Covid : Un 8 mai sans pouvoir se rassembler
Il y a un devoir d'histoire, pas de mémoire — et l'histoire s'enseigne plus ou moins bien. La crise nous rappelle douloureusement que tout peut basculer vite, et ce que vaut le privilège d'être libre.

Commémoration bien particulière aujourd’hui. Nous ne pouvons pas rendre hommage physiquement à tous ceux qui ont combattu pour notre liberté. Rien ne nous empêche cependant de nous associer par la pensée à eux.
Ce sont ces périodes de conflits et de destruction qui nous font prendre conscience dans la douleur du privilège que nous avons d’être libre, de ne pas craindre un bombardement, la séparation de nos proches, la peur du lendemain.
Plus le temps passe, plus on peut être tenté d’oublier. Parce que l’oubli peut permettre de cicatriser bien des douleurs. Parce qu’il y a un devoir d’histoire mais pas de mémoire. Et que l’histoire s’enseigne plus ou moins bien. Avec implication, passion… Ou pas.
La crise sanitaire que nous vivons nous sert de rappel douloureux que tout peut basculer tellement vite. Bien heureusement il n’y a rien de comparable en matière de destruction et de mortalité entre ces deux événements. Pourtant nous sommes marqués malgré tout par cette impossibilité de circuler librement, de voir et d’embrasser nos proches. Nous pouvons avoir des craintes légitimes, notamment pour les plus fragiles d’entre eux.
Puisse ce rappel douloureux nous aider à garder en mémoire le message des générations précédentes.




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