Refus du vote de confiance : Regrettable sur le principe, obligatoire par le contexte
Dans un système normal, la Première ministre forme son gouvernement puis se présente au Parlement avec son projet. Ici elle refuse le vote de confiance, et il n'y a de programme clair ni de la présidentielle ni des législatives. Sur quelle majorité l'exécutif compte-t-il s'appuyer ?

Assez surpris du débat sur la pertinence ou non d’une motion de censure. Cela marque à mon avis le dysfonctionnement de nos institutions et l’incompréhension de ce qui est en train de se passer par nombre de commentateurs.
Dans un système “normal” la première ministre forme son gouvernement (ce qui n’est plus le cas avec la présidentialisation du régime). Ensuite elle se présente au parlement avec son projet de gouvernement (ce qui ne sera pas vraiment le cas). Cela permet ensuite au parlement de connaître les grands axes de sa politique et à chaque groupe de se prononcer sur le fait de suivre ou non ce cap.
Ici, la première ministre refuse le vote de confiance (ça n’est pas la première il est vrai) et nous n’avons pas de programme clair (ni aux présidentielles, ni aux législatives) à part la retraite à 64 ans.
Il me paraît donc logique de demander une motion de censure pour savoir sur quelle majorité va s’appuyer l’exécutif qui n’a qu’une majorité relative. Une alliance avec LR, le RN, le Centre, la gauche ça n’est pas la même chose.
Cette motion est donc regrettable sur le principe mais rendue obligatoire par le contexte.




Réagir à cet article