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Fred Orain

Chroniques politiques, Ukraine et vie publique à Blois

Politique

Vœux 2019 : la stratégie du colibri

Une année inquiétante — le pessimisme qui gagne, les informations anxiogènes, le réveil du nationalisme, et l'urgence environnementale devant laquelle on reste paralysé. Mais les plus beaux monuments ont eu leur première pierre. Faire un peu, sans doute pas assez, mais faire.

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Pour une fois je vais commencer par la fin :

  • Bonne et heureuse année 2019 à tous !

J’espère que les aléas de la vie vous épargneront, que vous ne serez pas touchés de près par le deuil ou la maladie.

Ceci fait les vœux sont aussi le temps où l’on se pose, on essaie de prendre le temps et on regarde où l’on souhaite aller. Cette année 2018 a été inquiétante en de nombreux points mais aussi porteuse d’espoirs.

Inquiétante car le pessimisme gagne. Chacun a l’impression de faire plus (trop) et de ne pas être récompensé à hauteur de ses efforts. C’est valable dans de nombreuses professions (du secteur public comme du privé). C’est souvent un constat qui est vrai.

Les informations sont anxiogènes. Elles sont aussi souvent fausses ou biaisées. La jalousie gagne. Chacun a l’impression que l’autre s’en sort mieux et de manière injuste. Le réveil du populisme et du nationalisme laisse présager le pire.

Inquiétante aussi et surtout au niveau environnemental car nous savons que l’heure est grave et nous sommes souvent comme paralysés devant l’ampleur de la tâche à accomplir. Alors nous oublions souvent que les plus beaux monuments ont aussi eu leur première pierre un jour…

L’espoir que je porte serait que chacun applique du mieux qu’il puisse la stratégie du colibri. Faire. Un peu, sans doute voire certainement pas assez. Mais faire quand même.

Rendre ce monde plus humain, plus fraternel. Trouver des solutions, avancer.

Ne pas se résigner, positiver, aller de l’avant. S’efforcer de voir le verre à moitié plein. Sans naïveté aucune mais par force de conviction.

Prendre le temps pour l’essentiel. Lâcher prise avec les scandales qui ne bousculent que le microcosme mais prendre le temps pour ceux qui nous sont proches ou ont besoin de nous.

Nous retrouver et par là même, retrouver l’essentiel chez les autres.

Peinture de Suraud, l’espoir.

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