Aller au contenu

Fred Orain

Chroniques politiques, Ukraine et vie publique à Blois

Politique

Avant, on les brûlait, les livres

Voir des étudiants empêcher un ancien président de s'exprimer. J'ai pourtant des critiques à lui faire, et je ne partage pas tout ce que disent Sylviane Agacinski ou Élisabeth Badinter. Mais qu'on ne les empêche pas de parler : c'est un fondement de notre démocratie.

Partager

Aujourd’hui la conférence de Sylviane Agacinski à l’université de Bordeaux Montaigne a été annulée. Le même jours, plusieurs centaines de manifestants et étudiants ont envahi un amphithéâtre à la faculté de droit de l’université de Lille pour empêcher la tenue d’une conférence de l’ancien président François Hollande.

Voir des étudiants déchirer des livres et empêcher un ancien président de la République de s’exprimer. Je ne pensais pas voir ça un jour. Avant on les brûlait les livres. On a vu où ça nous a mené.

Et pourtant j’ai des critiques à faire à l’ancien président (notamment sur son action au niveau de la santé, de l’école, de l’économie…).

Je ne suis pas non plus d’accord avec tout ce que disent Sylviane Agacinski ou Élisabeth Badinter…

Mais qu’on ne les empêche pas de s’exprimer ! Cela fait partie des fondements de notre démocratie.

Où est passée la gauche tolérante, humaniste, combative mais dans le bon sens du terme ? Avons-nous perdu la raison ?

Réagir à cet article

Votre commentaire paraîtra après quelques minutes, le temps que le site se reconstruise. Les insultes et le courrier indésirable sont écartés automatiquement ; le désaccord, lui, est le bienvenu.

Votre pseudonyme et votre texte seront publics. Votre adresse email, si vous la donnez, ne sera jamais affichée ni transmise — elle sert uniquement si une réponse est nécessaire.

Dans la même rubrique

Tout Politique →

Balladur, l'image des fautes de la Vème République

HIer soir avait lieu la première réunion de section PS dirigée par Anaëlle Ramos et Simon Blin. Ils m'ont demandé de revenir sur le parcours d'Edouard Balladur. Un sujet intéressant car il représente les problèmes systémiques de nos institutions. La période de deuil étant passée, on a le droit d'être honnête.

· Lecture 6 min