SYRIE: Le paradoxe européen
On suspend l'accueil des réfugiés syriens mais pas les sanctions contre leur pays. On affirme que le nouveau régime est dangereux, et l'on supprime l'asile — alors que s'il l'est, ils doivent l'obtenir, et s'il ne l'est pas, il faut aider le pays. Quel message terrible de faiblesse nous envoyons.

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On suspend (voire on prépare l’expulsion) des réfugiés syriens mais on ne suspend pas les sanctions contre le pays. Ils vont donc retourner dans un pays étranglé par les sanctions.
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On affirme parfois que le nouveau régime est un nouveau califat Taliban mais on supprime l’accueil des réfugiés. Si les nouveaux maîtres du pays sont dangereux les habitants doivent avoir l’asile. S’ils ne le sont pas on doit aider le nouveau gouvernement.
Quand est-ce que l’Europe aura un langage clair, audible ?
A croire que nous ne sommes gouvernés que par des boutiquiers paralysés par la peur. Quel message terrible de faiblesse nous envoyons.




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