Un coup d'État constitutionnel
Quotas ethniques, priorité nationale, limitation du droit d'asile : déjà contraires à la Constitution, et pas seulement au droit européen. Étonnant que des candidats se présentent en annonçant qu'ils ne l'appliqueront pas. Cette course derrière l'opinion pourrait mal finir.
“Les quotas ethniques, la priorité nationale, la limitation du droit d’asile ou l’interdiction du regroupement familial sont déjà contraires à la Constitution, pas seulement au droit européen. « Il est quand même étonnant que des candidats se présentent à la présidentielle en disant qu’ils ne vont pas appliquer la Constitution, note Serge Slama. S’ils passent en force, ça s’appelle un coup d’Etat constitutionnel, et on change de régime. » Pour Olivier Rouquan, « cette course folle derrière l’opinion » augmente d’ailleurs à chaque présidentielle. « Ça pourrait mal finir, note sombrement le chercheur.”




Réagir à cet article