Universaliste, et lucide sur le systémique
Il n'y a pas de race, et personne ne doit être rejeté pour sa couleur de peau. Mais quand des victimes se réunissent, ce sont elles qui parlent — ce n'est pas une injonction à se taire. On peut être universaliste et reconnaître qu'un système exclut ceux qui sortent de la norme. Moi, je ne me fais jamais contrôler.
J’hésite toujours à intervenir sur ces questions tant les réseaux sociaux se montrent souvent nuisibles sur le sujet. Je prends le risque car j’ai confiance dans le sens du dialogue des intervenants sur mon mur. J’espère ne pas être déçu et ne pas avoir à couper ce fil d’échange.
Ma vision des choses me paraît pourtant simple. Personne ne doit être rejeté pour sa couleur de peau, son sexe, sa religion. C’est le côté “universaliste” (terme dont il faudrait reparler tant il est souvent dévoyé). Il n’y a pas de race. L’opinion de chacun est respectable tant qu’elle reste dans les limites de la loi.
Pour autant quand un groupe de victimes se réunit (femmes victimes de violences, personnes victimes de racisme, problème de santé etc.) il est évident que ce sont les victimes qui doivent s’exprimer. Alors ce n’est pas une injonction à se taire (maladresse de langage de Pulvar à mon avis) mais au moins à se montrer à l’écoute de l’autre. Ne pas la ramener et interrompre. On n’est pas spécialiste de tout (coucou monsieur le président) et on gagne à découvrir ce qui arrive aux autres.
Ces groupes de paroles ont toujours existé. Ils ont leur raison d’être et servent aujourd’hui à un scandale bien orchestré. On peut être universaliste et reconnaître qu’il y a un problème systémique dans notre pays qui se base sur des normes et a tendance à exclure de plus en plus souvent ceux qui sont hors de la norme (trop gros, trop maigre, trop noir, autisme, handicap etc.) et ceci au mépris de notre idéal Républicain. Quand on est noir mais né en France de la deuxième ou troisième génération on vous demande quelle est votre origine, vous avez plus de mal à trouver un logement, un emploi, on a plus de chance d’être contrôlé par la police, on vous dit de “rentrer chez vous”… Mais où alors ? Moi je ne me fais jamais contrôler. Un exemple parmi des milliers d’autres. J’ai pris l’exemple de la couleur de peau mais j’aurai pu prendre le handicap ou la maladie (vous avez remarqué l’attitude des personnes quand vous parlez de cancer ou de sida ?). On est tous victimes de ces normes (on ne répond jamais au canon de beauté imposé). Et on peut cumuler les “défauts” du point de vue de la société. Il paraît évident que malgré les bonnes intentions de notre devise républicaine nous l’appliquons bien mal.
Je ne suis pas forcément à l’aise avec ceux qui instrumentalisent ces combats en prônant un révisionnisme de l’histoire dangereux car basé sur notre histoire récente (ou pire celles de USA).
Bref c’est un coup à me fâcher avec tout le monde. :-)
D’ailleurs je ne sais pas si c’est la pleine lune ou le confinement qui approche mais je trouve que beaucoup de personnes sont bien tendues en ce moment ^^
Plus grave, la plupart des querelles instrumentalisées ces derniers temps tiennent à des extraits pris hors de propos (c’est fréquent hélas) mais aussi à une vraie méconnaissance du langage. Si on ne met pas les mêmes définitions derrière les mots comment pouvoir échanger, s’entendre, se comprendre et s’enrichir de l’autre ?




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