Là où la gauche s'unit, elle gagne
Blois dès le premier tour, Tours, Nancy, Laval et Saint-Étienne juste après, Orléans et Montpellier au prix de discussions difficiles. Et de rares échecs — Lille, Toulouse — où l'on devine des querelles de personnes.
Week end électoral chargé car le second tour dans les 4000 communes de France restantes se prépare dès mardi avec le dépôt des listes pour le 28 juin.
Cela permet de dresser un tableau des situations.
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Certaines villes ont réussi à présenter des listes de gauche unies dès le premier tour comme Blois. Souvent le succès a été au rendez vous. Cela montre que la gauche est loin d’être morte. Elle est riche d’idées et a le vent en poupe quand elle sait se parler. La désunion a entraîné des échecs parfois sévères par contre.
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D’autres ont acté leur union très tôt après le premier tour comme Tours, Nancy, Laval ou Saint-Étienne. Chacun se compte puis s’unit. C’est difficile. Ça peut entraîner des incompréhensions mais nul doute que ça peut marcher. Parfois le PS est en tête, parfois EELV, parfois un autre en fonction de l’histoire locale et des listes.
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Dans certaines villes la démarche a été difficile comme Orléans, Périgueux ou Montpellier mais elles ont abouti et permettent d’espérer. Les bonnes nouvelles se sont ainsi multipliées cette semaine comme à Nancy ou Rennes par exemple. D’autres bonnes nouvelles devraient suivre comme peut être Nantes.
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De rares villes voient leur négociation s’enliser et échouer comme à Lille ou Toulouse pour l’instant. Sans en connaître les raisons on peut supposer que des querelles de personnes doivent être en jeu.
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Le pire est évité presque partout. Un cas difficile cependant à Perpignan où la gauche se sacrifie pour essayer d’empêcher le RN de prendre la ville.
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Reste de multiples cas de villes, notamment plus petites où les choix sont difficiles. Se maintenir à tout prix ? Fusionner au risque de voir les électeurs ne pas comprendre ces choix ? Chaque ville a son histoire, un passé parfois lourd qui empêche parfois de tracer un chemin.
Si nous arrivons à nous unir localement comme nous avons réussi à le faire très souvent, nous devons réussir à le faire à d’autres échelles : départementales, régionales, présidentielles.
Une maison commune est constituée de pièces différentes. Chaque chambre peut être occupée par un parti qui a son histoire propre. C’est le but à atteindre qui doit être sa raison d’être.
Changer la vie. Et pour ça c’est le projet qui compte le plus à mes yeux.




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