Jour 231 : « profond changement ? »
Les frappes des 10 et 11 octobre ont touché près de 30 % des infrastructures énergétiques ukrainiennes, pour 400 à 700 millions de dollars par vague et un résultat militaire quasi nul : un aveu de faiblesse plus qu'un tournant.

Emmanuel Macron a affirmé hier que les attaques de missiles russes étaient un « profond changement » dans la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Je ne partage pas ce point de vue.
En effet si l’intensité des frappes est assez inédite les bombardements des infrastructures civiles sur le sol ukrainien sont légion depuis le début de la guerre. Ce discours a donc peut-être une portée de politique intérieure (faire accepter un engagement plus fort de la France ?) plutôt que de politique extérieure. L’Ukraine étant sans doute plus sensible à l’augmentation de l’aide militaire qu’aux discours.
La Russie a réalisé des attaques de missiles à grande échelle le 10 et le 11 octobre sur des villes ukrainiennes, ciblant des infrastructures critiques et civiles (notamment les centrales électriques). De très nombreuses villes ciblées (Kyiv, Dnipropetrovsk, Kharkiv, Zaporizhzhia, Ternopil, Odessa, Krivoy Rog, Lviv, Zhitomir, Rivne, Nikolaev, Krapivnitsky, Kremenchuk, Konotop) avec des coupures de courant notées sur Lviv, Zhitomir, Sumy, Kharkiv, Khmelnitsky, Poltava, Ternopil, Lutsk, Rivne. Les bombardements russes ont touché près de 30 % des infrastructures énergétiques du pays en deux jours. Il y a une volonté de « ramener l’Ukraine au XVIIIème siècle » (Medvedev) à défaut de réussir à la battre sur le terrain militaire.
Chaque vague d’attaque a coûté entre 400 et 700 millions de dollars. Et le résultat militaire est quasi nul. « D’un point de vue strictement militaire, cela ne sert à rien, mais l’opération permet d’envoyer le message “le front, maintenant, c’est toute l’Ukraine” », observe Jean-Christophe Noël, chercheur associé au centre des études de sécurité de l’Institut français des relations internationales (IFRI). On ne peut mieux dire. Sourovikine n’a aucun état d’âme. Il a été promu pour ça. Le boucher de la Syrie se veut celui de l’Ukraine.
Mais dans les faits nous assistons au contraire à une remise en état rapide des lieux. Comme à chaque fois, un mouvement de solidarité et affirmation du sentiment national est visible. Kyiv ou Lviv ne peuvent plus « oublier » une guerre qui ne les toucherait plus (s’ils étaient tentés de le faire). Les rassemblements dans le métro ont repris. Les chants (comme “tchervona kalyna”) aussi.
Côté russe la question du stock de missiles est posée. L’utilisation de S300 (missile sol-air normalement) montre la difficulté d’approvisionnement pour les Russes. Pire pour eux, un grand nombre de ces missiles ont été abattus (45 sur 84) idem pour les drones (13 sur 24). Cela relance d’ailleurs l’aide occidentale dans ce domaine (aide toujours en réaction hélas plutôt qu’en prévention).
C’est donc bien un aveu de faiblesse qui entraîne comme d’habitude des conséquences négatives du point de vue russe. La rationalité n’est toujours pas de mise au Kremlin.
Pour compenser le manque de missile, la Russie a acheté 2 400 exemplaires de drones iraniens Shahed-136. 60 % d’entre eux sont interceptés en vol pour l’instant. Ils sont lents et ne peuvent emporter de charge lourde. En clair ce type de drone ne remplacera jamais un missile Kalibr. Et ces missiles sont chers (plus de 10 millions l’unité) et deviennent rares.
