[Municipales] La sécurité est un thème sérieux.
Chiffres à l'appui, l'adjoint à la sécurité conteste les comparaisons et les données avancées pendant la campagne, détaille le bilan blésois — baisse des violences et des stupéfiants — et invite à vérifier les sources officielles.

La sécurité est un thème sérieux. Elle ne doit pas être confiée à des clowns. Je vois fleurir de multiples publications sur le sujet. C’est légitime. C’est un sujet important de campagne. C’est un sujet mobilisateur car anxiogène et qui touche à l’intime (chacun a pu vivre un jour une agression, un cambriolage ou pire encore).
🔸 Honte aux manipulateurs.
Comparer la situation de Blois au Bataclan, comme cela a été fait dès l’ouverture de cette campagne, est indigne. Instrumentaliser une tragédie nationale pour nourrir une stratégie électorale relève de l’indécence. C’est pourtant ce qui s’est passé dès le début de cette campagne. Plus tard c’est le directeur de campagne d’un autre candidat qui affiche des chiffres délirants sur la question (avec des rapports de 1 à 10 avec la réalité). Il confond la Police Nationale et la Police municipale (dans les chiffres et les fonctions). C’est catastrophique d’incompétence ou de volonté de nuire. Ce thème doit être étudié avec sérieux. C’est indispensable.
Je ne suis pas naïf, je suis bien conscient que les challengers doivent exister, choquer, dramatiser pour essayer d’être visibles. Mais jouer avec les peurs des habitants n’est ni responsable ni acceptable.
Le bilan n’est pas parfait mais très encourageant. L’implication et le partenariat avec la police nationale et la justice ont permis de réduire de 18,7% l’usage de stupéfiants, de 10% le trafic. Les violences (hors cadre familial) ont chuté de 11,6% Etant moi-même impliqué dans ce débat vous êtes libre de ne pas me croire. Faîtes jouer votre esprit critique et fiez-vous à des données fiables, notamment celles du ministère de l’intérieur.
Il reste des points d’inquiétude, notamment sur les cambriolages qui ont connu une hausse cette année. Mais de belles interpellations récentes ont permis de voir une nette baisse en fin d’année. Dans cette délégation on ne peut jamais se permettre de se reposer sur ses acquis. La plupart de ces candidats critiquent beaucoup (les agents apprécieront) mais ne présentent que peu de solutions. Leurs « solutions » sont simplistes pour des problèmes complexes. Pire ces solutions n’en sont pas forcément. Je vais prendre quelques exemples.
🔸 Les solutions des candidats opposants.
- La multiplication des caméras de vidéo-surveillance. Elles ont leur utilité (d’ailleurs nous avons augmenté le nombre de 230% en 15 ans). Mais ces caméras ne sont pas une solution à tout. Il faut avoir du personnel pour surveiller les écrans et leur rôle est plus utile à la résolution des enquêtes qu’à la prévention. Beaucoup de blésois me réclament de nouvelles caméras. Il faut savoir que la ville ne peut pas décider seule. Son déploiement se fait en lien avec la préfecture, pas au doigt mouillé.
- Arrêter l’extinction des lumières. De nombreuses personnes pensent voir un lien entre lumière et sécurité. C’est contre-intuitif mais c’est complètement faux. Au contraire même au niveau des cambriolages par exemple (on se fait repérer beaucoup plus facilement quand il n’y a pas de lumière). Une fois encore vous n’êtes pas obligé de me croire, mais vous pouvez vérifier avec les études présentes. 99% des délits et méfaits nocturnes ont lieu dans des rues parfaitement éclairées et 80% des cambriolages se déroulent le jour.
Quelques sources ici (mais il y en a d’autres) :
- Harceler vélos et trottinettes. Souvent ces opposants se présentent comme les « garants de la liberté » n’ont pas de mots assez forts contre les comportements d’incivilités sur les trottinettes ou vélo. Mais bizarrement, ils perdent leur voix sur les voitures. Bien sûr qu’il faut faire respecter les règles par tous et toutes, quel que soit son moyen de locomotion. Mais aujourd’hui c’est bien la voiture qui tue (et notamment les cyclistes et piétons). Et les chiffres sont dramatiques. Naïma Ben Ahmed, Directrice de cabinet du Préfet et Cheffe de projet sécurité routière le rappelle encore dans sa lettre de ce mois. 30 tués, 213 accidents dont 26 mortels. 271 blessés et 133 hospitalisés dans el Loir et Cher en 2025 (chiffres arrêtés hier). La sécurité routière ne se traite pas à géométrie variable. Chiffres et graphiques disponibles en pièces jointes.
🔸 Les solutions
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Nous avons augmenté les effectifs de la Police Municipale. Nous avons écrit au ministère de l’intérieur pour obtenir plus d’agents de Police Nationale (et nous avons eu un renfort cette année). Il faut de l’humain pour assurer la sécurité. Nous avons aussi augmenté les horaires d’intervention pendant la période estivale.
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Il faut aussi du matériel. Nous avons formé et équipé notre Police municipale de lanceurs de balles et de pistolets à impulsion électrique. (Là aussi nos opposants veulent soit désarmer soit utiliser des armes létales. Deux mauvaises solutions. J’y reviendrai dans un prochain article si nécessaire).
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Création d’un nouveau poste de Police Municipale pour plus de 3 millions d’euros d’investissement (travaux en 2026). Un lieu conçu pour être sécurisant pour les agents et leur permettre d’être plus efficaces.
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Création d’une brigade Cynophile et d’une brigade motorisée. Cela compense une perte de moyens donnés par l’Etat. Mais cela permet aussi d’être plus réactif car la police municipale est en général primo-arrivante sur les crimes et délits dans la ville.
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Nous avons pris de nombreuses mesures et arrêtés pour fixer des cadres essentiels (bruit, consommation d‘alcool, nouveaux types de stupéfiants comme le protoxyde d’azote etc.).
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Nous avons développé des caméras mobiles, notamment pour lutter contre les déchets sauvage (appelez le SIR en cas de dépôt, ils font un travail exceptionnel numéro vert gratuit 0800 041 041) https://www.blois.fr/annuaire/services-municipaux/sir
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Grand travail de prévention auprès des écoles, collèges et lycée sur de nombreux thèmes (sécurité routière, consommation de stupéfiants notamment).
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De très nombreux aménagement de sécurisation des voies publiques (avec des résultats remarquables comme sur l’avenue de Verdun par exemple).
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Un renforcement du travail de partenariat avec la Police Nationale, la préfecture, et le tribunal de Blois notamment par la signature de plusieurs conventions cadres.
🔸 Conclusion
Oui, le sujet est complexe. Oui, il mérite mieux que des slogans. La sécurité ne se décrète pas, elle se construit, patiemment, avec des moyens, du partenariat et du sérieux. À Blois, nous avons fait ce choix. Et nous continuerons



