Soutien aux orthophonistes: Manque de reconnaissance, fracture territoriale, indifférence de l'État
Les orthophonistes en grève : cinq années d'études reconnues à bac+3, les salaires les plus bas de la fonction publique hospitalière, et des postes qui ne sont plus pourvus.
Manque de reconnaissance, fracture territoriale, indifférence de l’État, accroissement des inégalités…
Le combat des orthophonistes est un des nombreux exemples des dérives actuelles. Depuis le début ils ont tout notre soutien.
Article NR
“Depuis des années, les orthophonistes demandent la reconnaissance de leur diplôme et une revalorisation de leurs salaires, afin de rendre leur métier plus attractif. Ce jeudi 29 mars 2018, ces professionnels étaient en grève.
Deux bus partant de la région Centre-Val de Loire ont rejoint Paris ce jeudi 29 mars 2018. À bord se trouvaient des orthophonistes hospitaliers et libéraux, dont cinq de Loir-et-Cher, et des étudiants. Ils sont allés soutenir une délégation reçue ce même jour par le ministère de la Santé.
“ Nous ne savons plus quoi faire pour être entendus, déplore Bénédicte Girolet, orthophoniste au Centre d’action médico-sociale précoce de Blois. Nous demandons une reconnaissance à bac + 5 et non à bac + 3, ce qui correspond à nos cinq années d’études supérieures. Nous sommes les moins bien payés de la fonction publique hospitalière. “
Ce manque de reconnaissance et de revalorisation salariale n’encourage pas les jeunes à se lancer dans ce métier. Aussi, les orthophonistes de Loir-et-Cher regrettent que des postes ne soient plus pourvus, posant des problèmes pour la prise en charge des patients. “ Les libéraux en ont ras-le-bol. Ils arrivent à saturation du fait que les établissements spécialisés n’ont plus d’orthophonistes. Ainsi, des enfants sont donc obligés d’être suivis en milieu libéral. “”




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