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Fred Orain

Chroniques politiques, Ukraine et vie publique à Blois

Politique

Le camp de Choisel, sur les terres de René Orain

Le propriétaire eut vingt-quatre heures pour quitter les lieux avec sa famille et ses bêtes. De ce camp, vingt-sept otages furent fusillés à la sablière en représailles. Un bout d'histoire familiale, recueilli dans un livre qui paraît.

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René Orain (1912-1985)

Construction du camp de Choisel sur les terres de René Orain : Le camp « C », le plus important, demeurera jusqu’à la fin de la guerre. Il est situé à « Choisel », à la sortie de Châteaubriant, sur la route de Fercé. Un sol caillouteux, au sommet d’une petite colline. Le propriétaire, René ORAIN, a disposé de 24 heures pour quitter les lieux avec sa famille et transporter ses animaux à La Rousselière, à la sortie de Châteaubriant sur la route de Rougé. (un certain nombre d’animaux mourront en route, étouffés). À cette période de juin il fait si chaud que les prisonniers se couvrent la tête avec du foin. Toute une barge de foin disparaîtra ainsi. Au début, en guise de sanitaires, les prisonniers creusent une tranchée dans le sol. Des baraques en bois seront construites progressivement, au fil des mois, et même une infirmerie et une baraque-chapelle.

[…) Récit de Jean Orain (1927-2013) concernant son frère René (1912-1985) et, du hameau de Choisel transformé en camp de prisonniers. De celui-ci 27 otages furent fusillés à la sablière. […)

Henri Garry - 27 avril 2021

Quand j’étais jeune je me rappelle avoir lu le récit de l’évasion de Joseph Orain, ce texte m’avait beaucoup ému et marqué. Quand mon père m’a proposé de reprendre ce texte, tapé

à la machine et photocopié, pour le rendre plus lisible j’ai accepté avec joie. Il m’a ensuite proposé de faire la même chose avec le récit, par Jean Orain, de l’expulsion de

René et Marie-Josèphe Orain de leur ferme de Choisel. Ce texte, plus court, nécessitait plus d’explication et d’image pour le rendre attrayant pour de jeunes générations. Nous avions aussi certaines interrogations. J’ai adoré cette expérience d’enquête auprès des membres de la famille mené par mon père et que je valorisai en les prenant en compte dans les schémas et textes ou photos en annexe.

Dans un premier temps les deux récits étaient bien distincts, mais devant le nombre de personnes intéressées pour les lire, il nous a semblé plus logique de les réunir en un seul

document, chacun conservant ses propres annexes.

Patricia Chéné – 2 mai 2021

Le monument aux 50-Otages est un monument de Nantes édifié sur l’esplanade des Cinq-communes-Compagnon-de-la-Libération à l’est de la place du Pont-Morand (extrémité nord du cours des 50-Otages) sur les bords de l’Erdre.

Inauguré le 22 octobre 1952 en présence du ministre de la Reconstruction et de l’Urbanisme Eugène Claudius-Petit, il a été dessiné par Marcel Fradin et sculpté par Jean Mazuet. L’ouvrage a été exécuté par les ateliers nantais de la famille Coyac.

Il a été dressé en hommage aux cinquante otages détenus en représailles après l’assassinat de Karl Hotz, le 20 octobre 1941 à Nantes, abattu par un commando communiste. Deux jours après l’attentat, l’occupant allemand procéda à l’exécution de 50 de ces prisonniers à Nantes, à Châteaubriant et au mont Valérien.

Il est inscrit au monument historique depuis le 10 mai 2017 et par conséquent labellisé « Patrimoine du XXe siècle » en vertu de la circulaire du 1er mars 2001

Il se compose d’une flèche, couverte de métal et formée par quatre aiguilles (ou glaives), autour de laquelle sont disposées deux statues de cuivre fondu représentant des femmes : celle de droite symbolise la Résistance dégainant une épée cachée sous son manteau ; l’autre symbolise la France renaissante tenant un épi de blé.

L’ensemble repose sur un socle de granit bleu sur lequel sont notamment gravés les noms des 48 otages fusillés.

La carrière des Fusillés est la sablière, située dans la commune de Châteaubriant, en Loire-Atlantique (à l’époque Loire-Inférieure), où vingt-sept prisonniers du camp de Choisel ont été fusillés par les nazis le 22 octobre 1941 en représailles à la mort de Karl Hotz, un lieutenant-colonel (Oberstleutnant) de l’armée de terre allemande.

Ce voyage à Nantes est l’occasion aussi d’avoir une pensée les 50 otages lâchement fusillés (dont Guy Moquet notamment) par les nazis le 22 octobre 1941 en représailles à la mort de Karl Hotz, un lieutenant-colonel (Oberstleutnant) de l’armée de terre allemande au camp de Choisel.

L’occasion de retrouver un bout d’histoire familiale aussi pour moi en ayant une pensée pour René (1912-1985) qui était le propriétaire exproprié de ce qui est devenu ensuite le “camp de Choisel” et Jean Orain (1927-2013) qui aura témoigné de cette histoire. Leur récit a été recueilli par Henri Garry et Patricia Chéné dans un livre qui sort en ce moment. Merci à eux.

Le camp « C », le plus important, demeurera jusqu’à la fin de la guerre. Il est situé à « Choisel », à la sortie de Châteaubriant, sur la route de Fercé. Le propriétaire, René ORAIN, a disposé de 24 heures pour quitter les lieux avec sa famille et transporter ses animaux à La Rousselière, à la sortie de Châteaubriant sur la route de Rougé.

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