Néanmoins le camp occidental a péché par optimisme sur les stocks de l’armée russe. En 2019 on estimait à quelque 1 300 unités le stock de missiles balistiques et de croisière modernes (Iskander, Totchka-U, Kh-101, Kh-555, Kalibr, etc.) de Moscou. Or, les Russes en auraient tiré près de 3 000 sur l’Ukraine depuis février. Pourquoi une telle erreur ? Les tirs de roquettes (Grad, Smerch, etc.) peuvent fausser en partie les chiffres ainsi que l’utilisation de missile contre nature (missiles sol-air ou missiles antinavires, parfois même obsolètes, qui sont envoyés sur des cibles terrestres). Cela signifie néanmoins que leurs stocks de missiles les plus perfectionnés ont été largement consommés. L’absence d’une capacité de frappe fiable, durable et précise est une des lacunes les plus importantes de la Russie dans sa guerre en Ukraine.
Ces grandes vagues de missiles paraissent difficilement soutenables dans le temps et la défense ukrainienne sera de plus en plus performante. Le seul réel impact pour l’Ukraine (au-delà des victimes évidemment) est l’impact énergétique à l’approche de l’hiver. Il faudra du temps pour réparer les alimentations électriques et le chauffage pourtant essentiels à l’approche de l’hiver. L’objectif est clairement de terroriser la population. À ce titre difficile de nier la nature terroriste de la Russie dans la manière dont elle mène sa guerre.
Il faudra aussi sans doute du temps pour réparer le pont de Kertch. Il reste inutilisable au niveau ferroviaire et très limité au niveau routier (une voie sur 4 possible). Après les deux premiers trains test il n’y a eu plus aucun train depuis 4 jours. Cela pose un problème logistique évident pour alimenter le front (même s’il bouge peu en ce moment).
Le front bouge peu. Les forces ukrainiennes sont mobilisées pour la sécurisation des zones conquises et les réparations d’urgence liées aux frappes. La situation reste compliquée dans la région de Bakhmut, où les forces russes se rapprochent lentement de la périphérie. Elle paraît toujours positive sur les fronts de Kherson et Svatove. Il y a une force d’inertie des vagues d’attaques.
Il y a une inquiétude sur l’ouverture de nouveaux fronts :
Côté ukrainien c’est à la frontière biélorusse à cause des déclarations de Loukachenko et de ses envois d’aide militaire à la Russie. Cela occupe des troupes ukrainiennes qui seraient utiles ailleurs (et c’est sans doute le but) mais cela fragilise un peu plus le dictateur biélorusse (qui le sait). Son pouvoir est fragile. On évoque de plus en plus la possibilité de profiter de la guerre pour renverser le régime. Ce qui risque évidemment une extension du conflit.
Côté russe on craint l’ouverture d’un troisième front au sud vers Mélitopol. Les rumeurs sont insistantes, les tests par éclaireurs aussi. Dans la situation de faiblesse logistique actuelle, si les forces ukrainiennes avaient cette capacité, une bonne partie des conquêtes russes s’effondreraient. Difficile de savoir l’état des troupes et leur capacité réelle à lancer un tel assaut.
Tout change… Et rien ne change. La guerre s’accommode mal du temps médiatique. Elle a ses propres logiques qui sont liées au temps long.
En bref :
- Russie : Nouvelle mobilisation à Rostov. Incendie dans la sous-station de Shebekino de la région de Belgorod. Selon le gouverneur de l’oblast de Belgorod en Russie, près de 2000 foyers ont été privés d’électricité après une frappe ukrainienne.
La Russie a désigné officiellement le géant américain Meta, maison-mère de Facebook et Instagram, comme organisation « terroriste et extrémiste », ouvrant la possibilité de poursuites judiciaires renforcées contre ses utilisateurs dans le pays.
Les services de sécurité russes (FSB) ont affirmé mercredi avoir déjoué une tentative d’attentat dans la région de Moscou et une autre dans celle de Briansk, non loin de l’Ukraine, accusant Kiev d’avoir préparé ces attaques.
