L'action terroriste ne sera jamais un mode de libération des peuples.
Au lendemain du 7 octobre : le Hamas ne représente pas les Palestiniens, expliquer n'est pas justifier, et la critique du gouvernement Netanyahou reste nécessaire. Le domino ouvert par l'Ukraine gagne le Proche-Orient.
Le Hamas a tué, violé des centaines (milliers ?) de femmes, enfants, vieillards. Il a commis un massacre de civils en raison de leur origine. C’est un acte antisémite, un pogrom. Les images sont terribles. Essayez de vous en préserver.
- Le Hamas ne représente pas les Palestiniens.
- Les Talibans ne représentent pas les Afghans.
- Poutine ne représente pas les Russes
Ce sont des terroristes/dictateurs qui n’ont aucune légitimité.
Leur accorder ce droit ou ce mérite est déjà une forme de complicité condamnable.
À ceux qui cherchent à exporter le conflit en France ou à justifier ces crimes je leur adresse mon plus profond mépris. Cette gauche ne sera jamais ma gauche et ne l’a jamais été.
Chercher des causes pourquoi pas. C’est même le travail de l’historien et du géopolitologue (même si le jour même d’une agression c’est certainement déplacé pour les victimes). En ce sens Valls s’est d’ailleurs toujours trompé. Mais justifier le terrorisme non. Jamais. Nulle part. La limite n’est pourtant pas difficile à cerner entre expliquer et justifier.
Qu’on le veuille ou non on ne peut pas mettre sur un pied d’égalité un pays avec un gouvernement légitimement élu et un groupe terroriste. On ne peut pas comparer une cible militaire et civile.
Cela n’empêche en rien la critique du régime d’extrême-droite de Benyamin Netanyahou. Elle est même nécessaire. La politique Israélienne a été à la fois stupide et inconséquente. Elle a causé des dégâts qui paraissent irrécupérables. Des victimes innocentes aussi. Les extrêmes des deux camps se nourrissent de la haine de l’autre dans une boucle infernale sans fin.
La solution à deux états s’éloigne avec la stratégie mortifère du Hamas. La réponse Israélienne est légitime mais on est en droit de craindre pour les civils des pertes insupportables. Mais Israël a le droit à la sécurité. Le Hamas ou le Djihad Islamique n’a rien renié de sa volonté d’extermination totale des juifs. En Israël des Arabes vivent en paix, votent et sont élus députés. À Gaza on vit sous une dictature corrompue qui détourne l’aide internationale, on n’a voté qu’une fois il y a 20 ans.
La réaction du monde Arabe sera sans doute la même que d’habitude. Posture, hypocrisie et indifférence au sort des civils (Arabes ou Juifs). Pour rappel l’Égypte et la Jordanie ont fermé leurs frontières. Il y a quelques décennies ils avaient même profité de la défaite des Palestiniens pour annexer la Cisjordanie et Gaza.
Côté Israélien, le peuple manifestait en masse contre son régime pour empêcher la dérive de son premier ministre. Il est probable maintenant qu’une “union sacrée” se fasse - au moins temporairement - autour de son dirigeant. Là encore le Hamas y verra une victoire sans doute. Hystériser le conflit est le meilleur moyen pour lui d’exister. Ce qui explique notamment qu’il souhaite montrer ses crimes comme propagande. N’y participez pas en relayant leurs exactions.
Sur un plan géopolitique plus large, les contours d’un conflit plus vaste se dessinent. L’Iran a aidé le Hamas et préparé cette attaque. À Gaza mais aussi au Nord d’Israël par l’intermédiaire du Hezbollah Libanais. Logiquement Israël devrait répliquer. Il est à craindre que le conflit s’étende donc en Iran et au Liban (voire en Syrie).
La Russie elle va se trouver confrontée à une difficulté majeure. Soutenir son allié iranien et Syrien contre Israël ou non ? Si la Russie bascule elle aussi le conflit avec l’Ukraine débordera au Moyen-Orient. L’Azerbaïdjan pouvant d’ailleurs profiter du chaos général pour continuer sa quête de continuité territoriale avec le Nakhitchevan et attaquer à nouveau l’Arménie.
Le conflit ukrainien a enclenché un domino dont nous ne voyons pas le bout et dont nous pouvons craindre le pire. Le modèle Français de liberté, d’égalité et de fraternité va être mis à l’épreuve. Soyons fidèles à nos valeurs et à nos principes pour conjurer la haine.




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