Régionales: La démocratie n'est pas morte, mais la fracture demeure
Ce sursaut électoral ne se produit que lorsque le danger devient pressant. Ce qui frappe dans ces résultats, c'est la fracture entre l'urbain et le rural, et une population qui se sent délaissée. La responsabilité n'est pas seulement celle des politiques.
Merci à tous les électeurs pour leur mobilisation. Preuve que la démocratie n’est pas morte. Je regrette néanmoins que ce sursaut ne se réalise que lorsque le danger devient pressant.
Les politiques sont dans le devoir de trouver des solutions concrètes pour apaiser le malaise profond dans le pays. Ce qui me frappe dans ces résultats c’est notamment la fracture entre l’urbain et le rural. Une partie de la population se sent délaissée voire abandonnée. Cette “fracture sociale” qui a été un beau slogan est loin d’être résorbée. Il faut nous interroger sur le mode de développement du territoire. Comment ne pas se rendre compte qu’en supprimant tous les services de proximité de l’Etat pour faire des économies peu évidentes (comme l’abandon de la gendarmerie à Muides pour en reconstruire une autre 5km plus loin) on donne l’impression de se désintéresser du sort des habitants ?
Pour autant la responsabilité n’est pas seulement celle des politiques mais aussi celle de chacun d’entre nous. A nous de nous engager (politiquement, syndicalement, dans le réseau associatif), à nous d’être cohérent avec le développement que l’on souhaite (acheter, produire local), ne pas tout attendre de l’Etat.
Il y a du travail mais la France a des ressources.




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