Les services de sécurité russes annoncent avoir arrêté huit personnes suspectées d’avoir participé à l’organisation de l’attaque du pont de Crimée. Cette accusation permet d’impliquer la Bulgarie, la Géorgie et l’Arménie comme complices. La Russie a publié ce qu’elle prétend être les images radiographiques du camion soupçonné de transporter la bombe qui a fait exploser le pont du détroit de Kertch. Selon le manifeste de cargaison qu’ils ont également publié, il transportait des rouleaux de bandes de chant en acrylonitrile butadiène styrène. Problème l’image ne colle pas avec celle du camion montrée précédemment (nombre d’essieux notamment).
- Kyiv : Zelensky appelle au sommet du G7 à une mission internationale de surveillance à la frontière avec la Biélorussie.
Le Ministère de l’Énergie ukrainien déclare que le pays suspend les exportations d’énergie en raison des récentes frappes russes sur ses infrastructures énergétiques.
L’Ukraine a récupéré trente-deux soldats dans un nouvel échange de prisonniers avec la Russie.
M. Zelensky a exhorté l’Unesco à expulser la Russie de ses rangs après avoir dressé le bilan de quelque 540 « objets du patrimoine culturel, institutions culturelles et édifices religieux » qui ont été endommagés ou détruits depuis le début de l’invasion russe.
- Lviv : Infrastructures électriques touchées. La défense aérienne est active dans la région de Rivne.
- Dnipropetrovsk : La défense aérienne ukrainienne a abattu hier 4 missiles russes dans la région de Dnipropetrovsk. 2 frappes de missiles signalées à Vilnohirsk de la région de Dnipropetrovsk. Fumée visible à Pavlohrad après des explosions.
- Svatove : Peu de modifications sur le terrain. Les forces russes semblent créer une ligne de défense avec des tranchées anti-chars. Rumeurs de contre-attaques russes sur Terny. Après vérification ces rumeurs sont fausses. Pershotravneve et Nevs’ke sont libérées par les forces ukrainiennes.
- Siversk : Les forces russes ont tenté de percer les lignes ukrainiennes entre Yakovlivka et Soledar. L’attaque a été repoussée.
- Bakhmut : Les combats se poursuivent à Bakhmutske et Soledar. Les attaques sont repoussées (notamment à Mayorsk) mais la situation est difficile. Les forces russes ont fait des gains territoriaux au sud de la ville. Zaitseve et Vesela Dolyna sont contestés. Mykolaivka Druha a été capturé.
- Donetsk : Les forces russes ont attaqué les positions ukrainiennes depuis la direction d’Ozerianivka. Attaque aussi en direction de Kamyankan, dans les environs de Pervomaiske et Nevelske. Échecs de toutes ces tentatives. Déclarations génocidaires de Pavel Goubarev, un des fondateurs de la République populaire de Donetsk (en 2014). Il appelle ni plus ni moins à tuer un million, cinq millions d’Ukrainiens si nécessaire, si on n’arrive pas à les “reconvaincre” d’être russes.
- Zaporizhzhia : L’armée russe a de nouveau bombardé Zaporizhzhia et sa périphérie avec des missiles S-300, aucun mort. L’ukrainien Energoatom affirme que le directeur adjoint de la centrale nucléaire de Zaporizhzhia a été enlevé lundi par les forces russes et qu’il est actuellement détenu dans un lieu inconnu. La centrale nucléaire a été touchée par un bombardement (origine ?). Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a annoncé mardi que les observateurs de l’agence à la centrale nucléaire de Zaporijia ont signalé, pour la deuxième fois en cinq jours, une interruption de l’alimentation externe nécessaire aux systèmes hors site de la centrale. Des générateurs diesel de secours permettent de maintenir opérationnels les équipements de sûreté et de sécurité nucléaires. L’armée russe a bombardé et endommagé la sous-station de Dniprovska dans la région de Dnipropetrovsk, ce qui a entraîné la coupure de l’alimentation électrique de la centrale nucléaire de Zaporizhzhia.
