Aller au contenu

Fred Orain

Chroniques politiques, Ukraine et vie publique à Blois

Politique

On avait prévu cette photo au cas où.

Après plus de deux ans de lutte, Aline a dû rendre les armes. Trente ans d'amitié, des adieux rendus possibles par des gens qui ne me devaient rien, et un merci au personnel soignant de l'hôpital Gauducheau.

Partager

On avait prévu cette photo au cas où. Je sortais d’une maladie elle entrait dans la sienne. On savait que ça allait être compliqué. “Tu peux échapper à la police mais pas aux statistiques “. On était en phase. Comme toujours depuis ces 30 dernières années.

Après plus de deux ans de lutte Aline a dû rendre les armes.

Merci à la direction de mon établissement (notamment Madame Charbonnier) et aux élus et services de la mairie de Blois de m’avoir permis de la veiller et de lui faire mes adieux (en particulier Marc et Corinne). C’est aussi dans ces moments que l’on se rend compte qu’on a des personnes compréhensives, humaines autour de soi alors qu’ils ne me devaient rien.

Je vous plains chers lecteurs de ne pas avoir eu la chance de connaître Aline. J’ai rarement croisé une personne aussi à l’écoute des autres et qui donnait autant d’elle-même.

“La vie elle l’étouffe, elle t’aspire, te bouche le nez quand tu respires” disait Jonasz. De manière plus terre à terre je dirais surtout qu’elle est bien injuste.

Elle laisse contre son gré un mari exemplaire, Bertrand, et deux petits. Je leur souhaite d’arriver à surmonter cette épreuve. Comme promis à leur mère je les aiderai du mieux que je peux.

Alors exceptionnellement ces prochains jours la détresse du monde m’intéressera peu car - comme le disait un autre chanteur - “ toute la misère du monde ne vaut pas un adieu“.


EDIT : J’ai oublié de dire un énorme merci au personnel soignant de l’Institut de Cancérologie de l’Ouest de l’hôpital Gauducheau de Saint-Herblain.
Ce sont des personnes remarquables, extrêmement qualifiées et attentives au bien-être du patient et de ceux qui les visitent.
De telles personnes devraient être plus valorisées dans notre société. Elles sont indispensables.

Réagir à cet article

Votre commentaire paraîtra après quelques minutes, le temps que le site se reconstruise. Les insultes et le courrier indésirable sont écartés automatiquement ; le désaccord, lui, est le bienvenu.

Votre pseudonyme et votre texte seront publics. Votre adresse email, si vous la donnez, ne sera jamais affichée ni transmise — elle sert uniquement si une réponse est nécessaire.

Dans la même rubrique

Tout Politique →

Balladur, l'image des fautes de la Vème République

HIer soir avait lieu la première réunion de section PS dirigée par Anaëlle Ramos et Simon Blin. Ils m'ont demandé de revenir sur le parcours d'Edouard Balladur. Un sujet intéressant car il représente les problèmes systémiques de nos institutions. La période de deuil étant passée, on a le droit d'être honnête.

· Lecture 6 min