de Wagner a un peu passé sous silence l’évolution du front. La création d’une nouvelle tête de pont sur la rive gauche du Dnipro a été un temps occultée. Aujourd’hui elle attire l’attention avec le retour à la normale.
Cette zone est très difficile à garder. Il faut passer un kilomètre de fleuve avec des moyens limités (quelques vedettes rapides). Tenir l’entrée sud du pont puis avancer le long de l’autoroute au-dessus des marais. Puis vient un nouveau pont (pas encore détruit) qui mène vers la ville d’Oleshky. C’est seulement en tenant cette ville et en rétablissant la liaison avec Kherson par des barges fixes que la tête de pont sera effectivement fixée. Il faudra alors aussi tenir les autres zones de la rive gauche jusqu’à la péninsule de Kinburn.
Une fois ceci réalisé cela permet de filer vers la Crimée ou vers Mélitopol. Les forces russes seraient alors prises à revers et leurs défenses pour grande partie inopérantes. Mais cela va nécessiter un engagement beaucoup plus massif.
Et si finalement il n’y avait pas de grandes offensives mais des petites sur tout le front ? Car depuis le début les forces russes doivent courir partout sur toute la ligne de front pour faire tenir les lignes, y compris chez eux à Belgorod ou Rostov !
Cette usure est intenable sur la durée. Le front devrait donc craquer tôt ou tard. À Kherson, Orikhiv, Vuhledar, Bakhmout ou Svatove. Alors les renforts ukrainiens pourraient s’engager dans la brèche…




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