Législatives partielles
Hier ont eu lieu des législatives partielles en France. En général cela ne passionne pas les foules mais une de ces législatives provoque un psychodrame à l’intérieur de la gauche, celle de l’Ariège.
Hier ont eu lieu des législatives partielles en France. En général cela ne passionne pas les foules mais une de ces législatives provoque un psychodrame à l’intérieur de la gauche, celle de l’Ariège.
Martine Froger (dissidente PS) a battu Bénédicte Taurine (NUPES). Félicitations républicaines à la vainqueur qui siégera sans doute dans le groupe LIOT.
Si c’est un psychodrame à gauche je pense qu’il faut bien avoir conscience que la très grande majorité des citoyens s’en moquent complètement (pour rester poli). Il faut être lucide. Le monde politique est de plus en plus un microcosme.
L’Ariège est aussi un cas très particulier. Il est rare d’avoir deux candidats de gauche au second tour (il est même de plus en plus rare d’en avoir un seul). Toute généralisation au niveau national de ce résultat est une forfaiture. Bien évidemment, quel que soit le vainqueur, il est d’usage de vouloir légitimer sa propre position idéologique nationale à partir d’une micro élection locale. C’est absurde et ça décrédibilise la politique (qui n’en a pas besoin avouons-le).
Plus que le résultat, ce sont les réactions qui me gênent. Dans les deux camps d’ailleurs (je vais me faire encore des amis). L’idée d’un « Front républicain » contre les forces de gauche réunie participe à une diabolisation de la gauche (coucou Darmanin et son « terrorisme intellectuel ») et – par conséquent – à une dédiabolisation de l’extrême-droite. Et c’est un danger vital pour notre démocratie. Recevoir des voix du RN ne doit pas rendre fier (même s’il est toujours appréciable de les voir voter à gauche).
Je reste persuadé que seule la gauche unie peut gagner. Je reste aussi persuadé que la bordélisation de l’assemblée et les positions sur la politique étrangère, les vaccins et autres de LFI nuisent à cette union de la gauche. Mais l’élection présidentielle (qui est représentative elle) a bien montré les limites du PS à rassembler autour de lui. Un PS isolé aurait disparu en tant que groupe de l’assemblée sans aucun doute. Vouloir voir dans le cas Ariégeois le retour à un PS central à gauche est un aveuglement coupable. Je ne suis pas certain que ceux qui le proclament haut et fort y croient eux-mêmes.




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