Quand on perd une liberté, rien n'assure qu'on la retrouve
Un débat escamoté devant soixante-quinze députés. Le risque est de transformer l'Assemblée en simple décor, où il faudra faire le buzz pour se faire entendre. Et la crise fait reculer les démocraties ailleurs.
De telles questions méritent au moins d’informer les parlementaires et d’avoir un vrai débat. Tous les groupes d’opposition et même certains députés LREM (bravo à eux) sont vent debout contre cet abus de pouvoir. Le tout devant 75 députés seulement (pour raison sanitaire).
C’était déjà un travers de la Vème République. Renforcé depuis l’inversion du calendrier liée au quinquennat. Aujourd’hui le risque est de transformer l’assemblée nationale en simple décor où pour se faire entendre il faudra “faire le buzz”. Le Sénat qui paraissait si obsolète reste bien seul aujourd’hui.
Cette crise entraîne un déclin des démocraties en Hongrie, Pologne. Elle a été précédée par l’arrivée au pouvoir de populistes comme Trump ou Bolsonaro. Elle est mise en danger par des moyens techniques intrusifs inédits (notamment les applications téléphones).
Quand on perd une liberté on n’est jamais assuré de la retrouver un jour.




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