Commémoration de la libération de la ville.
Après la fête et le feu d'artifice d'hier soir, le temps était solennel ce matin. C'était la cérémonie organisée à l’occasion du 82e anniversaire de la libération de la ville.

Après la fête et le feu d’artifice d’hier soir, le temps était solennel ce matin.
Dans un premier temps un hommage a été rendu au colonel Henri de la Vaissière. Figure de la résistance en Loir-et-Cher mais aussi dans le Morbihan lors de la période de la poche.
Ensuite le cortège s’est déplacé aux jardins de l’évêché pour rendre hommage à René Ringuedé qui a perdu la vie à 20 ans. il est mortellement blessé par une balle allemande au Jardin de l’Évêché. Il avait 20 ans. Il est reconnu « Mort pour la France » et a reçu la Croix de Guerre. Une mairie de la Ville de Blois fortement touchée pendant la guerre.
En effet, Émile Laurens, maire de Blois de février à juin 1940, est tué le 16 juin 1940, lorsque sa maison de la rue Robert-Houdin est touchée par un bombardement allemand. Il succombe à ses blessures alors qu’il est transporté vers la gare du tramway.
Henri Drussy, maire de Blois de 1941 à 1944, engagé progressivement dans la Résistance et arrêté à deux reprises par les autorités allemandes, meurt le 24 octobre 1944, quelques semaines après la Libération.
L’emplacement même de la mairie est liée au bombardement de l’ancienne mairie au bord de Loire.
Merci à Emmanuelle Viora pour avoir rappelé l’histoire de René Ringuedé. Merci aux familles de Vaslin et de René Ringuedé de leur présence.
Merci enfin à Marc Gricourt pour son discours fort sur les enjeux de mémoire et d’histoire.
Comme le dit le petit fils de Vaslin de la Vaissière ces nom ne doivent pas devenir des adresses. Leur destin et les risques qu’ils ont pris avaient un sens.
Celui de lutter contre l’idéologie nazie. Une idéologie fondée sur une doctrine raciste, intolérante et éminemment violente. Une idéologie par nature opposée à la démocratie.
Honorer leur victoire passe par la continuité de leur combat aujourd’hui. Et les vents sont mauvais.







Un commentaire
Fred ORAIN
J'ai toujours une pensée particulière pour Saint-Nazaire qui n'a été libérée (à l'instar de Lorient) que le 10 mai 1945. Presque un an de guerre pour rien en plus (et les douleurs qui vont avec)