Réponse à une lettre où le PS n'était pas invité
Étonnamment, plus de points d'accord que de désaccord : le résultat des urnes s'accepte, et il faut une gauche unie aux législatives. Mais la répartition proposée donnerait 400 circonscriptions à l'une et 34 à l'autre, et l'appel à l'autocritique a un côté franchement déplacé.
L’Union Populaire a écrit au NPA, à EELV et au PCF en vue de former une alliance aux législatives de juin prochain, enjambant ainsi le second tour de la présidentielle.
Même si le PS n’a pas été invité je vais répondre malgré tout (mais en mon nom, je ne le représente plus au niveau fédéral).
Étonnamment j’ai plus de points d’accords que de désaccords avec ce qui est dit.
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Oui trois blocs politiques ont émergé des urnes et oui l’Union populaire est largement devant les autres forces de gauche. Vote utile ou pas (entre 20 et 50% des votes suivant les sondés) c’est le cas. Être démocrate c’est accepter le résultat des urnes. Le seul bémol que je pourrais apporter c’est que dans une élection présidentielle le candidat compte au moins autant que le parti. Et depuis 2017 ce phénomène s’est même amplifié. Jean-Luc Mélenchon se retirant du combat politique reste donc l’inconnue de qui portera le projet côté Union Populaire. Les 4 signataires de ces lettres donnent une piste.
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Oui Marine Le Pen c’est Macron en (bien) pire. Elle ajoute le racisme, l’exclusion, l’intolérance etc. En conséquence même si JLM a été très clair sur le fait de ne pas voter pour elle, j’aurai aimé qu’il appelle à voter pour l’autre (donc Macron) puisque les deux dangers ne sont pas équivalents. Je crois savoir qu’il y aura une consultation des militants à ce sujet (comme en 2017). À suivre donc.
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Oui il faut une gauche unie aux législatives pour peser. D’ailleurs il le fallait déjà à la présidentielle je pense. C’est la raison de l’échec de la présence au second tour de ce courant politique pour la troisième fois depuis 2002.
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« Sa base doit être un programme commun partagé. Il serait établi à partir de celui qui a recueilli le plus de votes à l’élection présidentielle : L’avenir en commun, chacun conservant son propre programme par ailleurs. Mais dans l’action législative, il servira de référence pour les votes à formuler ». Au risque de surprendre je suis plutôt d’accord avec cette phrase. Il est logique de reconnaître le vote des Français. Néanmoins, fidèle à mes convictions je ne pourrai jamais rejoindre la partie programmatique sur la politique étrangère et la politique européenne. Ce qui est essentiel à la campagne présidentielle mais moins vital pour les législatives.
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« Nous sommes prêts à partager cet effort avec vous, sans volonté hégémonique ni exigence de ralliement. » C’est bien de le dire. Problème cela rentre en contradiction avec la suite du texte : « La base de répartition pourrait être celle établie par les électeurs au premier tour de l’élection présidentielle, dans l’application du principe proportionnel commun à nos programmes respectifs. ». Avec ce mode de calcul cela donnerait 400 circonscriptions à LFI, 90 à EELV, 43 pour le PCF et 34 pour le PS s’il était invité (ce qui n’est pas le cas). Merci à Samuel Thomas pour le calcul.
J’ai aussi des points de désaccords :
- « Nos relations ont été lourdement dégradées pendant cette campagne. Sans vous répondre jamais, nous avons pris au sérieux vos accusations souvent blessantes et vos appréciations selon lesquelles existeraient entre nous des difficultés insurmontables. » Par charité je ne ferai pas la liste des propos humiliants tenus par JLM, Corbière, Obono, Garrido à leurs partenaires potentiels, ça ferait un peu ambiance « cours de récré ». Il est évident que pour qu’une gauche puisse être unie elle doit éviter de se taper dessus avant. Mais cette phrase « Nous croyons que vous devez vous en expliquer devant les électeurs, qui ont cru à vos propos, afin qu’ils puissent être convaincus de se rassembler avec nous. » ça donne un côté assez Stalinien d’auto-critique franchement déplacé. Surtout que l’auto-critique n’a pas été franchement mise en avant à l’Union Populaire. On peut aussi évoquer les agressions faites contre les locaux de campagnes du PCF et d’EELV ces dernières semaines.
L’union est un combat. Ça n’a jamais été aussi vrai je crois.




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