L'état d'urgence social proposé par le PS
Un plan de 830 millions pour l'hôpital financé par la CADES, le renoncement à la réforme de l'assurance chômage, l'abandon du nouveau calcul des aides au logement. Pour éviter que nos médecins aient à sélectionner ceux qui survivront.
Voici quelques propositions faîtes par le Parti Socialiste dans le cadre de la gestion du Covi-19 en décrétant un état d’urgence social dans notre pays. Pour éviter que les plus fragiles et les plus faibles subissent de plein fouet les conséquences économiques du coronavirus.
Voici une liste, non-exhaustive, des mesures les plus urgentes que nous nous honorerions collectivement à prendre :
- Tout d’abord, nous avons proposé un plan d’urgence pour l’hôpital qui prévoyait un budget supplémentaire de 830 millions, afin de mettre notamment en œuvre une règle simple : « zéro suppression de poste au lit du malade ». Conscients de nos contraintes budgétaires, nous proposions de le financer grâce à la Caisse d’amortissement de la dette sociale (CADES), donc sans hausse de taxe ni de cotisation. Notre objectif est simple : éviter que, demain, nos médecins ne soient réduits à sélectionner, comme le font les médecins italiens par manque de moyens, ceux qui auront le droit de survivre.
Tous les malades doivent être accueillis à l’hôpital, dès lors que c’est nécessaire.
Puis :
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Vous devez renoncer à l’entrée en vigueur le 1er avril de votre réforme de l’assurance- chômage. Cette dernière, dans une période de crise économique, va fragiliser plus encore les demandeurs d’emploi et ceux qui risquent de le devenir compte tenu du ralentissement de l’activité économique.
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Je vous demande de renoncer au nouveau calcul des aides au logement qui devrait se traduire pour 1,2 million de personnes par une diminution de leur allocation quand 600 000 autres n’y auraient plus droit.
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Alors que des millions de Français vont rester chez eux pour télétravailler, il devient urgent d’envisager de contenir les dépenses liées à cet état de fait. Et notamment les tarifs de l’énergie.
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Dans le même esprit, il faut repousser les expulsions locatives qui pourraient être engagées à compter du 31 mars prochain.
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Comme de nombreuses associations de solidarité, je vous demande la prolongation du plan d’hébergement hivernal. La population sans-abri est difficile à confiner et l’une des populations les plus exposées à ce virus et à sa propagation.




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