Histoire : Soixante-neuf otages fusillés au Mont-Valérien
En représailles aux attentats de la Résistance. La préfecture de police les désigne comme activistes et livre leurs noms au commandement allemand. Parmi eux, un journaliste de la presse yiddish de Paris, dont le fils, résistant à quinze ans, mourra au retour de déportation.

“Le 15 décembre 1941, 69 otages sont fusillés au Mont-Valérien, dont 53 Juifs, en représailles aux attentats menés par la résistance contre les officiers et les soldats allemands.
La préfecture de police les désigne comme des activistes communistes ou socialistes, et livre leur nom au commandement militaire allemand en France. Les prisonniers viennent du camp de Drancy et des prisons environnantes.
Parmi eux, se trouve Israël Bursztyn. Né en 1896 à Varsovie (Pologne), il est journaliste et administrateur de la Naie Presse, journal en yiddish publié à Paris. Dès le début de la guerre, il aide les victimes des persécutions nazies au sein du mouvement Solidarité à Paris.
Son fils Léon est un jeune résistant de 15 ans. Il est arrêté et déporté par le convoi 76 le 30 juin 1944. Il meurt à son retour de déportation à l’hôpital Bichat à Paris le 23 juin 1945.
Photo : Portrait d’Israël (Moïse) BURSZTYN, fusillé le 15 décembre 1941 au Mont Valérien“
© Mémorial de la Shoah




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