On avait prévu cette photo au cas où.
Après plus de deux ans de lutte, Aline a dû rendre les armes. Trente ans d'amitié, des adieux rendus possibles par des gens qui ne me devaient rien, et un merci au personnel soignant de l'hôpital Gauducheau.

On avait prévu cette photo au cas où. Je sortais d’une maladie elle entrait dans la sienne. On savait que ça allait être compliqué. “Tu peux échapper à la police mais pas aux statistiques “. On était en phase. Comme toujours depuis ces 30 dernières années.
Après plus de deux ans de lutte Aline a dû rendre les armes.
Merci à la direction de mon établissement (notamment Madame Charbonnier) et aux élus et services de la mairie de Blois de m’avoir permis de la veiller et de lui faire mes adieux (en particulier Marc et Corinne). C’est aussi dans ces moments que l’on se rend compte qu’on a des personnes compréhensives, humaines autour de soi alors qu’ils ne me devaient rien.
Je vous plains chers lecteurs de ne pas avoir eu la chance de connaître Aline. J’ai rarement croisé une personne aussi à l’écoute des autres et qui donnait autant d’elle-même.
“La vie elle l’étouffe, elle t’aspire, te bouche le nez quand tu respires” disait Jonasz. De manière plus terre à terre je dirais surtout qu’elle est bien injuste.
Elle laisse contre son gré un mari exemplaire, Bertrand, et deux petits. Je leur souhaite d’arriver à surmonter cette épreuve. Comme promis à leur mère je les aiderai du mieux que je peux.
Alors exceptionnellement ces prochains jours la détresse du monde m’intéressera peu car - comme le disait un autre chanteur - “ toute la misère du monde ne vaut pas un adieu“.




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