Il est évoqué fréquemment des tentatives ukrainiennes de « tester » ce front. Les unités des Forces de défense ukrainiennes dans la région de Zaporizhzhia, à l’aide d’un combat radio-électronique, ont détruit un avion sans pilote ennemi transportant une grenade K-51 avec une substance hautement irritante
- Nikopol : L’armée russe a bombardé Nikopol avec le MLRS et l’artillerie lourde
- Kherson/ Mykolaïv/ Kryvyi Rih : Nova Kamianka a été libérée par l’armée ukrainienne. Les forces armées de l’Ukraine ont officialisé la libération de cinq localités de plus dans le raïon de Beryslav, dans l’oblast de Kherson : Novovassylivka, Novohryhorivka, Nova Kamianka, Tryfonivka, Tchervone ». P’yatykhaty, Sablukivka, et Kachkarivka désormais contestées. L’attaque sur ce front se ralentit néanmoins. Snihurvika reste aux mains des forces russes.
9 drones russes Shahed-136 ont été abattus au-dessus de la région de Mykolaïv ce matin. L’armée russe a bombardé Velyka Kostromka dans le district de Kryvyi Rih avec le MLRS Uragan.
Grosse explosion à Kozatske de la région de Kherson occupée.
- Crimée : Le pont de Kertch reste inutilisable au niveau ferroviaire. Après les deux premiers trains test il n’y a eu plus aucun train depuis 4 jours.
Ailleurs :
- AIEA : il faut créer une zone de protection autour de la centrale nucléaire de Zaporijia
- FMI : Selon le FMI, la récession économique en Russie sera moins forte que prévu, en partie grâce à ses exportations de pétrole brut et à une demande intérieure relativement stable.
- Turquie : « Un cessez-le-feu doit être établi dès que possible. Le plus tôt est le mieux » - Ministère turc des Affaires Étrangères.
- Émirats arabes unis : Mohammed ben Zayed Al Nahyane s’est rendu hier à Moscou.
Le président des Émirats arabes unis échangera avec Poutine au sujet « des relations amicales entre [les deux pays] ainsi que d’un certain nombre de questions […] d’intérêt commun »
Camp Pro-Russe :
- Biélorussie : Les chars biélorusses T-72 seraient retirés du stockage et remis aux forces russes. Beaucoup de menaces. À voir si elles se réalisent ou pas. « L’entraînement en Pologne, en Lituanie et en Ukraine de combattants comprenant des radicaux biélorusses pour mener des sabotages, des actes terroristes et un soulèvement militaire dans le pays devient une menace directe. » - Président Loukachenko.
Le Ministère de la Défense de Biélorussie a exhorté Kiev à ne pas provoquer Minsk, ajoutant que les « plans de l’armée biélorusse sont de nature défensive mais qu’en cas d’agression, la réponse sera immédiate et dure ».
- Hongrie : La Hongrie et la Serbie vont construire un oléoduc pour l’approvisionnement en pétrole russe. Grâce à lui la Serbie pourra recevoir du pétrole russe via la Hongrie, et non via la Croatie. Les livraisons via la Croatie ont été interrompues en raison des sanctions.
- OTSC : Le Kirghizistan aurait refusé de participer à un exercice militaire de l’OTSC. Plus tôt, le Kazakhstan et l’Arménie avaient refusé de participer à l’exercice. Il devait se dérouler en présence de la Russie et de la Biélorussie.
Occident :
- OTAN : L’OTAN organisera des exercices d’armes nucléaires la semaine prochaine. « Les menaces nucléaires voilées sont dangereuses et imprudentes. La Russie sait qu’une guerre nucléaire ne peut être gagnée, et ne doit jamais être menée. » « Si Vladimir Poutine gagne, ce n’est pas qu’une défaite pour l’Ukraine mais une défaite et un danger pour nous tous. » - Secrétaire Général de l’OTAN.
- G7 : Les membres du G7 ont condamné « de la façon la plus véhémente possible » les « attaques aveugles contre des populations civiles innocentes » qui sont « un crime de guerre », promettant de « demander des comptes au président Vladimir Poutine ». Le G7 a également accusé la Russie de vouloir « entraîner directement la Biélorussie dans la guerre », après la création d’une force commune avec Moscou, « purement défensive », a expliqué Minsk.
