Ce que la crise remet en cause
La division internationale du travail d'abord : quel intérêt de délocaliser des activités stratégiques pour des économies minimes ? Puis la financiarisation. Et l'utilité publique de chacun — les salaires les plus faibles étant ceux des plus indispensables.
Ravi de lire la prise de position de Stéphane Baudu dans la NR de ce matin. Espérons que ces paroles restent et que cette crise entraîne en effet une réelle remise en cause politique (pas comme en 2008)
Plus que le libéralisme en lui-même (qui n’est pas qu’économique) c’est notamment la division internationale du travail qui est remise en cause.
Quel intérêt de délocaliser des activités stratégiques pour économiser des sommes minimes ? D’autant que ce qui est gagné d’un côté est perdu de l’autre (baisse de cotisation, indemnisation chômage, coût environnemental etc.)
C’est aussi la financiarisation de l’économie qui est visée directement. À force de réclamer une croissance à deux chiffres pour les actionnaires, on pénalise l’investissement sur le système de production.
Enfin c’est l’utilité publique de chacun qui est visée. Les salaires les plus faibles étant aujourd’hui pour ceux qui sont les plus indispensables à la société (hôtesses de caisse, infirmières, enseignants, policiers etc.). Pendant ce temps certains “bullshit jobs” sont peu utiles et trop payés.
Il paraît temps de retrouver un peu de bon sens. Des choix cruciaux sont à venir. Et quand on lit ce qui se passe outre-Atlantique, cela peut donner le vertige.




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