Le manterrupting, et 96 % des interruptions
J'avoue l'avoir pratiqué sans m'en rendre compte, jusqu'à ce qu'on me le fasse remarquer. La première étude date de 1975. Et les hommes écoutent moins même quand ils ne coupent pas la parole.
Le manterrupting. Un vilain néologisme pour une pratique aussi stupide que répandue.
J’avoue l’avoir pratiqué sans m’en rendre compte pendant un temps. Il a fallu qu’on me fasse une remarque (coucou Claire) pour que je m’en rende compte. Cette pratique n’a pas lieu uniquement dans les débats politiques mais partout. Même en famille. « La conversation, loin d’être une activité anodine et spontanée, est traversée par des questions de pouvoir », (Corinne Monnet).
A ma connaissance la première étude (de Don Zimmerman et Candace West) date de 1975 sur le sujet. Les hommes sont responsables de 96 % des interruptions dans les conversations mixtes.
Pire les hommes écoutent moins quand ils ne coupent pas la parole. Ils utilisent des verbes plus tranchants, hésitent moins. Cela facilite l’hésitation des femmes à prendre la parole. Le cercle vicieux s’amorce ainsi.




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