Histoire : Quarante ans après le 10 mai
Les griefs sont nombreux — Bousquet, les écoutes, le Rainbow Warrior, le Rwanda. Le crédit aussi : l'abolition, la retraite à soixante ans, la décentralisation, la dépénalisation de l'homosexualité. Mais ce qu'on célèbre, c'est l'entrée dans une démocratie où l'alternance est possible.

– 40 ans de l’arrivée au pouvoir de François Mitterrand.–
Facebook n’est sans doute pas le meilleur endroit pour évoquer la question tant la question est complexe à traiter.
Chacun pourra trouver de nombreux griefs à l’ancien président. Notamment son amitié avec Bousquet, les écoutes, l’observatoire, le Rainbow warrior ou encore l’action de la France au Rwanda…
Pour autant on peut aussi mettre aussi beaucoup à son crédit. L’abolition de la peine de mort, l’amitié franco-Allemande, la construction européenne, les grands travaux, le RMI, la paix en Nouvelle-Calédonie, la retraite à 60 ans, la décentralisation, la dépénalisation de l’homosexualité, la 5e semaine de congés payés, la libération des médias et l’explosion de la création culturelle etc.
Mais ce qui est célébré aujourd’hui c’est surtout l’entrée de la France dans une réelle démocratie où l’alternance est possible. C’est aussi un président qui a une réelle stature d’homme d’État (et à titre personnel pour moi c’est le dernier… Pour l’instant). C’est enfin un homme qui a permis aux forces de gauche de s’unir et de prendre conscience qu’elles pouvaient agir plutôt que rester dans une opposition qui est confortable mais aussi stérile. Il faut voir la joie populaire que son élection a provoquée pour comprendre l’espoir soulevé pour le peuple.
Mitterrand c’est tout ça. À l’image de chaque être humain il est une addition de contrastes voire de contradictions. C’est l’image d’un homme qui a évolué. Collaborateur puis résistant, d’extrême-droite puis rassembleur de la gauche. L’homme qui signe une condamnation à mort puis abolit cette même peine de mort.
Dans cette période de “j’aime” ou “j’aime pas” c’est sans doute trop complexe pour les réseaux sociaux. D’ailleurs ces deux septennats dans un monde dominé par les réseaux auraient sans doute été impossibles.




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