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Fred Orain

Chroniques politiques, Ukraine et vie publique à Blois

Politique

Nous voici en compagnie des Hongrois et des Polonais

Même la Commission européenne avertit la France, après Amnesty, la Défenseure des droits et les avocats du barreau de Paris. Et cette loi ne fait qu'entériner un fait déjà avéré : les journalistes qui filment sont arrêtés.

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Même la commission européenne donne un avertissement à la France sur la loi sur la sécurité globale (après Amnesty, la défenseur des droits, la société des journalistes, les avocats du barreau de Paris etc). Nous voici donc en compagnie des Hongrois et des Polonais. Pas encore mis au ban de l’UE mais on s’en approche.

Mais le pire dans cette histoire c’est que cette loi ne fait qu’entériner un fait déjà avéré. Les journalistes qui filment sont arrêtés, leur matériel cassé et filent en garde à vue. Bien sûr aucune poursuite après. Mais c’est trop tard.

Et pourquoi les policiers frappent-ils ? Parce qu’ils ne veulent pas que l’on voie les images de l’évacuation des réfugiés place de la République. Pourtant la mairie de Paris a proposé des logements. La solution (provisoire) était bien là. La répression inutile

Ce soir, place de la République des journalistes sont frappés parce qu’ils filment. Pendant ce temps le ministre de l’éducation joue à la vérité alternative chère à Trump et est le seul à ne pas voir le scandale qui le concerne. Le gouvernement n’a jamais tort. Il crée sa propre réalité.

2020 ne nous laisse pas de répit.

Le président ne gagnera pas en 2022. Le barrage au FN ne fonctionnera pas.

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