Gens du voyage
Ce matin je suis allé à la rencontre des riverains de la Vacquerie pour évoquer avec eux les problèmes liés à l'installation des gens du voyage.

C’est un problème récurrent qui irrite nombre de citoyens (blésois ou non).
L’installation des gens du voyage à proximité et des problèmes liés.
- Captage de l’eau et de l’électricité.
- Nuisances (bruit, déchets, problèmes de sécurité)
Les politiques des oppositions aiment bien s’emparer du sujet pour dire que grâce à eux il n’y aura plus de problème, ceux des majorités n’aiment pas se lancer sur ce terrain car le sujet est souvent complexe.
Sur ce site nous avons quatre autorités qui s’enchevêtrent:
- La commune (d’où ma présence)
- Le département (puisque la route est départementale).
- L’agglomération
- La préfecture
On peut y ajouter quelques difficultés supplémentaires aux aménagements:
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Passage de la Loire à vélo

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Exploitation du terrain comme parking par les maraîchers voisins lors d’évènementiels.

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Zone inondable et ses contraintes d’aménagements.

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Bâtiment classé proche.
Des solutions ont été apportées mais ne sont pas suffisantes pour l’instant
Avec la création d’un fossé, la pose de “légos” de béton.

Elles ont été manifestement insuffisantes, les gens du voyage n’hésitant pas à forcer le passage en profitant de la voie cyclable.

Nous nous retrouvons donc à essayer de trouver de nouvelles solutions et faire des choix qui peuvent impacter un ou des acteurs.
- Rendre plus difficile l’accès à la voie cyclable peut pénaliser les vélos.
- Labourer le terrain peut pénaliser les maraîchers en leur faisant perdre un parking.
- Planter des haie peut se montrer en contradiction avec le plan de prévention des risques d’inondation (PPRI).
Etc.
Bien évidemment, la notion de coût entre aussi en jeu.
Cela explique les délais parfois jugés trop long par certains riverains.
Un voisinage attachant mais aussi excédé.

Ici le dialogue a été très constructif et sympathique. Merci à eux de leur accueil malgré une patience mise à rude épreuve.
Cela pose aussi bien sûr la question des autres collectivités du Loir-et-Cher.
Il y a un schéma départemental d’aménagement des gens du voyage.

Si Blois et l’agglomération jouent le jeu ce n’est pas le cas de tout le monde (j’en profite pour saluer François Thiollet qui a la responsabilité de ce dossier à l’agglo). Le préfet réunit régulièrement les élus locaux notamment lors de la commission départementale consultative pour faire le point sur les stationnement et l’accès aux droits.
Moi-même en tant qu’adjoint à Muides-sur-Loire je me suis souvent retrouvé désemparé quand 200 caravanes entraient illégalement sur le terrain du camping municipal (pour un village de 1200 habitants).
Lorsqu’un groupe s’installe de façon illégale sur un terrain public ou privé, le préfet utilise une procédure spéciale fixée par la loi Besson du 5 juillet 2000.
Elle se déroule en trois grandes étapes rapides :
- La demande : Le maire de la commune ou le propriétaire du terrain dépose une plainte. Il demande formellement au préfet d’intervenir. Nous pouvons le faire car nous respectons à Blois nos obligations d’accueil). C’est fait systématiquement donc dans la journée chez nous.
- La mise en demeure : Le préfet étudie la situation. Il signe un arrêté de mise en demeure. Cet acte officiel ordonne aux occupants de quitter les lieux sous un délai très court (souvent 24 à 48 heures).
- L’évacuation par la police : Si le groupe refuse de partir à la fin du délai, le préfet demande aux forces de l’ordre (police ou gendarmerie) d’intervenir pour libérer le terrain par la force. C’est rare mais ça arrive parfois (à Selles-sur-Cher en 2024 par exemple)
Certains freins existent à l’application stricte d’une politique publique.
- Le département reste néanmoins profondément marqué par le drame de Saint Aignan et les émeutes qui ont suivi.
- Certains communautés sédentarisées sont installées dans des endroits dangereux (risque incendie, inondation, insalubrité). Il est difficile de trouver des solutions de relogement. Dans ce cas les sites restent des zones compliquées à fermer et à nettoyer (on peut penser au site de la Boire par exemple).
Pour résumer si un politique vous dit que la question est simple à régler il vous ment.
Pour la Vacquerie on y arrivera. Mais le problème se déplacera sans doute ailleurs.
Des fils abîmés et qui deviennent dangereux, un autre acteur en jeu ici: ENEDIS

D’autres problèmes annexes soulevés comme le débroussaillement, notamment en période de risque incendie.





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