Réaction de Marc Gricourt, maire de Blois, suite aux violences urbaines de la nuit
Le communiqué du maire après la nuit de violences urbaines : le déroulé exact du contrôle et de la fuite du véhicule, le rôle joué par les rumeurs, et l'appel au calme.

Réaction de Marc Gricourt, maire de Blois, suite aux violences urbaines de la nuit dernière
Hier, en début de soirée, après un contrôle effectué par la police nationale (BAC), un véhicule a pris la fuite, menant une conduite extrêmement dangereuse, emboutissant d’autres véhicules et terminant sa course sur le toit. Contrairement aux rumeurs, il n’a pas été fait usage d’armes à feu pour intercepter le véhicule.
Aussitôt, de nombreux services de secours et de police ont été dépêchés sur place afin de venir en aide aux victimes.
Dans un temps bref, au regard, semble-t-il, de rumeurs sur les réseaux sociaux, se sont regroupés plusieurs dizaines d’individus hostiles aux forces de l’ordre.
Dans les heures qui ont suivi, sont nés des phénomènes de violences urbaines intenses. Ces violences, inacceptables, ont entraîné des heurts entre ces individus et les forces de l’ordre. Elles ont provoqué des dommages matériels importants et inquiété la population dont l’extrême majorité aspire, à juste titre, à une vie paisible.
De tels événements ne s’étaient pas produits depuis l’automne 2014. Ils ont franchi un cap supérieur quand un véhicule a été projeté directement contre les forces de l’ordre et de maintien de la paix sur place, dont les policiers municipaux, à qui je veux rendre hommage.
Toute la soirée, en liens étroits et permanents avec les forces de sécurité et le préfet, étant moi-même sur le site du centre de surveillance urbaine, le retour progressif à la tranquillité a été rendu possible notamment grâce à la mobilisation de forces policières et de gendarmerie extérieures au département.
Toute la soirée, des rumeurs, parfois extravagantes, ont défilé sur les réseaux sociaux, ces dernières n’ont évidemment pas concouru ni au calme, ni à la vérité.
Je reste en attente des précisions sur les circonstances exactes, tant du contrôle de police que des suites malheureuses qui en ont découlé.
J’appelle au calme et à la responsabilité de toutes et tous, dans le quartier, dans la ville. Ces faits de violence sont inexcusables. La sécurité est la première des libertés, les biens publics détruits, les dégâts occasionnés sur les biens privés affectent en premier lieu les riverains les plus proches, ces habitants du quartier qui collectivement souffrent aujourd’hui de l’image donnée, éloignée de la réalité vécue.
Aux parents, aux grands-parents, aux acteurs publics, associatifs ou privés de rappeler les règles du collectif et à ne pas se fier aux désinformations qui sont sources de nombreux dangers. Dès aujourd’hui, les équipes pluridisciplinaires de la Ville et de ses partenaires iront sur le terrain à la rencontre de la population.
La Ville mettra tous ses moyens, aux côtés des forces de l’ordre de l’État, pour garantir un retour au calme rapide et une compréhension saine des événements d’hier. Je contacterai ce jour le ministre de l’Intérieur, qui ne m’a pas encore appelé, pour lui réexprimer nos attentes anciennes sur les moyens de police dans notre ville.




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