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Fred Orain

Chroniques politiques, Ukraine et vie publique à Blois

Politique

Le vrai combat, c'est contre le principe de précaution

Adoption définitive de la loi EGAlim (Loi Agriculture et Alimentation). On comprend mieux le refus d'inscrire la promesse dans la loi : quelques scientifiques achetés suffisent à empêcher le consensus. Si on avait écouté ces gens-là, on crèverait encore de l'amiante.

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Adoption définitive de la loi EGAlim (Loi Agriculture et Alimentation)

Le refus d’inscrire l’interdiction dans la loi : Quelques mois auparavant, le gouvernement et sa majorité parlementaire avaient rejeté des amendements (notamment portés par l’ex-ministre de l’Écologie Delphine Batho) visant à inscrire noir sur blanc dans la loi l’interdiction du glyphosate d’ici 2021. En octobre 2018, la loi est donc définitivement validée sans cette interdiction légale
On comprend mieux pourquoi LREM ne voulait pas inscrire dans le marbre de la loi la promesse présidentielle d’arrêt des glyphosates dans 3 ans.

Face aux accusations des ONG et de l’opposition qui l’accusaient de bafouer le principe de précaution, le gouvernement s’est défendu en affirmant que l’absence d’inscription dans la loi n’était pas un renoncement. Le gouvernement soutenait qu’une interdiction générale et brutale pénaliserait trop durement les agriculteurs faute d’alternatives techniques immédiates.

En fait c’est un combat sournois qui est mené contre le principe de précaution. Cela permet d’acheter quelques scientifiques véreux pour réussir à empêcher le consensus sur le sujet. Si on avait écouté ces gars-là on crèverait encore de l’amiante.

A vomir.

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