- USA : 4 autres HIMARS sont arrivés en Ukraine en provenance des États-Unis.
Plusieurs grands aéroports américains ont vu leur site web subir une cyberattaque en provenance de Russie, ont annoncé des fonctionnaires américains.
Joe Biden refuse « de négocier quoi que ce soit » avec les Russes « sur le fait qu’ils restent en Ukraine ».
Les États-Unis mènent une offensive tous azimuts pour convaincre le plus grand nombre de pays d’adopter une résolution en discussion aux Nations unies condamnant l’annexion de régions ukrainiennes par Moscou.
Le directeur général de JPMorgan prévient que l’économie américaine pourrait basculer vers la récession d’ici 6 à 9 mois.
- UE : La présidente de la Commission européenne Ursula Von der Leyen se dit “choquée et effarée” par les frappes “vicieuses” en Ukraine, dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux ce lundi. “Les auteurs (de ces frappes) doivent être tenus pour responsables”
- Pologne : La Pologne conseille à ses citoyens de quitter la Biélorussie. L’opérateur polonais d’oléoduc PERN a détecté mardi soir une fuite sur une conduite de l’oléoduc Druzhba, à environ 70 kilomètres de Plock, qui transporte le pétrole de la Russie vers l’Europe. Un responsable polonais indique que les services d’incendie vérifient l’état des abris anti-bombes du pays et dressent un inventaire.
- Estonie : L’Estonie se prépare à reconnaître officiellement la Russie comme un État terroriste (Président de la commission parlementaire estonienne des affaires étrangères).
- France : Le ministère de la Défense ukrainien a diffusé une vidéo dédiée à la France. Emmanuel Macron déclare que les bombardements russes de ce jour constituent un « profond changement » dans la guerre entre la Russie et l’Ukraine.
Thierry Mariani (eurodéputé RN) “Les guerres commencent toujours par accident”.
La directrice du département de l’information et de la presse du ministère des affaires étrangères de la Fédération de Russie se félicite de la retransmission des allocutions de Poutine à la télévision française.
La France renforce sa présence militaire à l’est, notamment avec des chars et blindés supplémentaires en Roumanie.
« Il faut lancer un avertissement à ce pays. Tout soutien supplémentaire à la guerre que mène la Russie en Ukraine entraînerait des sanctions supplémentaires. » - MAE français demandant à la Biélorussie de ne pas s’impliquer dans la guerre en Ukraine.
- Allemagne : le patron de l’Office fédéral de la sécurité de l’information (équivalent de l’ANSSI en France), Arne Schönbohm, renvoyé à cause de ses liens avec la Russie, relatent les médias allemands. Le consulat allemand à Kyiv a été touché par les bombardements. Le premier système de défense aérienne IRIS-T est déjà en Ukraine.
- Moldavie : Le ministère des Affaires étrangères de la Moldavie a convoqué l’ambassadeur de Russie.
- Australie : Le Ministère de la défense de l’Australie affirme que des pourparlers sont actuellement en cours pour envoyer des troupes australiennes en Europe afin de former les soldats ukrainiens.
Mais dans les faits nous assistons au contraire à une remise en état rapide des lieux. Comme à chaque fois, un mouvement de solidarité et affirmation du sentiment national est visible. Kyiv ou Lviv ne peuvent plus « oublier » une guerre qui ne les toucherait plus (s’ils étaient tentés de le faire). Les rassemblements dans le métro ont repris. Les chants (comme “tchervona kalyna”) aussi.
Dans les faits nous assistons à une remise en état rapide des lieux. Comme à chaque fois, un mouvement de solidarité et affirmation du sentiment national est visible. Kyiv ou Lviv ne peuvent plus « oublier » une guerre qui ne les toucherait plus (s’ils étaient tentés de le faire). Les rassemblements dans le métro ont repris. Les chants (comme “tchervona kalyna”) aussi.
Peu de changements connus dans la zone de Kupiansk.




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