Aller au contenu

Fred Orain

Chroniques politiques, Ukraine et vie publique à Blois

Politique

Le manterrupting, et 96 % des interruptions

J'avoue l'avoir pratiqué sans m'en rendre compte, jusqu'à ce qu'on me le fasse remarquer. La première étude date de 1975. Et les hommes écoutent moins même quand ils ne coupent pas la parole.

Partager

Le manterrupting. Un vilain néologisme pour une pratique aussi stupide que répandue.

J’avoue l’avoir pratiqué sans m’en rendre compte pendant un temps. Il a fallu qu’on me fasse une remarque (coucou Claire) pour que je m’en rende compte. Cette pratique n’a pas lieu uniquement dans les débats politiques mais partout. Même en famille. « La conversation, loin d’être une activité anodine et spontanée, est traversée par des questions de pouvoir », (Corinne Monnet).

A ma connaissance la première étude (de Don Zimmerman et Candace West) date de 1975 sur le sujet. Les hommes sont responsables de 96 % des interruptions dans les conversations mixtes.

Pire les hommes écoutent moins quand ils ne coupent pas la parole. Ils utilisent des verbes plus tranchants, hésitent moins. Cela facilite l’hésitation des femmes à prendre la parole. Le cercle vicieux s’amorce ainsi.

Réagir à cet article

Votre commentaire paraîtra après quelques minutes, le temps que le site se reconstruise. Les insultes et le courrier indésirable sont écartés automatiquement ; le désaccord, lui, est le bienvenu.

Votre pseudonyme et votre texte seront publics. Votre adresse email, si vous la donnez, ne sera jamais affichée ni transmise — elle sert uniquement si une réponse est nécessaire.

Dans la même rubrique

Tout Politique →

Balladur, l'image des fautes de la Vème République

HIer soir avait lieu la première réunion de section PS dirigée par Anaëlle Ramos et Simon Blin. Ils m'ont demandé de revenir sur le parcours d'Edouard Balladur. Un sujet intéressant car il représente les problèmes systémiques de nos institutions. La période de deuil étant passée, on a le droit d'être honnête.

· Lecture 6 min