Petite anecdote de carnaval
Une réflexion sur l'aigreur d'une campagne municipale et sur ceux qui ne savent plus voir le beau dans une fête partagée.

J’étais avec Marc Gricourt et une bonne partie de la liste Gricourt 2026 pour saluer les nombreux participants à ce carnaval à nouveau très réussi.
Derrière moi se tenaient trois monsieurs qui ne semblaient pas profiter de la joie ambiante. Pourtant ils étaient venus de leur plein gré. J’écoute donc leur propos (je sais, c’est mal).
Ce qui les chafouinaient c’était de voir le maire danser avec la troupe de Bloizaville (une troupe franco-congolaise).
“Je déteste ça. Ils ont cuit un peu trop longtemps au four ceux-là” Et autres commentaires du même tonneau. Puis ils se sont réjouis de voir les membres de l’INSA parce que “ça changeait de couleur”. Etant un poil vif parfois dans ces moments je m’apprête à taper un scandale et prendre la foule à témoin du racisme crasse de ces gens.
Mais autour de moi je ne vois que des gens heureux qui partagent un moment de fête. Je les ai donc laissé à leur esprit chagrin.
C’est le sentiment que m’a laissé aussi cette campagne municipale. Une opposition souvent acariâtre, acerbe, amère, désenchantée, irascible, irritable. Incapable de voir le beau dans notre société. (Même si heureusement la plupart ne sont pas racistes eux).
Des groupes enfermés dans des bulles qui ne savent plus vivre ensemble. Je trouve ça d’une tristesse infinie. Comme s’ils avaient mis un voile sombre devant leur regard. Que leur vie doit être triste. Quelle douleur pour eux de ne plus réaliser qu’ils habitent une des plus belles villes de France. Pays le plus touristique au monde.



